07/03/2017

5 AVRIL : UNE CONFÉRENCE A NE PAS MANQUER
JULES GUESDE, HENRI MILLET : MÊME COMBAT

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Un évènement le 5 avril à Romilly-sur-Seine. L’historien Jean-Numa Ducange est l’invité de l’Université populaire de l’Aube pour une conférence sur Jules Guesde, dont il vient d’écrire une biographie qui paraîtra le même jour en librairie.

Ville aux fortes et actives traditions ouvrières, bonnetières et cheminotes notamment, jusqu’à la dernière décennie de vagues successives de délocalisations qui y ont éteint l’industrie textile, "Romilly-les-Chaussettes" était au XIXème siècle un des nombreux foyers du « guesdisme » en France. En 1892, Jules Guesde avait fondé avec Paul Lafargue, le gendre de Karl Marx, le Parti Ouvrier qui devint l’année suivante le Parti Ouvrier Français. C’est, dit-on, une conférence d’Etienne Pédron à laquelle il a assisté qui aurait convaincu Henri Millet de rejoindre le POF.

Henri Millet fut le premier maire-ouvrier de France (1895). Né en 1865 à Romilly, fils de bonnetiers et ouvrier bonnetier lui-même, ayant quitté l’école à douze ans, il consacre toute sa courte vie (il meurt malade et épuisé à 37 ans) à étudier, diffuser et mettre en pratique les idées marxistes, dont Jules Guesde est l’un des introducteurs en France, thèses parfois sujettes de leur part à des interprétations approximatives. Secrétaire du groupe collectiviste « L’Action » et du POF à Romilly, élu conseiller municipal en 1894, il reçoit l’année suivante l’écharpe de maire des mains de Jules Bouhenry-Gornet. Une "passation de pouvoirs" motivée par le fait qu’Henri Millet, père de trois enfants, se retrouvait sans travail après que son patron l’eut licencié à cause de son activité politique. Il sera réélu maire en 1900 jusqu’à sa mort en 1902. Henri Millet a été membre du Conseil national du Parti Ouvrier Français, délégué à ses congrès et était, avec Jules Guesde, parmi les 120 délégués français du Congrès socialiste international de Londres en 1896. Les deux  hommes se connaissaient vraisemblablement.

05/03/2017

UN LIVRE ARGUMENTAIRE CHOC

Travailler sur les programmes, les faire comprendre, les décrypter, tels sont les objectifs de ce livre de Pierre Laurent, Alain Hayot et Marc Brynhole.

Le programme de Marine Le Pen trompe et joue sur les mots. Avec elle, le débat politique est fuyant ; il faut donc donner les clefs de son discours. De même avec celui de François Fillon et de son programme, bien occultés ces derniers temps par les affaires juridico-familiales de ce dernier et les gesticulations de l’appareil des Républicains. Or, c’est un programme de droite qui est une véritable guerre au monde du travail, aux familles et contre les acquis sociaux et sociétaux.

Pierre Laurent, Alain Hayot (sociologue, membre de l’exécutif national du PCF) et Marc Brynhole (enseignant et, lui aussi, membre de la direction nationale) décryptent dix points essentiels des projets de l’extrême droite et de la droite, afin de permettre aux lecteurs et militants d’avoir des outils pour combattre leurs idées, argument par argument. Un livre qui met aussi à jour des passerelles, sur l’immigration, la laïcité... permettant des collusions entre droite dure et réactionnaire et extrême droite. Avec leurs programmes, toutes deux tracent un chemin très loin d’être une sortie de crise.

-  En vente (6 euros) à la section de Romilly du PCF 

15/02/2017

VIOLENCES ET DISCRIMINATIONS POLICIÈRES :
AGIR POUR DE VRAI !

Le gouvernement ne semble pas prendre la véritable mesure de ce qui est aujourd'hui, pour la jeunesse des quartiers populaires, une violence quotidienne et permanente. 

Sur France inter, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a rappelé les résultats d'une récente étude réalisée par l'autorité administrative indépendante sur le contrôles au faciès. C'est accablant et terriblement dangereux. Dans cette enquête, 80% des jeunes hommes noirs et arabes indiquent avoir été contrôlés au cours des cinq dernières années, contre 16% pour l'ensemble du panel.

Il s'agit donc d'agir pour de vrai et ne plus laisser ainsi se durcir une confrontation directe entre une partie de la population des quartiers populaires et une partie des forces de l'ordre. Comment y répondre ? Avec quelles solutions précises ?