24/12/2012

"CA VA ETRE DUR POUR LES FRANCAIS"


François Hollande, face aux mauvaises perspectives économiques de l’Insee, a prévenu que 2013 serait “dur pour les Français”. Dur pour la poignée de milliardaires ou pour les 65 millions d’autres ?

Une des instances devenues tutélaires des nations, le FMI, annonce que la France ne rentrera pas dans les clous, autrement dit qu’elle ne parviendra pas à ramener son déficit public en-dessous du seuil des 3% du PIB, imposé par les traités ultralibéraux. De son côté, l’Insee ne prévoit “aucun élan de croissance” et annonce que le premier semestre 2013 verra la continuation de la destruction d’emplois. Pourtant, le Premier ministre persiste et signe en misant sur une croissance de 0,8%. En dépit donc des mesures d’austérité draconiennes imposées par le gouvernement, le bout du tunnel de la crise n’est toujours pas en vue. De son côté, l’OCDE qui se félicite que ces mesures “ont réduit les pressions immédiates”, continue de considérer que “la crise de la zone euro demeure la principale menace pour l'économie mondiale” et n’exclut pas un nouveau plongeon dans une récession mondiale l’année prochaine.

20/12/2012

36EME CONGRES DU PCF :
LES COMMUNISTES VEULENT "RALLUMER LES ETOILES"

Les adhérents du Parti communiste français étaient appelés aux urnes ce 14 et 15 décembre 2012 afin de déterminer leur base commune de discussion pour leur 36ème congrès, qui se tiendra du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers.

Le texte proposé par le Conseil national du PCF, « Il est grand temps de rallumer les étoiles - Humanifeste du Parti communiste à l'aube du siècle qui vient », a été adopté à 73,15% des suffrages exprimés. Le texte alternatif numéro 1, « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur » a obtenu 11,08% ; le texte alternatif numéro 2, « Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme », a obtenu 9,95% : et le texte alternatif numéro 3, « Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement », a obtenu 5,82%.

PREPARER L'ALTERNATIVE A LA DROITE EN 2014

Début décembre, la section du PCF et ses élu-e-s au conseil municipal de Romilly ont organisé une assemblée citoyenne. Un objectif : refermer la parenthèse de la droite aux municipales de 2014. 

Bilan de l’équipe Vuillemin, perspectives et construction d’une alternative de gauche d’ici à 2014 ; le débat fut sans concession. Joë Triché a introduit la discussion en dressant le bilan de la droite à la tête de la ville depuis 2008.

Lourd passif de la droite
Des réalisations ont certes été effectuées en matière de voirie, de réfection des trottoirs, d'aménagement de la Béchère, de fleurissement que le groupe communiste et partenaires a soutenu au conseil municipal. Ces travaux figuraient aussi dans le programme de la liste de gauche que conduisait Joë Triché en 2008. Aucune concession cependant en matière d'emploi, avec un chômage qui n'a cessé de progresser et sur les engagements non tenus concernant la zone commerciale de la Belle-Idée. Autres points très négatifs : l'endettement de la commune (plus de 32 millions d'euros au 1er septembre 2012), la promesse (non tenue) de baisser les impôts, les hausses importantes des taxes sur l'eau, l'assainissement, les tarifs de restauration scolaire, la démolition de la piscine, la fermeture de l'aérodrome, les conflits avec le milieu associatif, la mise en péril du cinéma Eden, le souhait d'honorer un collaborateur au régime nazi en baptisant un quartier de son nom, etc. Un bilan qui aurait pu être bien plus lourd d’ailleurs sans une opposition vigilante et la mobilisation de la population (contre le paiement des études surveillées, les attaques à l'encontre des clubs sportifs, entre autre).

14/12/2012

LE GOUVERNEMENT VEUT TORPILLER PARIS-BELFORT. NE LAISSONS PAS FAIRE !

Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional, alerte la population sur la remise en cause du statut national de la ligne Paris-Troyes-Belfort.

L’avant projet de loi de décentralisation et de réforme de l’action publique qui vient de sortir est sans ambiguïté. Il remet purement et simplement en cause le statut national de la ligne ferroviaire qui dessert depuis Paris le sud de la Champagne-Ardenne. Il prévoit un désengagement total de l’état sur l’ensemble des dessertes aujourd’hui sous sa responsabilité. Cela concerne notamment tous les allers et retours entre Paris et Troyes, mais également tous les trains desservant les villes entre Paris, Culmont-Chalindrey et Belfort. En effet, en redéfinissant son champ de responsabilité aux seuls «services de jours entre des villes de plus de 100 000 habitants situées dans deux régions différentes non contiguës», le gouvernement a l’intention de sacrifier purement et simplement notre territoire.

Il ne saurait être question de laisser remettre en cause un engagement clair pris par le précédent gouvernement, suite à la mobilisation de tous dans le cadre de la négociation entre l’état et la Région à l’occasion de la mise en service du TGV-Est européen, qui ignore l’Aube et la Haute-Marne. La riposte doit immédiatement s’organiser. Je propose donc à toutes les bonnes volontés de se retrouver

Pierre Mathieu

05/12/2012

ELECTRIFICATION PARIS - TROYES : "L'INERTIE, CELA SUFFIT !"

Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports, appelle à la mobilisation pour le respect du calendrier d’un projet dont la réalisation n’a déjà que trop tardé. Interview exclusive :

Depuis la rentrée, vous ne cessez d’alerter sur le risque de retard que pourrait prendre l’électrification de Paris Troyes. Celle-ci peut-elle être remise en cause comme certains projets qui relèvent du Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT) ?
Pierre Mathieu : Officiellement, nous n’avons aucune information que ce projet puisse être remis en cause. C’est un projet qui ressort des Contrats de projets entre l’état et les régions (Champagne-Ardenne et  Ile-de-France) dont le bouclage financier est arrêté, et le planning pour une mise en service en 2017 établi. Les études avant-projets sont terminées et nous avons même mis en place, en octobre dernier, huit millions d’euros de crédits complémentaires, avec l’état et la région Ile-de-France pour financer la fin des études projet et procéder aux acquisitions foncières nécessaires pour ne prendre aucun retard. Au total près de 25 millions d’euros sont d’ores et déjà engagés. De premiers travaux importants (tunnel des Bouchots par exemple) sont bien programmés pour 2014 par RFF. Mais dans le même temps, l’état n’a toujours pas programmé les réunions publiques qui devaient avoir lieu cet automne ; l’enquête publique n’est toujours pas lancée et nous attendons toujours le retour de l’approbation ministérielle du projet. L’argument du temps nécessaire suite à la mise en place du nouveau gouvernement, pour un projet si avancé et qui bénéficie du soutien unanime de tous les acteurs du territoire (collectivités, usagers, acteurs sociaux-économiques...), n’est pas recevable. Il y a actuellement sur ce dossier un attentisme et un laxisme de l’état qui devient coupable. Je rappelle que toute année de retard engendrerait un surcoût de 4 millions d’euros, sans parler de la galère des usagers qui se prolongerait. Enfin, comment ne pas voir, au moment où tout le monde s’interroge sur les moyens de relancer la croissance, l’importance d’un tel  chantier pour l’activité des entreprises et l’emploi ?

30/11/2012

"PAVILLON BLEU" : VOILA LA VERITE !

Au Conseil municipal du 20 octobre 2012, le maire a lancé des accusations mensongères, teintées d'anticommunisme, relayées par la presse locale, le 22 octobre, à propos du "Pavillon Bleu" (devenu cinéma Eden). Joë Triché, au nom du PCF et de ses élus au Conseil municipal, a adressé à la presse le droit de réponse suivant :

"La presse du 22 octobre 2012 s’est fait l’écho du dernier “coup d’éclat” du maire de Romilly, Eric Vuillemin, au Conseil municipal du 20 octobre. Les pages romillonnes traitaient, en effet : “une affaire qui ressort trente ans plus tard”, et devant tous les distributeurs de notre ville, était aposée une affichette où l’on pouvait lire : “La gestion communiste revient au premier plan”. Le décor était ainsi planté. à dix-huit mois des élections municipales de 2014, E. Vuillemin enfourchait à son tour un anticommunisme vieux de cinquante ans à Romilly. Le prétexte de cette violente attaque du maire à l’encontre des communistes était l’acquisition du “Pavillon Bleu”, actuel cinema Eden, pour un coût soi-disant de 1,4 millions d’euros. Représenté par un collègue au Conseil municipal, le journaliste présent a écrit dans son compte-rendu “une anecdote financière sur laquelle Joë Triché aurait dû certainement s’expliquer. Il faudra attendre.”

