30/06/2017

COMMUNIQUE DES PARLEMENTAIRES COMMUNISTES : NOUS N'IRONS PAS A VERSAILLES TENIR CONGRES


Le Président de la République a décidé, dans une urgence savamment organisée, de convoquer le Parlement en Congrès ce lundi 3 juillet pour nous abreuver de son discours. Ce sera sans nous, députés communistes et sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen.

Nous n’irons pas à Versailles adouber le monarque présidentiel. Nous n’irons pas à Versailles pour valider le court-circuit du travail de l’Assemblée, à la veille du discours de politique générale du Premier ministre et du vote de confiance au gouvernement - ou de défiance ? - qui doit s’ensuivre. Ce n’est pas respectueux de l’Assemblée nouvellement élue et un mauvais présage sur le rôle dévolu aux députés et au sénateurs dans cette législature qui s’ouvre. Il y a une volonté de soumettre le Parlement que nous n’acceptons pas. On le mesure déjà avec la volonté du recours aux ordonnances et le projet de loi d’habilitation en préparation.

Avec ce type de fonctionnement, ce n’est pas la République qui est en marche, mais le Parlement qui est mis au pas, au mépris du fonctionnement des institutions et de l’équilibre des pouvoirs.

- Le PCF appelle à un rassemblement : “Contre le coup de force du roi #Macron, le Tiers état manifestera à #Versailles Lundi 3 juillet à 14 h (devant la mairie).”

29/06/2017

TRUMP AU 14 JUILLET : LA RÉPUBLIQUE MARCHANDE D'ARMES


Quelques jours après le Conseil européen consacré à la Défense et l'annonce d'Edouard Philippe de la décision de monter le budget de la Défense à 2% du PIB, en conformité avec les directives de l'OTAN et l'injonction du président américain, le chef de l'Etat a confirmé la présence aux prochaines célébrations du 14 juillet de Donald Trump, au prétexte du centième anniversaire de l'entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale.

- Le président français et son gouvernement sont bien décidés à renforcer les positions de la France au sien de l'OTAN et à consolider leurs relations avec l'administration Trump dont les premiers pas sur la scène internationale ont de quoi inquiéter sérieusement. Qu'il s'agisse de l'escalade militaire en Asie avec la Corée du Nord, du bombardement unilatéral de la Syrie il y a quelques semaines, ou de la position du président US dans le bras-de-fer engagé par l'Arabie saoudite et ses vassaux contre le Qatar... tout dans les derniers agissements ou déclarations de Donald Trump indique que sa politique va contribuer à l'insécurité internationale en activant le surarmement et les interventions étrangères.

- Emmanuel Macron prétend vouloir donner un avenir au projet européen en alignant toujours plus l'UE et ses membres sur l'OTAN, alors qu'il creuse la tombe de l'idée européenne fondée sur l'aspiration à la paix, et déjà largement altérée. En invitant Donald Trump, le 14 juillet, Emmanuel Macron finit de transformer notre fête nationale en fête des nationalistes et des marchands d'armes, il trahit le sens de ces célébrations officielles et populaires.

- Le PCF sera de toutes les initiatives pacifistes pour refuser la présence de Donald Trump, exiger la sortie de la France du commandement intégré et de l'alliance atlantiste, et pour la dissolution de l'OTAN afin de la remplacer par des cadres communs régionaux sous égide de l'ONU pour la coopération et la sécurité collective permettant de prévenir et résoudre les conflits en stoppant la course au surarmement et en travaillant au développement humain, social, économique et écologique.

21/06/2017

11 ELUS PCF ET 4 ELUS ULTRA-MARINS FORMENT UN GROUPE AUTONOME A L'ASSEMBLEE

Les onze députés communistes élus et réélus, ainsi que quatre députés ultra-marins formeront un groupe indépendant à l'Assemblée, a annoncé André Chassaigne.

C’est lors d’un point presse organisé mercredi à l’Assemblée, que le député du Puy-de Dôme, André Chassaigne a mis fin au suspense : "Nous avons effectivement 15 députés en mesure de créer, de prolonger le groupe de la Gauche démocrate et républicaine" a affirmé l’élu communiste. Le groupe GDR créé lors de la précédente législature, comptera dans sa version 2017 “11 députés communistes*, ainsi que quatre ultramarins qui ont été réélus”, a déclaré le député. Si l’union technique avec les 16 élus de la France insoumise n’a pas été l’option retenue, "la priorité des priorités, c'est ce qu'on pourra faire avec le groupe des Insoumis", a néanmoins poursuivi André Chassaigne, désireux d’apaiser l’ambiance, tandis que le gouvernement et les ministères se préparent à gouverner par ordonnances. "Pas de divergence mais des convergences" entre PCF et France insoumise, c’est ce qu’a appelé de ses vœux le porte-parole du groupe GDR au Palais-Bourbon.

* Pour le PCF, ce sont Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93).

20/06/2017

RÉACTION APRES LA NOMINATION DU GOUVERNEMENT PHILIPPE 2

À peine sept semaines après la nomination du premier gouvernement, c'est dans un climat de forte crise politique, avec la démission de quatre ministres, dont deux en charge de postes régaliens, la Justice et la Défense, et toujours sans adhésion populaire, que la nouvelle équipe gouvernementale a été présentée. 

