27/06/2012

SMIC : UN SEVERE COUP DE FROID


Le coup de pouce du SMIC qui avait été promis se révèle être un premier et sévère coup de froid pour toutes celles et ceux qui attendaient autre chose qu'une valorisation à peine supérieure à celles des années précédentes.

Face à la crise et aux politiques d'austérité, en réponse aux attentes populaires pour une amélioration concrète des conditions de vie, le gouvernement avait, avec une vraie hausse du salaire minimum, la possibilité d'agir efficacement dans trois directions.
La première porte sur la question salariale. Elle est au cœur, depuis le 6 mai, du changement attendu en terme de justice sociale. La seconde s'inscrit dans l'indispensable rupture avec l'austérité qui nourrit la crise à l'échelle européenne en brisant la croissance que le Président de la république appelle pourtant de ses vœux. La troisième s'inscrit dans la nécessite d'en finir avec les dogmes néo-libéraux qui font du «coût du travail » la cause des déficits commerciaux de la France. En réalité, ce sont les «coûts en capital » qui minent l'efficacité productive: en 2010, les charges d'intérêts payés aux banques et les dividendes versées aux actionnaires par les sociétés ont atteint 309 milliards d'euros.

Augmentation légale déduite, les smicards pourront s'offrir une place de cinéma à tarif réduit pour rêver à une autre vie. Les calculs les plus savants ne feront en rien disparaître une réalité : le salaire minimum est une grande conquête sociale qui, après 5 années de sarkozysme, méritait bien autre chose que ce 2% qui apparaît aujourd'hui comme un renoncement. Une hausse du SMIC à 1700 euros brut est parfaitement soutenable à condition, comme le proposent le PCF et ses partenaires du Front de gauche, d'instaurer un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées et de réduire l'écart entre le plus bas et le plus haut salaire de manière à ne pas dépasser 1 à 20.

- Le SMIC à 1 700 euros, combien ça coûte ? : clic

21/06/2012

APPEL A LA MOBILISATION ET A L'INTERVENTION POPULAIRE


Discours de Pierre Laurent : clic sur l'image

Les communistes ne participeront pas au gouvernement. 93,44% au niveau national (87,34% dans l’Aube) ont adopté le bulletin de vote qui leur était soumis et qui estimait que les conditions ne sont pas, en l’état actuel, réunies.
Le week-end dernier, encore, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, avait demandé au Premier ministre la prise en compte de revendications emblématiques du Front de Gauche. Mais le gouvernement entend se cantonner au programme de F. Hollande, sous-tendu par l’acceptation des logiques de marché, de concurrence et de rentabilité. Forts de leur majorité absolue au Parlement, les socialistes entendent jouer le jeu du présidentialisme et de l’alternance plutôt que de s’engager dans la voie d’une alternative. C’est traiter cavalièrement les 4 millions d’électeurs du Front de Gauche dont les voix ont été décisives pour battre Sarkozy. La hausse du SMIC sera-t-elle à la hauteur de ce qu’attendent les salariés ? La semaine prochaine, lors du sommet européen sur le traité Sarkozy-Merkel, le Président tiendra-t-il bon face à l’obstination d’A. Merkel ? Et, le 3 juillet, la déclaration de politique générale du Premier ministre donnera-t-elle le ton d’une vraie politique de gauche ?

TRISTES VACANCES D'ETE A ROMILLY


A deux semaines des congés scolaires, de nombreuses familles romillonnes se demandent ce qu’elles vont pouvoir faire durant les vacances d’été à Romilly.

Avec un chômage toujours très élevé, des salaires qui avoisinnent le SMIC et une précarité financière grandissante, comme le relèvent les différentes études réalisées, beaucoup de foyers romillons devront encore cette année se priver de tout projet de vacances. Mais alors que faire dans une ville sans piscine depuis quatre ans et sans cinéma depuis plus de deux mois ? Récemment, on a pu trouver dans les boîtes à lettres le programme des animations d’été proposées par la municipalité. Quelle pauvreté ! Mais aussi quel contraste avec le temps où les centres de loisirs accueillaient près de 400 jeunes ; où des centaines d’autres profitaient durant trois semaines de séjour d’été à la mer, à la montagne ; où leurs parents, transportés par les cars de la Ville, participaient aux fêtes des colonies de vacances à Filly en Haute-Savoie et à St-Jean-de-Monts en Vendée ; où des “camps”d’ados se rendaient en Corse, au Portugal et ailleurs...

Tout ceci était rendu possible par une politique de tarifs adaptés aux revenus des ménages afin qu’aucun enfant ne puisse en être exclu pour une raison financière. C’était la période où la municipalité de gauche, ouverte à des personnalités locales, avec un maire communiste avait déjà proclamé et traduit en actes concrets l’Humain d’abord. C’est loin d’être le cas de la droite locale avec E. Vuillemin dont la devise pourrait être “les promoteurs privés d’abord” à l’image de ce qui se passe sur le parc de la Belle-Idée. Pourtant, une politique municipale ambitieuse et enrichissante pour nos enfants et notre jeunesse est possible. En nous rencontrant, en discutant, nous pouvons sans attendre en tracer ensemble le chemin. C’est aussi et surtout cela l’Humain d’abord.

11/06/2012

DECLARATION DE PIERRE LAURENT

Paris, le 10 juin 2012
Les résultats du premier tour des élections législatives confirment la volonté des Françaises et des Français de tourner la page de la droite. Après l'élection de François Hollande le 6 mai dernier, il est possible dimanche prochain d'élire une majorité de gauche à l'Assemblée nationale. Le scrutin est marqué par une forte abstention et une bipolarisation accrue des exprimés qui déforme la réalité et la diversité de la vie politique française. C'est la conséquence de la présidentialisation forcenée du débat politique. L'inversion du calendrier électoral minore et dénature la portée du scrutin législatif, c'est un grave problème démocratique que seules d'ambitieuses réformes institutionnelles allant vers une VIe République peuvent résoudre. C'est un objectif que le PCF et le Front de gauche continueront de porter.

Le Front de gauche obtient près de 7 %. Ce résultat confirme l'ancrage national du Front de gauche qui est à nouveau ce soir la seconde force de la gauche. Dans de nombreuses circonscriptions, la dynamique mobilisatrice du Front de gauche a continué de s'enraciner durant la campagne législative . Les deux batailles, présidentielle et législative, menées au cours de ce semestre, constituent une promesse d'avenir et un atout sans lequel la gauche ne pourra réussir.

Dimanche prochain, un groupe Front de gauche peut être élu à l'Assemblée nationale au sein d'une large majorité de gauche. Le pays pourra compter sur les députés qu'il comptera pendant cinq ans. J'appelle à battre, partout dimanche prochain, les candidats de droite encore en lice, à barrer la route de l'Assemblée nationale aux candidats du FN et à élire, en se rassemblant autour des candidats de gauche les mieux placés, une majorité de gauche forte d'un groupe du Front de gauche.


- Les résultats du 1er tour dans la 3è circonscription : clic