Dès mon retour d’un congrès auquel j’avais assisté, j’ai bien sûr demandé au maire qu’il me transmette le dossier et qu’il me communique le montant des honoraires d’architectes versés depuis qu’il dirige la ville. De 2008 à 2011, ils représentent près de 2,2 millions d’euros ; trois fois le coût de ce qui est resté à la charge de la ville pour l’opération Eden.

22/11/2012

LE PCF LANCE UNE GRANDE CAMPAGNE CONTRE L'AUSTERITE

Réuni le 21 novembre à Paris, le Conseil National du PCF a décidé d'engager, avec le Front de gauche, une grande campagne nationale contre l'austérité.

En France, des salariés, les organisations syndicales ne baissent pas les bras. Des citoyens, des économistes, des pans entiers de notre société n'acceptent pas l'idée que la gauche va de nouveau se fracasser contre ce mur de la finance. C'est aussi vrai en Europe. C'est en pensant à ces forces disponible que nous proposons une grande campagne nationale sur le thème « l'alternative à l'austérité, c'est possible ». Le PCF propose au Front de gauche de s'y engager très fortement, d'en faire notre feuille de route des six prochains mois, et d'y associer toutes celles et ceux qui veulent en être. Nous proposons une implication citoyenne très large : grand meeting national de lancement avec une série de réunions publiques en régions, organisation de votations citoyennes, de marches contre l'austérité, assemblées, ateliers législatifs, journées de mobilisation sur des questions précises permettant de faire la démonstration que des solutions existent. Nous allons proposer des mesures plus justes socialement et bien plus efficaces économiquement.

La coordination du Front de gauche a réagi très positivement à cette proposition d'une grande campagne nationale contre l'austérité dont l'objectif politique pourrait se résumer à une idée : dans six mois, nos concitoyens qui se retrouvent dans des valeurs de gauche seront-ils résignés, abattus, où au contraire dans un esprit de combativité contre l'austérité, mobilisés pour obtenir un changement de cap au nom de ceux qui ont fait le choix du changement ?

- Le rapport d'Olivier Dartigolles : clic

15/11/2012

LA DROITE A LA MAIRIE : "UNE ANOMALIE" !

Au siège du PCF,  la direction et les élus municipaux du PCF
ont donné une conférence de presse.
Le PCF et les élus communistes et partenaires du conseil municipal appellent au rassemblement de la population, des forces de gauche et de progrès pour construire l'alternative à la droite aux municipales de 2014. Interview de Joë Triché, conseiller municipal.

Quel bilan tirez-vous de la droite à la direction des affaires municipales depuis 2008 ?
- J.T. : Contrairement à certains, je ne considère pas que tout soit à rejeter. A 18 mois des élections municipales, notre groupe des élus communistes et partenaires serait mal avisé de tout critiquer alors qu’il a voté un certain nombre de réalisations comme les travaux de voirie et de réfection des trottoirs, les aménagements de la Béchère, le fleurissement et les espaces verts... que nous aurions aussi réalisés. C’était dans le projet de la liste que je conduisais en 2008. Par contre, avec nous, la population n’aurait pas été privée de piscine pendant sept ans, les activités aéronautiques de l’aérodrome ne seraient pas fermées et le cinéma Eden ne serait pas en péril ; nous aurions fait respecter les engagements votés en 2007. Nous n’aurions pas créé une police municipale qui coûte entre 3 et 400 000 € chaque année, car c’est à l’état d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Nous n’aurions pas demandé 200 000 € à l’APAJH pour l’achat des terrains afin de réaliser son centre d’accueil.

"COMPETITIVITE" : UN CHEVAL DE TROIE POUR CASSER NOTRE MODELE SOCIAL

Deux questions à Fethi Cheikh, secrétaire de la section de Romilly du PCF.

La «compétitivité», qui sous-tend le rapport Gallois n’a-t-elle pas un sens bien particulier et des objectifs tout autres que le redressement industriel de notre pays ?

- F. Cheikh : "En effet, et c’est d’ailleurs toute l’ambiguïté avec laquelle joue et biaise le grand patronat. Une prétendue évidence sert de cheval de Troie pour détruire notre modèle social. En période de crise, les contradictions sont avivées entre le travail, source de la richesse, et la nécessité pour le capital d’en accaparer une part croissante pour maintenir des taux élevés de profit. Sans cela, le système s’étoufferait. Pour dégager les flux monétaires exigés par la financiarisation à outrance, la logique capitaliste n’a pas d’autre choix que de vouloir lever tout ce qui constitue pour elle des entraves ; sans entrer dans le détail, tout ce qui fait l’état social, les protections, solidarités et acquis sociaux qu’il assure. Dans cette offensive généralisée, les détenteurs de la richesse (500 familles en France) ont donc des «buts de guerre» bien précis."

08/11/2012

EUROMOBILISATION LE 14 NOVEMBRE

Grande-Bretagne, Danemark, Allemagne, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Roumanie...  En France, CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa s’inscrivent dans cette journée européenne d’action et de solidarité.

A l’appel de la Confédération européenne des syndicats, la journée de mobilisation du 14 novembre permettra aux travailleurs de toute l’Europe d’agir, ensemble et solidairement, pour des conditions de travail et de vie décentes. Dans toute l’Europe, les syndicats expriment leur ferme opposition aux mesures d’austérité qui plongent le continent dans la stagnation économique, voire la récession. Les traitements de choc infligés aux salariés européens montrent l’impasse de politiques qui conduisent à la destruction des droits sociaux. Chaque jour, dans toute l’Europe, les politiques d’austérité montrent leurs effets néfastes pour les salariés, les retraités et les privés d’emploi... En France, les stratégies des grands groupes et les politiques d’austérité budgétaire ont comme effets fermetures d’usines, délocalisations, chantage à l’emploi et aux salaires, précarisation, chômage record, taxation des pensions, restructurations des administrations et des services publics, coupes budgétaires, etc.

- COMMUNIQUE COMMUN CFDT, CGT, FSU, Solidaires, Unsa (clic)

La section de Romilly du PCF appelle ses adhérents et sympathisants à se mobiliser lors de cette journée européenne d’action et à participer notamment au

07/11/2012

RAPPORT GALLOIS : LE COUP DE MASSUE

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le gouvernement reprendrait la « quasi-totalité » des préconisations du rapport Gallois. 

Tout en ne suivant pas la voix d'une baisse des cotisations sociales, il confirme le choix d'un « choc de compétitivité », dès 2013, qui boostera les profits des entreprises de 20 milliards d'euros. Cela prendrait la forme d'un crédit d'impôt indexé sur la masse salariale jusqu'à 2,5 fois le SMIC, équivalent à une baisse de 6 % du « coût du travail ».

La perte de recettes pour l’État serait compensée, dès 2014, par une nouvelle baisse des dépenses publiques (10 milliards d'euros) et une hausse des impôts indirects (10 milliards d'euros) qui concernera la TVA, frappant aveuglément la consommation populaire. Simultanément, le gouvernement entend mettre en place  une « nouvelle fiscalité écologique »  avec un prélèvement supplémentaire possible (3 milliards d'euros)  sur la consommation.

02/11/2012

CYCLEUROPE SUR LE PETIT BRAQUET

Incertitudes pour Cycleurope à Romilly après la mise en redressement judiciaire de l’usine-filiale de Machecoul en Loire-Atlantique.

