27/01/12

SODIMEDICAL : COMMUNIQUE DE LA FEDERATION DE L'AUBE DU PCF

Les conseillers générraux communistes
ont interpellé P. Adnot à propos de Sodimédical
PHILIPPE ADNOT AU SECOURS DES DELOCALISATEURS

Les salariés de Sodimédical, venus lundi 23 janvier assister à la réunion du Conseil général, sont sortis abasourdis par les propos abjects tenus par Philippe Adnot à l’encontre de leur combat pour défendre leur emploi. Ils n’attendaient plus grand-chose du président du Conseil général et de ses amis de l’UMP.

Leur combat, ces femmes l’on mené seules contre tous. Depuis le début, les parlementaires aubois, F. Baroin, l’actuel ministre de l’économie et de l’industrie, le préfet, P. Adnot et toute sa cour ont pris fait et cause pour le patron liquidateur. Alors, c’est par la voix du conseiller général communiste, Joë Triché, qu’elles ont souhaité attirer l’intention des élus sur la nouvelle épreuve qu’on leur inflige avec la privation de leur mutuelle : « on ne peut pas laisser ainsi des familles avec leurs enfants sans complémentaire santé ». La somme pour relancer les droits n’est pas énorme, moins de trois mille euros. Et puis après tout, jugement après jugement, la justice les conforte dans leur bon droit. La cour d’appel de Reims dans un jugement exceptionnel n’a-t-elle pas estimé que « le motif économique est en réalité inexistant » pour procéder aux 52 licenciements ? D’un côté donc un vulgaire patron-voyou condamné par la justice française à relocaliser des productions expatriées en Chine sous astreinte de mille euros par jour et par salarié. De l’autre, 52 salariés qui se battent avec courage depuis deux ans pour garder le droit de travailler là où ils vivent.

Il semble que, pour la droite, le choix ne coule pas de source. M. Adnot s’est lancé dans une attaque idéologique aussi consternante que dénuée de fondement. S’en prenant tour à tour à J.-L. Mélenchon, aux communistes, aux salariés à leurs avocats et même à la justice. Avait-il déjà eu vent de la décision des prudhommes pour déclarer avec tant de verve que : « jamais la justice n’obligera une entreprise à produire alors qu’il n’y a pas de marché » ? Sodimédical fabrique des champs opératoires utilisés dans nos hôpitaux. N’opérerait-on plus en France au point de faire disparaître ce « marché » ?

Hélas, l’idéologie libérale, malgré les ravages qu’elle provoque depuis tant d’années dans notre pays, est bien vivace. Dans l’Aube, elle engorge les bancs du Conseil général. Lundi dernier, les élus de droite se sont à nouveau livrés à un triste spectacle d’autosatisfaction et n’ont pas eu un regard pour les salariés de Sodimédical. Ces hommes et ces femmes ont au moins compris comment ces notables ont laissé sacrifier les vingt-cinq mille emplois de l’industrie textile auboise et assumé sans pudeur ni aucun remord les drames humains qui en ont découlé.

Forts de cela, mercredi les Prud'hommes de Troyes avaient l’occasion d’écrire l’histoire , ils ont au contraire versé de l’eau au moulin des patrons-voyous. L’émotion et la colère passée, les Sodimédical ont décidé de faire appel, et donc de poursuivre leur combat. Ils ont le soutien sans faille du PCF et de ses élus, du Front de gauche à tous les niveaux.

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