19/01/2017

REGARDS SUR L’ACTUALITÉ - 1

Lors de ce rendez vous hebdomadaire, plusieurs sujets marquants de la semaine sont soumis au directeur de l’Humanité, Patrick Le Hyaric, afin de recueillir ses réactions et analyses. Au sommaire de l'édition du jeudi 12 janvier : les enfants sans domiciles fixe en Ile-de-France ; la répression anti-syndicale ; "Vérité et justice" pour Sakine, Fidan et Leyla, militantes kurdes assassinées en plein Paris en 2013 ; l’accueil des exilés, une tradition française qui doit se perpétuer ; la grippe révèle le manque de moyens de l’hôpital public ; la conférence de paix sur le conflit israélo-palestinien organisée par la France.

10/01/2017

DES VESSIES POUR DES LANTERNES

Un nouvel épisode du One-man-show du maire de Romilly-sur-Seine sur BFM-TV fin janvier, a annoncé la presse récemment. 

«Ici, on innove», c’est le titre d’une émission au cours de laquelle Eric Vuillemin vantera «les moyens mis en œuvre [et] l’accompagnement constant des investisseurs» dans le cadre de sa politique économique, précise l'article. Le retour sur la pointe des pieds du Coq Sportif et l’implantation annoncée d’une sandwicherie industrielle sont les deux principaux fers mis au feu par le maire pour marquer l’opinion publique.

Mais pour juger de l’efficacité d’une politique économique, il existe un indicateur incontournable : l’emploi. Or, en la matière, le maire et sa majorité sont en échec constant depuis 2008. Le chômage a plus que doublé depuis qu’ils dirigent la ville avec, pour corollaire, l’extension préoccupante de la précarité. L’expérience nous amène, par ailleurs, à être très réservés lorsque retentit le tam-tam médiatique de la majorité municipale. En 2008, le maire n’annonçait-il pas déjà la création de centaines d’emplois ? Souvenons-nous aussi comment il pronostiquait l’essor de l’entreprise de transports Ruch... aujourd’hui en liquidation judiciaire, et du technicentre SNCF, où il a accepté après, il est vrai, quelques gesticulations, la suppression de 300 emplois cheminots, accompagnant sans sourciller le démantèlement du site, programmé par la SNCF.

29/12/2016

TURQUIE - L’ÉCRIVAINE ASLI ERDOGAN REMISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE
UN PREMIER SUCCÈS DE LA MOBILISATION INTERNATIONALE

L’écrivaine turque, incarcérée depuis août pour une prétendue appartenance au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a comparu le 29 décembre, à l’occasion de la première audience d’un procès politique, dans une Turquie qui est devenue une dictature.

- «La main du bourreau finit toujours par pourrir. » Ces mots empruntés au poète Roland Giguère par les soutiens d’Asli Erdogan, la romancière turque emprisonnée par le régime islamo-conservateur, ont résonné pendant son procès pour « appartenance à une organisation terroriste ». En l’occurrence le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), duquel elle ne s’est jamais revendiquée. Asli Erdogan comparaissait avec huit autres intellectuels.  Les conditions de détention et la mise en scène du procès semblent à eux seuls faire écho à l’œuvre d’Asli Erdogan. « Si les hommes ont inventé les grilles de fer, n’est-ce pas pour que les ténèbres qui règnent dans leurs maisons ne filtrent pas vers l’extérieur ? » interrogeait-elle dans les Oiseaux de bois.

14/12/2016

SACVIR : QUAND LE MAIRE DEVIENT RIDICULE

A chaque fois qu’il est en difficulté, le maire brandit la SACVIR comme un épouvantail. 

Mais en réalité, combien pèse la dette de cette société dans le budget municipal ? à cette interrogation, le maire a répondu dans son édito du bulletin municipal n°30 : 74 000 euros... soit environ 0,005% du budget de la Ville (15 millions d'euros). Or, les recettes produites par le patrimoine immobilier de l’ex-SACVIR sont environ dix fois supérieures à cette somme.

En effet, chaque année, la Ville encaisse les taxes d’habitation et foncières des logements locatifs (immeubles et pavillons) ainsi que celles du lotissement Romilly Aviation-Sud, où 87 pavillons sont construits. Rappelons encore que cette «fameuse dette» n’est autre que les emprunts contractés pour réaliser la place des Martyrs et des locaux commerciaux qui, eux-mêmes, ont produits des recettes (ventes et locations).

Et puis, emprunts toxiques, SACVIR, baisse des dotations de l’Etat, tout cela, Eric Vuillemin le connaissait aux moment des élections municipales de 2014. Cela ne l’a pas empêché de promettre la poursuite de la baisse des impôts locaux (relire son bulletin électoral de février 2014).
Joë Triché