Le groupe familial Grimaldi, propriétaire de Cycleurope industries SAS à Romilly et de Cycleurope KA international à Machecoul en Loire-Atlantique, a décidé de se séparer de cette dernière et vient de demander sa mise en redressement judiciaire. Pour le directeur, Jan Forssjö, la faute en revient à la grande distribution qui “contracte” les prix et s’approvisionne de plus en plus hors de France. Un argument “en béton” de la part du représentant d’un groupe qui possède plus de 30 filliales en Europe, aux USA et... depuis 2005, à Kunshan en Chine ! Cette procédure s’inscrit selon la direction dans le cadre d’un “ajustement de capacités” et serait le premier acte précédant une éventuelle reprise. Qu'adviendra-t-il si aucun acquéreur ne se manifeste ? “Nous verrons cela le moment venu”, esquive M. Forssjö.

01/11/2012

100 PARLEMENTAIRES DE LA GAUCHE EUROPEENNE REUNIS A PARIS

Intitulée « parlementaires pour une alternative », cette rencontre qui s'est tenue le 27 octobre à Paris a permis un dialogue des élus sur les trois thèmes suivants :
- Stratégies de résistance et alternatives aux plan d'austérité aux niveaux national et européen ?
- Comment protéger le travail ?
- Comment reprendre le pouvoir sur les choix économiques et budgétaire.

Un premier pas vers des coopérations entre ces parlementaires afin de mener des actions communes dans les différents pays de l'UE et au Parlement européen.

Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne

25/10/2012

CHOMAGE : TOUJOURS EN HAUSSE

Dans l'attente du nombre exact de chômeurs à Romilly, la "légère hausse" annoncée par le maire, le 14 septembre dernier, en réponse à une question du conseiller municipal communiste Christophe Latrasse a tout d'un euphémisme.

Au niveau départemental, surprise avec une baisse annoncée de 1,5%, résultant, semble-t-il, de "corrections statistiques" dûe aux emplois saisonniers. Une baisse d'autant plus surprenante que le chômage entre, au niveau national, dans son 17ème mois de hausse avec une progression de 1,6% en un mois. C'est la plus forte augmentation enregistrée depuis avril 2009. Ce sont encore les chômeurs de 50 ans et plus qui sont le plus touchés avec 15,4% de hausse sur un an, ainsi que les jeunes avec 8,9%. Michel Sapin, ministre du Travail, compare cette hausse à "un navire lancé à pleine vitesse. C'est très long avant que ça ralentisse". On aimerait surtout que le navire rentre au port.

18/10/2012

RECONNAISSANCE DU 17 OCTOBRE 1961 :
ENFIN !


Enfin ! La reconnaissance officielle, mercredi 17 octobre dans un communiqué, par François Hollande des massacres du 17 octobre 1961 réjouit tous ceux qui, comme les communistes, exigeaient la vérité depuis tant d'années.

C’est une victoire pour tous les militants anti-colonialistes et un coup porté à tous ceux qui cherchent aujourd'hui à réhabiliter les prétendus bienfaits de la colonisation.

Mardi 23 octobre, Pierre Laurent défendra devant le Sénat la proposition de résolution déposée par le groupe Communiste Républicain et Citoyen en janvier dernier, qui vise à officialiser par un vote au Parlement la déclaration de François Hollande et à décider de la création d’un lieu du souvenir à la mémoire des victimes du 17 octobre 1961. Le crime d'État enfin reconnu, il doit maintenant s’accompagner de la déclassification des archives pour que la vérité sur la responsabilité du pouvoir politique et du préfet de police de l'époque, Maurice Papon, puisse être totalement mise en lumière.

La majorité de gauche du Sénat doit se rassembler, mardi prochain, pour soutenir cette exigence de vérité et de mémoire pour toutes les victimes.

- Communiqué du Président de la République

03/10/2012

BAISSE DU BUDGET DE LA CULTURE

UNE GRANDE PREMIERE SOUS UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE DANS L'HISTOIRE DE LA Vè REPUBLIQUE !

Selon le projet de loi de finances pour 2013, le ministère de la Culture verrait son budget amputé de 110 millions d'€ (-4,3%). Et la baisse devrait se poursuivre durant les années à venir, avec 2,38 milliards pour 2014 et 2,35 milliards pour 2015.

Ainsi, « les grands projets culturels annoncés par le précédent gouvernement sans être financés seront abandonnés, ou, pour certains, redimensionnés ou reportés ». Par ailleurs 20 millions d'€ de subventions pourraient disparaître des caisses de plusieurs établissements publics de l'État - théâtres, opéras, musées - soit environ 2 % de perte en regard de l'année 2012. Malgré un effort promis en faveur de l’éducation artistique ainsi que la promesse que le spectacle vivant serait épargné, le compte n’y est pas.

Le candidat François Hollande avait pris, lors de sa campagne deux engagements : celui de mettre en chantier une grande « loi d’orientation et de programmation » et celui de « sanctuariser » le budget de la Culture. Nous en sommes donc très loin et force est de constater que c’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un gouvernement de gauche procède à la diminution du budget de la culture ! Cette « grande première » qui a de quoi étonner, ne peut que susciter une claire désapprobation.  Est-ce là le lancement de l’ « Acte 2 de l’exception culturelle » ? N’y a-t-il pas là une incohérence incompréhensible de la part d’un gouvernement qui affirme haut et fort que l’éducation et la jeunesse sont les priorités majeures du quinquennat, et qui considère que la culture ne fait pas partie de cette priorité ! Quelle drôle de conception de l’éducation et de la culture dont les liens forment la trame essentielle de l’émancipation et de l’avenir de notre jeunesse.

30/09/2012

80 000 CONTRE L'AUSTERITE !


Un rendez-vous réussi, large, rassembleur et fondateur d'un front uni contre l'austérité dont la gauche aura absolument besoin si elle veut tenir le pari du changement.

Au cri de "résistance", le cortège s'est ébranlé peu après 14 heures, dimanche 30 septembre, de la place de la Nation, derrière une banderole proclamant "Pour une Europe solidaire, non au traité d'austérité". Les manifestants, au nombre de 80 000, ont convergé peu après 16 heures place d'Italie, le point final de la manifestation. "Cette manifestation signifie l'entrée en mouvement du peuple français au côté des autres peuples qui protestent contre l'austérité", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, insistant sur la présence à cette manifestation d'élus européens de la gauche radicale. Avec lui en tête du cortège se trouvaient Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Philippe Poutou et Olivier Besancenot du NPA, Annick Coupé et des représentants d'Attac...


Une centaine d'Aubois en car, train ou en covoiturages ont fait le déplacement à Paris.


27/09/2012

SODIMEDICAL :
LA JUSTICE DONNE RAISON AUX PATRONS VOYOUS


Le couperet est tombé vendredi 28 septembre en fin de matinée : liquidation.

L’avocat général avait estimé, mercredi 26 à l’audience de référé de la Cour d’appel de Reims, suite à la décision du Tribunal de commerce de Troyes, que «la liquidation de Sodimédical [était] inévitable».

Ce revirement est surprenant et choquant, car fin juin il avait pris fait et cause pour les salariées de Sodimédical. «Je suis à 200% à vos côtés» avait-il déclaré en demandant à Lohmann et Raucher de relocaliser l'activité en France et de payer les salaires des 50 ouvrières de Plancy. La justice ne protège donc pas les travailleurs contre l'appétit des patrons voyous qui peuvent tout se permettre sans être inquiétés puisqu'elle leur donne raison.

Qu’a fait Arnaud Montebourg ? Où sont les assurances de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, de «faire le nécessaire [et de] mettre bon ordre»? Et la promesse de François Hollande de suivre ce dossier avec attention ? Au moment où la barre des 5 millions de chômeurs est franchie, c’est un encouragement pour les patrons, effarant de la part d’un gouvernement de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, dans une interview, considère le Président et le Premier ministre comme «les exécuteurs testamentaires de N. Sarkozy». Dans le dossier Sodimédical, ce sont aussi les fossoyeurs. La lutte des Sodis avait permis d’obtenir un jugement sur lequel aurait pu s’appuyer le gouvernement pour légiférer en faveur du monde salarié, en premier lieu par une loi antidélocalisation. A la fermeté, il a préféré le laxisme qui ouvre toutes grandes les vannes de la casse massive d’emplois.

Les Sodis, frappés dans le dos, ont perdu une bataille, mais le monde du travail n’a pas perdu la guerre. La lutte pour l'emploi continue !

