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| Les conseillers générraux communistes ont interpellé P. Adnot à propos de Sodimédical |
Les salariés de Sodimédical, venus lundi 23 janvier assister à la réunion du Conseil général, sont sortis abasourdis par les propos abjects tenus par Philippe Adnot à l’encontre de leur combat pour défendre leur emploi. Ils n’attendaient plus grand-chose du président du Conseil général et de ses amis de l’UMP.
Leur combat, ces femmes l’on mené seules contre tous. Depuis le début, les parlementaires aubois, F. Baroin, l’actuel ministre de l’économie et de l’industrie, le préfet, P. Adnot et toute sa cour ont pris fait et cause pour le patron liquidateur. Alors, c’est par la voix du conseiller général communiste, Joë Triché, qu’elles ont souhaité attirer l’intention des élus sur la nouvelle épreuve qu’on leur inflige avec la privation de leur mutuelle : « on ne peut pas laisser ainsi des familles avec leurs enfants sans complémentaire santé ». La somme pour relancer les droits n’est pas énorme, moins de trois mille euros. Et puis après tout, jugement après jugement, la justice les conforte dans leur bon droit. La cour d’appel de Reims dans un jugement exceptionnel n’a-t-elle pas estimé que « le motif économique est en réalité inexistant » pour procéder aux 52 licenciements ? D’un côté donc un vulgaire patron-voyou condamné par la justice française à relocaliser des productions expatriées en Chine sous astreinte de mille euros par jour et par salarié. De l’autre, 52 salariés qui se battent avec courage depuis deux ans pour garder le droit de travailler là où ils vivent.