- Alors que le macronisme entendait profondément renouveler les pratiques politiques, le nouveau casting apparaît tout au contraire comme un condensé de calculs politiciens au service d'une orientation toujours plus libérale.

- L'essentiel du dispositif est confirmé avec un renforcement notable du premier cercle du président Macron et de la technostructure. Les "équilibres" prennent les allures d'une calinothérapie pour François Bayrou avec l'arrivée de deux proches du président du Modem, d'une promotion pour un fidèle d'Edouard Philippe, de quelques signaux vers les socialistes compatibles avec le nouveau pouvoir, un jeu de chaises musicales le jour de la fête de la musique.

- Tout cela, qui ne réglera en rien les défis d'avenir et qui aggravera les difficultés du pays, doit sembler bien obscur pour les citoyennes et les citoyens.

- Une résistance de gauche, porteuse d'alternatives à l'Etat libéral-autoritaire voulu par Emmanuel Macron, a de belles batailles à mener pour proposer une autre politique. L'agenda parlementaire des prochaines semaines constitue un premier rendez-vous pour les forces progressistes qui devront trouver les chemins des convergences et de l'unité.

19/06/2017

LÉGISLATIVES - SECOND TOUR : DÉCLARATION DU PCF

Après le second tour des élections législatives, les français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville(13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel (59) et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq (76), Sébastien Jumel (76) et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet (93), Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d'opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires. Les députés communistes travailleront dès cette semaine à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu'ils ont élaborées durant leurs campagnes.

Le groupe PCF – Front de Gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse.

La cote d'alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation.

Le Parti communiste français demande d'urgence l'ouverture d'un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l'instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le Président de la République va disposer d'une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu'elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d'emplois qui aspirent à une sécurité d'emploi et de formation pour une vie digne.

C'est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l'été soit celui des mauvais coups.
En effet, dès cet été, les députés d'En Marche ! vont être sommés d'obéir au doigt et à l’œil au Président et au 1er ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique. Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin. La Fête de l'Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction.

Paris, le 18 juin 2017

09/06/2017

DÉCLARATION DE LA FÉDÉRATION DE L'AUBE DU PCF

Les résultats du premier tour des élections législatives, s'ils étaient confirmés par le second tour dimanche prochain, placeraient l'avenir du pays dans une situation extrêmement difficile, sous la menace d'une Assemblée nationale dominée par les députés d'En Marche ! et leurs appuis venus des Républicains. 

- Un tel résultat plongerait des millions de nos concitoyens dans une véritable « gueule de bois » démocratique. L'espoir réside dans l'élection dimanche prochain du plus grand nombre possible de députés, issus de la gauche de combat (PCF -FI).

Le nouveau record d'abstention est alarmant pour notre démocratie
- Il est la marque d'une défiance déjà forte à l'égard du nouveau président de la République, contrairement à ce que veut nous faire croire le déferlement de communication médiatique autour de chaque fait et geste d'Emmanuel Macron : seuls 24 % des électeurs l'ont soutenu au premier tour de l'élection présidentielle et il n'a été élu que par la mobilisation d'une large majorité de femmes et d'hommes qui voulaient barrer la route de l'Elysée à M. Le Pen. Les élections législatives ne témoignent d'aucun élan supplémentaire. Ce sont l'abstention et la division de ses adversaires, singulièrement à gauche, qui amplifient les résultats de ses candidats.

La division des forces de gauche se paie en effet très cher
- Les forces qui ont soutenu  Jean-Luc Mélenchon, se sont retrouvées en concurrence suite aux décisions de la direction de la France insoumise. Ses électeurs se sont démobilisés (- 5 millions de voix). Elles en subissent toutes les conséquences. C'est aussi le cas du Parti communiste dont le résultat national est très bas. Au lieu de faire élire des dizaines de députés FI, communistes, écologistes , la gauche anti-austérité est durement affaiblie et même éliminée dans nombre de circonscriptions où elle est pourtant majoritaire. Nous le déplorons, malgré tous les efforts que nous avons déployés pour y remédier nationalement et localement.

L'Aube, bien entendu, n'échappe pas à cette situation
- 22 481 aubois avaient voté pour Jean-Luc  Mélenchon au 1er tour de la présidentielle. Ils ne sont plus que 10 257 à avoir voté pour un candidat-e  FI ou PCF dimanche dernier (-55%). Cette situation permet aux candidats d'En Marche! et des Républicain de se qualifier pour le deuxième tour dans la 2ème et la 3ème circonscription. Voilà une situation qui ne laisse aucune perspective d'espoir pour les aubois, puisque ces candidats soutiennent quasiment la même politique libérale, de baisse des dépenses publiques, de casse des services publics et du code du travail ; une politique qui tourne le dos à l'intérêt général au profit de l'intérêt de quelques particuliers.

- Concernant la 1ère circonscription où l'extrême droite peux disputer la victoire aux deux candidats de droite, charge à monsieur Baroin qui a déclaré qu'il imposerait le retrait des candidats Républicains en cas de danger d'élection du FN, de demander à  Nicolas Dhuicq de se retirer afin d'éviter tout danger d'élection du venimeux Subtil.

- Nous remercions sincèrement nos électrices et électeurs et assurons la population auboise de notre présence active à leurs côtés pour faire entendre leur voix dans les collectivités où nous sommes élus et dans les luttes.
Troyes, le 12 juin 2017