20/09/2012


L'AVEU DE M. VUILLEMIN
A l’occasion de la réunion des “forces vives” romillonnes, organisée par la municipalité, Eric Vuillemin, maire, nous a gratifié d’une déclaration en forme d’aveu. Il a, en effet, martelé que Romilly n’avait plus sa vraie place, “celle qu’elle n’aurait jamais dû perdre sur l’échiquier régional” (Est-Eclair du 17/09).

Effectivement, jusqu’en 1989, la seconde ville du département faisait preuve d’un dynamisme reconnu ; le chômage y était un des plus bas de Champagne-Ardenne et Romilly fut reconnue “Ville de l’année” de la région pour le nombre et la qualité de ses équipements publics. Aujourd’hui, alors que certains présentent la gestion des maires communistes, Maurice Camuset puis Georges Didier, comme une période sombre, elle fut au contraire celle de très nombreuses réalisations accessibles à tous. écoles primaires dans tous les quartiers, collèges, lycée, stade Bardin-Gousserey, piscine, courts de tennis, conservatoire, harmonie municipale, MJC, cinéma Eden, nouvel hôpital, restauration scolaire, classes de neige et vacances d’été, Maison de l’Enfance, foyers pour les seniors, logements et création de quartiers nouveaux, quotient familial... Tout cela a été réalisé durant cette période. Dont acte, monsieur Vuillemin.

LES CACHOTTERIES DE M. VUILLEMIN
Chômage à Romilly : la hausse... toujours !

Alors que le conseil municipal du 14 septembre arrivait à son terme et que les élus s’apprêtaient à quitter la séance, vint une question diverse, posée par le conseiller municipal communiste Christophe Latrasse, à propos de l’évolution du chômage à Romilly. Visiblement mis dans l’embarras, l’adjoint à l’économie, Jerôme Bonnefoi, a bien eu du mal à répondre à cette question. Pourtant, les chiffres, il les connait. E. Vuillemin, tout aussi gêné, a concédé qu’il y avait “une légère hausse”. Le chômage progresse donc, bien qu’il ne se passe pas une semaine sans que le maire annonce des créations d’emplois !

SODIMEDICAL :
COMMUNIQUE DE LA DIRECTION NATIONALE DU PCF

Décision révoltante du procureur de la République contre les "Sodimédical" !

Le tribunal de commerce de Troyes vient de demander [mardi 18 septembre] la liquidation immédiate de Sodimédical ! Quelle honte ! Cette décision est révoltante face au combat exceptionnel et d'une grande dignité des 52 femmes salariées de Sodimédical.

Le procureur de la République, dans une audience privée sans la présence des salariées et en refusant à leur avocat Maître Brun de plaider, a pris fait et cause pour les patrons voyous de la société allemande et condamne les 52 emplois de Sodimédical. Condamné à relocaliser l'activité dans l'Aube et à indemniser les salariées, par une décision de justice du tribunal de Reims le 11 juillet 2012, jamais le groupe Lohmann et Rauscher n'a été contraint par la justice d'appliquer ces décisions !

Le Président  de la République, François Hollande avait déclaré à Châlons-en-Champagne, le 31 août, qu'il prenait “fait et cause” pour le combat exemplaire des Sodimédical. Un ultime recours va être déposé dans les prochaines heures devant le tribunal de Reims pour empêcher l'exécution de la liquidation.

Tels les milliers d'Aubois, les syndicalistes, les militants du Front de gauche, communistes, écologistes, socialistes, les élus de différentes sensibilités qui se sont engagés à leurs côtés, la République doit protéger ces femmes salariées et leurs emplois, premières victimes des appétits des marchés financiers. Il est encore temps d'empêcher l'intolérable liquidation des Sodimédical.

14/09/2012

LES "SODIS" A LA FETE DE L'HUMA


Samedi 15 septembre, les salariés de Sodimédical, accompagnés de Joë Triché, conseiller général, ont fait le déplacement à la fête de l'Humanité. Programme chargé avec, le matin à 10 heures, un débat à l'espace du Front des Luttes où elle ont rencontré d'autres salariés en lutte : Thalès, Unilever, Fralib, Ford, Pilpa, 3 Suisses, Continental, Doux... et même les mineurs Espagnol en grève des Asturies et d'Andalousie.
Marie-Georges Buffet a assisté à ce débat, rejointe ensuite par Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
L'après-midi à 15 heures, grande manifestation (notre photo).

07/09/2012

JUSTICE ENFIN POUR LES SODIMEDICAL ?

Après la douche froide, lundi 10 septembre au tribunal de commerce de Troyes, les Sodis ont repris espoir à l’issue d’un entretien avec la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

L’intention du procureur de donner suite à la demande de liquidation de l’entreprise, nouvelle manoeuvre de Lohmann et Rauscher pour arriver à ses fins et faire supporter par la collectivité sa casse de l’emploi, avait choqué. Le mot n’est pas trop fort puisque le représentant du ministère public n’était pas sans ignorer les décisions favorables aux salariés, notamment celle de la Cour d’Appel de Reims rendue mi-juillet.

L’interrogation hantait tous les esprits : la justice tolérerait-elle les arguties dilatoires d’un patron voyou ; allait-elle créer un précédent, un nouveau “modus operandi” que les délocalisateurs ne manqueraient pas d’imiter ? La ministre de la Justice, rencontrée mercredi par les salariés et leurs avocats, semble résolue à mettre en branle les rouages nationaux et internationaux pour que Lohmann et Rauscher applique les jugements prononcés. La ministre, garante de l’Etat de droit, joue donc son rôle, celui de protéger les plus faibles et de veiller à l’application des jugements prononcés.

Selon Me Brun, elle s’est déclarée “étonnée et choquée” par la décision du procureur et a promis “d’y mettre bon ordre”, s’engageant “à faire le nécessaire”. Le dossier revenant mardi devant le tribunal de commerce, le vrai changement pour les Sodis sera-t-il, après deux ans de lutte, qu’un jugement historique pour tout le monde du travail soit enfin appliqué ?


02/08/2012

COUT DU TRAVAIL : UN PROBLEME, VRAIMENT ?

De la récente conférence sociale aux plans massifs de suppressions d’emplois, le patronat pousse les feux sur le “coût du travail”. Un chant des sirènes auquel le nouveau gouvernement n’est pas insensible.


Depuis l’annonce des coupes sombres qu’il s’apprête à pratiquer dans les effectifs de son groupe, Philippe Varin, le patron de PSA, se répand dans tous les médias pour demander une «baisse massive du coût du travail en France». P. Varin a perçu une rémunération de 3 253 700 euros en 2010 et de 1 302 700 euros en 2011 ; pour information. Pour ne prendre que l’exemple de l’industrie automobile, ce coût du travail, soi-disant exorbitant et qui ne pèse que pour 10% dans le prix de revient, n’empêche pourtant pas le japonais Toyota de produire en France, à Onnaing dans le Nord des voitures destinées à être exportées vers les USA. Dans une étude comparative, publiée au printemps dernier, l’INSEE relève que «dans l’industrie automobile le coût horaire allemand est le plus élevé d’Europe. Il est en particulier supérieur de 29% à celui observé en France : 43,14 euros contre 33,38». Quant au coût salarial unitaire dans l’industrie (qui tient compte de la productivité du travail), il est pratiquement équivalent dans les deux pays et diminue en France comme en Allemagne (-0,5% en France par an, -0,7% en Allemagne).

26/07/2012

SODIMEDICAL : LOHMANN ET RAUSCHER SE MOQUENT DE LEURS SALARIES !

Ayant appris que les patrons de Sodimédical prétendent ignorer le français pour ne pas appliquer le jugement de la Cour d’appel, nous leur traduisons en allemand le titre de notre article :
Lohmann und Rauscher verhöhnen ihre Arbeiter !

Jusqu’à quand va-t-on laisser durer la mascarade ? Le jugement du 11 juillet de la Cour d’appel de Reims  qui oblige sous astreinte financière Lohmann & Rauscher à payer les salaires dûs depuis 9 mois aux Sodis et à leur redonner du travail n’est toujours pas appliqué. Après avoir usé de toutes les combines juridiques pour mettre à genou les salariés qui veulent garder leurs emplois, la direction de la maison mère prétexte maintenant un jugement notifié en français (et non en allemand) pour pourrir davantage la vie des Sodis. C’est écoeurant ! C’est la traduction dans son implacable immoralité de la haine patronale contre les ouvriers qui défendent leur droit au travail, un droit vital. Devra-t-on d’aventure leur traduire aussi en allemand les appels d’offres des hôpitaux publics français qu’ils fournissent ? Lohmann et Rauscher se moque de ses salariés, variables d’ajustement dont les actionnaires jugent la profitabilité à l’aune de leurs dividendes. Ils se moquent aussi de nous tous en utilisant cette nouvelle ficelle dilatoire, mais posent très crûment la question et l’urgence d’un appareil législatif plus favorable aux salariés.

Des actes politiques
Il faut une loi contre les licenciements boursiers. Un projet dans ce sens a été déposé à l’Assemblée Nationale par les députés du Front de Gauche. Mais il faut également colmater toutes les fissures par où s’infiltrent les délinquants en cols blancs qui se soustraient à leurs obligations sociales et sociétales. Le coût de la "grivèlerie" des riches se chiffre par centaines de milliards d’euros. Fruits de notre travail, des sommes colossales sont détournées des caisses de la collectivité nationale. Le gouvernement et la majorité de gauche dans les deux Chambres doivent s’emparer de ces questions. Le laxisme n’est plus de mise et l’importance des plans sociaux annoncés ne l’autorise plus. Les juges d’Appel ont donné raison aux Sodis. Leur décision doit être appliquée immédiatement.

20/07/2012

LE PROJET DE LOI CONTRE LES LICENCIEMENTS BOURSIERS DEPOSE A L'ASSEMBLEE

Le projet de loi interdisant les licenciements boursiers a été déposé jeudi 19 juillet par les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR).


Constatant que "notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique", les députés du Front de gauche et progressistes ultramarins proposent, dans le premier des deux articles de leur texte, d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables. L'inspection du travail devra mettre en oeuvre cette disposition.
L'article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques s'engagent, en contrepartie, à ne pas réaliser de licenciements boursiers, au risque de devoir restituer les sommes perçues.

Cette proposition de loi, annoncée par le président du groupe André Chassaigne (FG), reprend un texte déposé par les sénateurs du groupe communiste, repoussé le 16 février par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes.
Dans l'exposé des motifs, les députés GDR soulignent que "l'ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l'égard des travailleurs qui produisent les richesses [...], la destruction de l'emploi industriel (500.000 emplois détruits depuis 2008) imposent une action rapide du législateur".
Citant les multiples cas de réduction d'activité, de fermeture de sites ou de licenciements, notamment chez Air France, Valeo, Carrefour, ArcelorMittal, PSA Peugeot Citroën et Sanofi, les députés notent qu'il s'agit, "dans bien des cas, de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l'augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital. Les travailleurs sont ainsi relégués au rang de variables d'ajustement d'une économie de casino."

- Lire le texte de la proposition de loi : clic

13/07/2012

LA VICTOIRE PAR LA LUTTE



Leur calvaire n'aura pas été vain. Au bout de deux années de combat, les salariés de Sodimédical ont obtenu de la Cour d'appel de Reims un jugement qui fera date dans le droit social français.

Pour la première fois, la justice fait le lien économique entre une filiale et sa maison-mère multinationale, portant un coup sans précédent à la stratégie des patrons délocalisateurs. Ainsi, le groupe austro-allemand Lohmann & Rauscher est condamné à payer les salaires dûs et à venir sous astreinte de 400 € par jour et par salarié et à l’obligation de reprendre la production sur le site de Plancy avec astreinte de 1 000 € par jour. Idem pour la mutuelle. Toutes celles et ceux, élus, militants politiques, syndicaux, mutualistes et associatifs, qui ont agi aux côtés des Sodis, peuvent aujourd’hui se sentir grandis. Le patron voyou est pris dans la nasse. Un pourvoi en Cassation ne le dispensera pas de l’application intégrale de ce jugement.

12/07/2012

UNE DETTE D' INTERETS EGALE A CINQ PISCINES !

Le rapport sur l’endettement de la ville, présenté au Conseil municipal du 28 juin, a suscité bien évidemment un débat au sein de l’assemblée communale. Il est vrai que son aggravation a de quoi inquiéter.

Alors qu’il avait déjà progressé de 14,5% en 2009, il atteint pour 2011, rien que pour le budget ville, 23,8 millions d’euros contre 18,6 en 2010, soit 1 693 euros par habitant. Mais si on y ajoute la dette des budgets annexes, économie, eau, assainissement, l’endettement global atteint la somme de 2 322 euros par habitant. Cette progression est à mettre au passif de M. Vuillemin et de son équipe, sans oublier non plus que l’équipe précédente avait en 2006-2007 réalisé un emprunt de dix millions d’euros qui a été consolidé par la majorité municipale actuelle ; un emprunt dit “toxique” car indexé sur le cours du franc suisse. Une situation qui coûte cher à la ville. Elle a, en effet, dû payer à Dexia 820 000 euros de pénalités pour renégociation des contrats initialement souscrits pour une sécurisation de cet emprunt pour seulement deux années. Et à défaut de renégociation de l’emprunt “toxique”, la ville devra débourser à Dexia 790 000 € pour la seule année 2013.

CINQ PISCINES !
Pour l’année 2012, les emprunts restant à rembourser représentent 32,6 millions d’euros. Mais au terme de ce remboursement, la ville donc les contribuables, devra s’acquitter de 32,5 millions d’euros d’intérêts à payer aux banques. Cette somme représente l’équivalent de cinq piscines comme celle envisagée actuellement à Romilly. Une situation qui a fait réagir Joë Triché, conseiller municipal communiste et conseiller général. Si le changement c’est maintenant, il ne faudra pas tarder à changer cela. Comment continuer d’accepter de telles ponctions dans la poche des ménages pour alimenter les profits des banques et payer leurs dividendes aux actionnaires ? Une réforme profonde du secteur bancaire et du crédit est urgente, par la création d’un pôle public financier qui favoriserait les activités créatrices d’emplois, la formation et les salaires. Des taux d’intérêts très abaissés viendraient soutenir ces activités au premier rang desquelles on retrouve les collectivités territoriales qui réalisent 75% des investissements publics, soutenant de ce fait l’emploi.

05/07/2012

DISCOURS DE POLITIQUE GENERALE : LA CONFIANCE SE FONDE SUR LES ACTES


Nous avons entendu le Premier ministre nous présenter avec beaucoup de conviction les 60 engagements du président Hollande rendus publics au cours de la campagne électorale.

Certaines mesures comme l'annulation de la TVA sociale, le droit de vote des étrangers, le rétablissement du barème de l'ISF ou la fin des exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires sont de bonnes nouvelles. Jean-Marc Ayrault a cependant manqué de nous convaincre sur les moyens qu'il entend se donner pour réussir une politique de changement à la hauteur des besoins des Français.

La rupture plusieurs fois proclamée par le Premier ministre avec l'austérité exige d'autres mesures que celles qu'il a annoncées. A s'en tenir là et en appelant les députés à ratifier le pacte budgétaire européen, qui sera le principal obstacle à la souveraineté nationale et aux changements voulus par les Français, le Premier ministre sera vite conduit à jeter le gant dans le combat à mener contre les marchés financiers, les institutions bancaires et une Troïka européenne plus éloignés que jamais des intérêts populaires.

Les parlementaires du Front de gauche ont fait le choix de s'abstenir ; la confiance se fonde sur les actes, et c'est aux actes que ceux qui ont porté la gauche au pouvoir jugeront. Attentifs à l'appel à mobilisation du Premier ministre, nous jouerons pour notre part tout notre rôle pour que les aspirations au changement formulées par les Français deviennent réalité.

Voir l'intervention d'André Chassaigne (colonne de droite).

27/06/2012

SMIC : UN SEVERE COUP DE FROID


Le coup de pouce du SMIC qui avait été promis se révèle être un premier et sévère coup de froid pour toutes celles et ceux qui attendaient autre chose qu'une valorisation à peine supérieure à celles des années précédentes.

Face à la crise et aux politiques d'austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d'agir efficacement dans trois directions.
La première porte sur la question salariale. Elle est au cœur, depuis le 6 mai, du changement attendu en terme de justice sociale. La seconde s'inscrit dans l'indispensable rupture avec l'austérité qui nourrit la crise à l'échelle européenne en brisant la croissance que le Président de la république appelle pourtant de ses vœux. La troisième s'inscrit dans la nécessite d'en finir avec les dogmes néo-libéraux qui font du «coût du travail » la cause des déficits commerciaux de la France. En réalité, ce sont les «coûts en capital » qui minent l'efficacité productive: en 2010, les charges d'intérêts payés aux banques et les dividendes versées aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d'euros.

Augmentation légale déduite, les smicards pourront s'offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie. Les calculs les plus savants ne feront en rien disparaître une réalité : le salaire minimum est une grande conquête sociale qui, après 5 années de sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2% qui apparaît aujourd'hui comme un renoncement. Une hausse du SMIC à 1700 euros brut est parfaitement soutenable à condition, comme le proposent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, d'instaurer un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées et de réduire l'écart entre le plus bas et le plus haut salaire de manière à ne pas dépasser 1 à 20.

- Le SMIC à 1 700 euros, combien ça coûte ? : clic

21/06/2012

APPEL A LA MOBILISATION ET A L'INTERVENTION POPULAIRE


Discours de Pierre Laurent : clic sur l'image

Les communistes ne participeront pas au gouvernement. 93,44% au niveau national (87,34% dans l’Aube) ont adopté le bulletin de vote qui leur était soumis et qui estimait que les conditions ne sont pas, en l’état actuel, réunies.
Le week-end dernier, encore, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, avait demandé au Premier ministre la prise en compte de revendications emblématiques du Front de Gauche. Mais le gouvernement entend se cantonner au programme de F. Hollande, sous-tendu par l’acceptation des logiques de marché, de concurrence et de rentabilité. Forts de leur majorité absolue au Parlement, les socialistes entendent jouer le jeu du présidentialisme et de l’alternance plutôt que de s’engager dans la voie d’une alternative. C’est traiter cavalièrement les 4 millions d’électeurs du Front de Gauche dont les voix ont été décisives pour battre Sarkozy. La hausse du SMIC sera-t-elle à la hauteur de ce qu’attendent les salariés ? La semaine prochaine, lors du sommet européen sur le traité Sarkozy-Merkel, le Président tiendra-t-il bon face à l’obstination d’A. Merkel ? Et, le 3 juillet, la déclaration de politique générale du Premier ministre donnera-t-elle le ton d’une vraie politique de gauche ?

TRISTES VACANCES D'ETE A ROMILLY


A deux semaines des congés scolaires, de nombreuses familles romillonnes se demandent ce qu’elles vont pouvoir faire durant les vacances d’été à Romilly.

Avec un chômage toujours très élevé, des salaires qui avoisinnent le SMIC et une précarité financière grandissante, comme le relèvent les différentes études réalisées, beaucoup de foyers romillons devront encore cette année se priver de tout projet de vacances. Mais alors que faire dans une ville sans piscine depuis quatre ans et sans cinéma depuis plus de deux mois ? Récemment, on a pu trouver dans les boîtes à lettres le programme des animations d’été proposées par la municipalité. Quelle pauvreté ! Mais aussi quel contraste avec le temps où les centres de loisirs accueillaient près de 400 jeunes ; où des centaines d’autres profitaient durant trois semaines de séjour d’été à la mer, à la montagne ; où leurs parents, transportés par les cars de la Ville, participaient aux fêtes des colonies de vacances à Filly en Haute-Savoie et à St-Jean-de-Monts en Vendée ; où des “camps”d’ados se rendaient en Corse, au Portugal et ailleurs...

Tout ceci était rendu possible par une politique de tarifs adaptés aux revenus des ménages afin qu’aucun enfant ne puisse en être exclu pour une raison financière. C’était la période où la municipalité de gauche, ouverte à des personnalités locales, avec un maire communiste avait déjà proclamé et traduit en actes concrets l’Humain d’abord. C’est loin d’être le cas de la droite locale avec E. Vuillemin dont la devise pourrait être “les promoteurs privés d’abord” à l’image de ce qui se passe sur le parc de la Belle-Idée. Pourtant, une politique municipale ambitieuse et enrichissante pour nos enfants et notre jeunesse est possible. En nous rencontrant, en discutant, nous pouvons sans attendre en tracer ensemble le chemin. C’est aussi et surtout cela l’Humain d’abord.

11/06/2012

DECLARATION DE PIERRE LAURENT

Paris, le 10 juin 2012
Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l'élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d'élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforme la réalité et la diversité de la vie politique française. C'est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L'inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c'est un grave problème démocratique que seules d'ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une VIe République peuvent résoudre. C'est un objectif que le PCF et le Front de gauche continueront de porter.

Le Front de gauche obtient près de 7 %. Ce résultat confirme l'ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s'enraciner durant la campagne législative . Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d'avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.

Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l'Assemblée nationale au sein d'une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu'il comptera pendant cinq ans. J'appelle à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l'Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe du Front de gauche.


- Les résultats du 1er tour dans la 3è circonscription : clic

24/05/2012

SODIMEDICAL : COMMUNIQUE DU PCF

Pierre Mathieu et J.-L. Mélenchon
avec les salariés de Sodimédical à Plancy
Communiqué de la fédération de l'Aube du Parti communiste français :

Lohmann et Rauscher a demandé la résiliation de son contrat avec EDF afin de faire couper l'électricité à l'usine Sodimédical de Plancy. Ce nouveau coup tordu intervient le lendemain de la mise en délibéré au 11 juillet de la décision de la Cour d'Appel de Reims sur le paiement des salaires. Humainement, un tel acharnement, une telle ignominie contre des salariés qui défendent leurs emplois ne peuvent laisser personne indifférent.

C'est enfoncer davantage le couteau sur la gorge des 54 salariés qui ne sont pas payés depuis octobre 2011 par un patron-voyou, condamné à de nombreuses reprises et qui exploite les failles juridiques pour parvenir à ses fins. Lohmann et Rauscher se retranche aujourd'hui derrière une procédure de sauvegarde qui s'applique, normalement, aux entreprises en difficulté alors que cette multinationale dispose de 140 millions d'euros de réserves financières.

23/05/2012

LEGISLATIVES : APPEL DE JOË TRICHE

P. Mathieu, J. Triché et Didier Le Reste,
syndicaliste cheminot, animateur du Front des luttes
Suppléant de Pierre Mathieu, candidat du Front de Gauche à l'élection législative dans la 3ème circonscription, Joë Triché explique le sens de son engagement à ses côtés.

COMPETENCES ET COMBATIVITE
Homme de terrain, homme d’écoute, Pierre Mathieu est aussi homme de propositions et d’action. J’en veux comme exemple - il y en aurait d’autres - le dossier Paris-Bâle. Alors que la droite a fait des effets de manche et d’annonces pendant des années, Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional chargé des transports, a fait en sorte que l’électrification voit le jour. Il l’avait promis. Avec lui, la parole donnée n’est jamais reprise. Nous avons rencontré à de nombreuses reprises les salariés de Sodimédical comme nous l’avions fait avec ceux d’Olympia et de Cycleurope à Romilly et tant d’autres confrontés aux délocalisations de productions et aux plans “sociaux”. Son énergie, sa compétence et sa combativité à servir le bien public sont parmi les raisons qui m’ont conduit à m’engager avec lui dans cette élection législative.
Le 10 juin, il nous faut conforter la victoire de la gauche. Il n’y aura pas d’état de grâce, elle est condamnée à réussir parce que les attentes  sont immenses. Cela nécessite un combat pied-à-pied, des ruptures nettes, particulièrement avec la logique du profit. Cela nécessite que des femmes et des hommes déterminés à mener un tel combat soient élus nombreux à l’Assemblée Nationale.
Les chances de réussite seront d’autant plus grandes si la voix d’élus de la trempe de Pierre Mathieu est entendue haut et clair.

- Plus d'infos sur la campagne : clic

12/05/2012

HOMMAGE A MAURICE CAMUSET

Le 8 mai, à l'initiative de la section de Romilly du PCF, un hommage a été rendu à Maurice Camuset, résistant et ancien maire communiste de Romilly, décédé il y a dix ans, et auquel ont participé plus d'une centaine de personnes.

L'intervention de Fethi Cheikh, secrétaire de la section de Romilly du PCF :
Je suis très heureux d'honorer aujourd'hui avec vous la mémoire de Maurice Camuset. Le 23 février 2002, s'éteignait notre regretté camarade. Agé de 82 ans, il était né le 23 juillet 1920 à Romilly. Chose paradoxale, l'année de sa naissance coïncidait avec celle du Parti communiste français. En effet, lors di 18éme Congrès du Parti socialiste, une grande majorité de congressistes s'était prononcée en faveur de l'adhésion à la IIIème Internationale et la création du PCF s'en était suivie.

Fils de cheminot et d’une ouvrière du textile, Maurice fit un apprentissage de peintre aux ateliers SNCF. Jeune, il fut un sportif émérite et pratiqua la gymnastique et le football. Lorsque la guerre éclata, avec d’autres jeunes de gens de son âge, il n’accepta pas l’occupation nazie et entra dans la Résistance. Aussitôt, au mépris des risques encourus (peine de mort ou déportation), il adhéra au Parti Communiste car il avait pris conscience que ce parti et ses militants étaient les seuls, au début de cette guerre, à s’opposer au fascisme. D’ailleurs, il convient d’associer aussi, Gisèle sa future épouse, qui l’accompagna dans tous ses combats et ne manqua pas de courage pour affronter l’ennemi avec des missions dangereuses pour elle et sa famille.

07/05/2012

UN NOUVEL ESPOIR EN FRANCE ET EN EUROPE

Réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, après la victoire de F. Hollande.
Clic sur l'image

LES RESULTATS A ROMILLY : clic

26/04/2012

DECLARATION DE PIERRE MATHIEU

Avec Jean-Luc Mélenchon, le candidat commun du Front de Gauche, nous pouvons être fiers de la campagne qui a été menée à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle.

Dans l’Aube comme dans tout le pays de très nombreux citoyens y ont contribué, sérieusement et joyeusement avec des objectifs très ambitieux : se débarrasser de Nicolas Sarkozy, créer les conditions d’un vrai changement, aller vers la VIè République. Nous avons entrepris de faire reculer les idées et les résultats du Front National, pendant que d’autres reprenaient leurs refrains nauséabonds… Il est très regrettable d’avoir été souvent les seuls à mener cette bataille. Mais quels auraient été les résultats si nous ne l’avions pas fait ?
Il y a quelques mois les sondages nous créditaient au mieux de 4% et beaucoup nous comptaient pour quantité négligeable. Puis, petit à petit, l’irruption citoyenne et notre travail ont fait grimper les intentions de vote en notre faveur. Les résultats de l’ensemble des candidats sont maintenant connus. Je les ressens comme porteurs de perspectives mais aussi… d’inquiétudes.

24/04/2012

1ER MAI : APPEL DE LA SECTION DU PCF DE ROMILLY-NOGENT

Faisons du 1er mai un grand moment d’unité des travailleurs et de la population !

Pour :
- le SMIC à 1 700 € par mois,
- l’interdiction des licenciements boursiers,
- le développement industriel de notre pays,
- la retraite à 60 ans à taux plein,
- la défense des services publics, du droit à la santé... 


Alors que le 1er mai organisé par les syndicats est un moment fort de rassemblement des travailleurs et d’expression revendicative, Sarkozy et l’extrême droite de Marine Le Pen veulent, cette année, en faire un moment où s’exprimera la division, la haine et le rejet de l’autre. Une attitude qui ne peut qu’affaiblir le nécessaire combat des travailleurs et de la population pour ses revendications, et renforcer celui du Medef et de la finance.
Résistance et unité des travailleurs, c’est la seule voie pour faire aboutir ces justes revendications.
Pour y contribuer, la section du PCF de Romilly-Nogent, membre du Front de gauche, vous invite à participer massivement aux côtés des syndicats au rassemblement du 1er mai.

- A Romilly, rassemblement à 10 h devant la Bourse du Travail.

23/04/2012

ET MAINTENANT SARKOZY DEHORS !

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français, président du Conseil national de campagne du Front de gauche.
Paris, le 22 avril 2012

Pour toutes celles et tous ceux qui aiment notre pays, qui, depuis cinq ans, ont durement souffert de la politique de Nicolas Sarkozy, souffert de la voir affaiblir, appauvrir, abîmer la France, les résultats du premier tour de l'élection présidentielle résonnent comme un appel à tout mettre en œuvre pour battre le président sortant. Comme on le redoutait, le score du Front national peut servir de réservoir au candidat Sarkozy. Le président sortant, en recul par rapport à 2007, peut être battu le 6 mai prochain.

Le second tour mettra aux prises, pour la droite, Nicolas Sarkozy, pour la gauche, François Hollande, le candidat socialiste que le suffrage universel a placé en tête. La droite doit maintenant subir une large défaite. C'est la nouvelle et prochaine étape indispensable de la révolution citoyenne que nous avons entamée.

16/04/2012

APPELS A VOTER DE PIERRE MATHIEU ET JOE TRICHE

Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional, et Joë Triché, conseiller général, candidats titulaire et remplaçant du Front de gauche à l'élection législative dans la 3ème circonscription, appellent à voter J.-L. Mélenchon.

PIERRE MATHIEU :
Répondre enfin à l'urgence sociale
La France compte plus de 11 millions de pauvres. Tel est l’inquiétant constat que vient de rendre public l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES). En 2009, 13,5% de la population, soit 8,2 millions de personnes vivaient avec moins de 954 euros par mois. Parmi ces personnes, près de deux millions étaient sous la barre des 640 euros mensuels. Un chiffre en nette progression par rapport à 2004 et depuis la situation s’est encore dégradée. Une situation inacceptable dans la 5ème puissance économique du monde.
L’accaparement des richesses par une poignée de privilégiés crée une exclusion grandissante qui touche principalement les femmes seules avec enfants, les personnes sans qualifications professionnelles… Une pauvreté et des difficultés qui touchent aussi, de plus en plus, ceux qui travaillent du fait du développement de l’emploi précaire et/ou de faible durée : intérim, CDD, chômage partiel… Cela n’a que trop duré ! Il faut avoir le courage et la volonté de s’attaquer aux forces de l’argent en France et en Europe. La priorité doit devenir : « l’humain d’abord ».
C’est le choix du Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon, que je soutiens, est à la présidentielle la chance de la gauche. Plus son score sera élevé, plus les conditions de battre Nicolas Sarkozy et de mettre en œuvre un vrai changement seront assurées. Il restera ensuite à élire de très nombreux députés du Front de gauche à l’Assemblée Nationale pour abolir ce qui doit l’être, s’attaquer aux inégalités et faire les lois, avec les citoyens, dans l’intérêt du peuple.

13/04/2012

HOMMAGE A CHARLES MASSON

Mercredi 18 avril à 10 h 30 au cimetière des Hauts-Buisson de Romilly, un hommage sera rendu à Charles Masson, fusillé par les nazis le 18 avril 1942.

18 avril 1942 - 18 Avril 2012 : il y a 70 ans, tombait le premier fusillé de Romilly. Il s’appelait Charles Masson.

Né en 1912, sa scolarité terminée, jeune ouvrier du textile, il devient très vite militant syndical avant d’adhérer au Parti Communiste. De par ses activités, en avril 1940,il est arrêté une première fois et incarcéré à Dijon. Dans la fièvre de l’arrivée des troupes d’occupation, il réussit à s’échapper avec deux autres aubois : Maurice Romagon et Marguerite Flavien-Buffard. N’acceptant ni la défaite, ni la présence de l’occupant, il entre dans la Résistance, et participe à la 1ère réunion organisée par le PCF clandestin, au lieu-dit «le Château-des-Cours» à Saint-Julien -les-Villas, dont le responsable est son compagnon : Maurice Romagon. Il devient ainsi l’un des tous premiers résistants aubois.

29/03/2012

LA RIVIERE EST SORTIE DE SON LIT

"La rivière est sortie de son lit et, quoi qu'il arrive, elle n'y rentrera pas de sitôt. [...] Ce que nous sommes en train de faire se regarde dans l'Europe entière". 23 000 personnes, dans et hors la salle, ont assisté au meeting du Front de gauche à Lille, mardi 27 mars.
- Clic sur l'image pour voir le discours.

28/03/2012

"RASSEMBLES DANS LES LUTTES, UNIS DANS LES URNES !"

Dimanche 25 mars, ils étaient plus d’une centaine à avoir répondu à l’invitation du collectif du Front de gauche de Romilly-Nogent. Didier Le Reste, animateur du Front des luttes, membre du Comité de campagne de Jean-Luc Mélenchon et syndicaliste cheminot, est venu débattre des enjeux des prochaines élections.

La venue à Romilly de Didier Le Reste a d'abord été l’occasion, en matinée, d’un échange sur le thème des transports. Cheminot, il connaît son sujet. Dans le cadre de ses responsabilités syndicales, il a livré de nombreuses luttes contre les politiques d’ouverture aux capitaux privés des transports publics et leurs impacts sur la qualité du service aux usagers et les conditions de travail des salariés.

22/03/2012

APRES LA BASTILLE,
MELENCHON A 14% !

Selon un sondage BVA, réalisé entre mercredi soir et jeudi matin, le candidat du Front de gauche, J.-L. Mélenchon, arrive en troisième position derrière F. Hollande (29,5%) et Sarkozy (28%), dépassant M. Le Pen et F. Bayrou. Il recueille 14% des intentions de vote, un niveau encore jamais atteint.

Ce nouveau sondage ruine tous les argumentaires selon lesquels la progression du Front de gauche se faisait au détriment du PS. Non seulement il n'en est rien, mais ils confirme ce que tous les précédents sondages ont déjà annoncé pour le second tour : une victoire nette du candidat socialiste.

- Voir le discours de la Bastille : clic sur l'image.

SODIMEDICAL : ILS ONT VOTE CONTRE !

A l’initiative du groupe des élus communistes et partenaires du Conseil municipal, un voeu avait été deposé demandant une aide financière de 1 500 euros en faveur des salariés de Sodimédical, qui avaient fait le déplacement à ce Conseil. L’exemple du Conseil régional et d’autres collectivités Auboises venues en aide aux “Sodis”, victimes d’un patron-voyou, n’a pas été suivi par la droite romillonne. L’opposition a voté pour.

ILS ONT VOTE CONTRE :
E. Vuillemin, A. Herszkowicz, G. Allart, M.-T. Lucas, D. Prieur, V. Paymal, M.-A. Commenil, I. Renaudot, J.-C. Lelouard, J. Beaujean, J. Bonnefoi, C. Rouge, T. Hosdez, J. Demeuve, C. Boulet, S. Wasmer, D. Boutier, A. Petrequin, J.-M. Berthier, C. Bouchut, C. Caron (présents au Conseil).

21/03/2012

RESISTANCE, MOBILISATION, SOLIDARITE...

...marqueront ce rassemblement convivial et festif.
A quelques semaines du premier tour de l’élection présidentielle, cette initiative est construite pour être un moment fort de partage pour, qu’à Romilly et dans ses environs, le Front de gauche réalise le résultat le plus élevé possible.

12/03/2012

SARKOZY A VILLEPINTE :
UN DISCOURS ANTI-SOCIAL

Dimanche dernier à Villepinte, Nicolas Sarkozy a ignoré les grandes urgences sociales du pays : logement, salaires, emploi et école n'ont pas une seule fois été évoqués.

 Et quand le chef de l'État a parlé du social, c'est pour fustiger les chômeurs, les immigrés et les syndicats. Il a même réussi le tour de force de faire huer les chômeurs, alors que ce sont des travailleurs victimes des politiques de licenciements.
Quand à l'Europe, ce fut du grand art ! Il a purement menti sur toute la ligne. Nicolas Sarkozy promet une Europe protectrice, alors que le 1er mars, il a signé un nouveau traité européen qui livre l'ensemble des salariés européens aux règles des marchés, de l'austérité et de la mise en concurrence sous domination allemande. Sur ce traité, il ne s'est d'ailleurs pas expliqué une seule fois, préférant là aussi montrer du doigt les immigrés.
On nous avait promis une relance de la campagne de Nicolas Sarkozy, du neuf. C'est en réalité la poursuite de la campagne ultra-droitère dont les Français ne veulent plus. Ce discours anti-social ne relance pas Nicolas Sarkozy, il le condamne à perdre.

09/03/2012

LES "SODI" DEVANT LA PREFECTURE

Jeudi 8 mars, journée mondiale des femmes, les salariées de Sodimédical étaient devant la préfecture de l'Aube.
  • Clic sur l'image pour voir le reportage et une interview de Joë Triché, conseiller général, et de Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional.
  • Voir aussi la vidéo de l'Est-Eclair : clic

02/03/2012

A quelques 50 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la prise de la Bastille est dans les starting-blocks. Le 18 mars prochain, date anniversaire du soulèvement de la Commune de Paris de 1871, le Front de Gauche organise son grand meeting de campagne sur l’un des lieux des plus symboliques de l’histoire de France.

Le matin même, un débat sur les aspects d’avancées démocratiques (de la question de la représentation en entreprise jusqu’à celles dans les institutions) est organisé à Gentilly (Val-de-Marne), à l’initiative de la maire Patricia Torjman-Planas et de Pierre Laurent, président du Conseil national du Front de Gauche.

25/02/2012

SODIMEDICAL :
LETTRE OUVERTE A F. BAROIN

Pierre Mathieu, Joë Triché et Pierre Laurent,
secrétaire national du PCF, le 18 janvier chez Sodimédical
Le 24 février, Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional, et Joë Triché, conseiler général, ont adressé une lettre ouverte au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie.

Monsieur le Ministre,

Depuis des mois les salariés de SODIMEDICAL de Plancy l’Abbaye sont victimes de la stratégie destructrice  de leur entreprise et d’un comportement  de la société mère Lohmann & Rauscher, que l’on ne peut que qualifier de « voyou ».
 
Organisation de la délocalisation de la production en Chine, au seul motif de permettre aux actionnaires d’engranger toujours plus de dividendes, tentative de faire financer par les pouvoirs publics  un plan social rejeté constamment par tous les jugements des tribunaux, refus systématique d’appliquer les décisions de justice, non paiements de la mutuelle, des salaires, des astreintes, refus de refaire partir la production comme le demande pourtant les tribunaux… Les dirigeants de ce groupe, plongent les salariés et leurs familles, privés des salaires qui leur sont dus,  dans des  difficultés extrêmes. Ces dirigeants pourtant « hors-la-loi »  se croient décidemment tout permis.

16/02/2012

LES FINANCES DE LA VILLE DANS LE ROUGE :
RAPPORT ACCABLANT DE LA CRC

La situation financière de la Ville a été passée au crible par la Chambre régionale des comptes (CRC). Le rapport est accablant et qualifie la situation financière de “préoccupante”.

En effet, l’endettement entre 2006 et 2010 (période examinée par la CRC) a progressé de 75% ; 50% depuis l’élection du maire, M. Vuillemin, et de son équipe de droite. Selon nous, la responsabilité est triple.
  1. Tout d’abord, il y a les choix de la majorité municipale qui a dépensé sans compter et emprunté à tours de bras pour des équipements dont les coûts auraient pu être notablement moindres. 3 à 4 millions d’€ pouvaient être économisés sur la MEFER si elle avait été réalisée dans les locaux vides d’Olympia. Autant avec la piscine si la municipalité avait suivi l’avis de la population qui avait opté pour une réhabilitation de la piscine Jean-Moulin.
  2. Responsabilité aussi des banques qui prêtent à des taux d’intérêts très supérieurs à l’inflation et ont proposé des emprunts “toxiques” dont la renégociation a été très coûteuse pour la Ville : 820 000 € de pénalités exigées par DEXIA.
  3. Il y a enfin la politique du trio Sarkozy-Fillon-Baroin qui asphyxie financièrement les communes : en 2011, moins 500 000 € de dotations de l’état pour Romilly.