26/07/2012

SODIMEDICAL : LOHMANN ET RAUSCHER SE MOQUENT DE LEURS SALARIES !

Ayant appris que les patrons de Sodimédical prétendent ignorer le français pour ne pas appliquer le jugement de la Cour d’appel, nous leur traduisons en allemand le titre de notre article :
Lohmann und Rauscher verhöhnen ihre Arbeiter !

Jusqu’à quand va-t-on laisser durer la mascarade ? Le jugement du 11 juillet de la Cour d’appel de Reims  qui oblige sous astreinte financière Lohmann & Rauscher à payer les salaires dûs depuis 9 mois aux Sodis et à leur redonner du travail n’est toujours pas appliqué. Après avoir usé de toutes les combines juridiques pour mettre à genou les salariés qui veulent garder leurs emplois, la direction de la maison mère prétexte maintenant un jugement notifié en français (et non en allemand) pour pourrir davantage la vie des Sodis. C’est écoeurant ! C’est la traduction dans son implacable immoralité de la haine patronale contre les ouvriers qui défendent leur droit au travail, un droit vital. Devra-t-on d’aventure leur traduire aussi en allemand les appels d’offres des hôpitaux publics français qu’ils fournissent ? Lohmann et Rauscher se moque de ses salariés, variables d’ajustement dont les actionnaires jugent la profitabilité à l’aune de leurs dividendes. Ils se moquent aussi de nous tous en utilisant cette nouvelle ficelle dilatoire, mais posent très crûment la question et l’urgence d’un appareil législatif plus favorable aux salariés.

Des actes politiques
Il faut une loi contre les licenciements boursiers. Un projet dans ce sens a été déposé à l’Assemblée Nationale par les députés du Front de Gauche. Mais il faut également colmater toutes les fissures par où s’infiltrent les délinquants en cols blancs qui se soustraient à leurs obligations sociales et sociétales. Le coût de la "grivèlerie" des riches se chiffre par centaines de milliards d’euros. Fruits de notre travail, des sommes colossales sont détournées des caisses de la collectivité nationale. Le gouvernement et la majorité de gauche dans les deux Chambres doivent s’emparer de ces questions. Le laxisme n’est plus de mise et l’importance des plans sociaux annoncés ne l’autorise plus. Les juges d’Appel ont donné raison aux Sodis. Leur décision doit être appliquée immédiatement.

20/07/2012

LE PROJET DE LOI CONTRE LES LICENCIEMENTS BOURSIERS DEPOSE A L'ASSEMBLEE

Le projet de loi interdisant les licenciements boursiers a été déposé jeudi 19 juillet par les députés du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR).


Constatant que "notre arsenal juridique permet aux entreprises de licencier en dépit de leur bonne santé économique", les députés du Front de gauche et progressistes ultramarins proposent, dans le premier des deux articles de leur texte, d'exclure du champ légal des licenciements économiques ceux qui sont effectués dans des entreprises ayant reversé des dividendes à leurs actionnaires au titre d'au moins un des deux derniers exercices comptables. L'inspection du travail devra mettre en oeuvre cette disposition.
L'article 2 prévoit que les entreprises qui bénéficient d'aides publiques s'engagent, en contrepartie, à ne pas réaliser de licenciements boursiers, au risque de devoir restituer les sommes perçues.

Cette proposition de loi, annoncée par le président du groupe André Chassaigne (FG), reprend un texte déposé par les sénateurs du groupe communiste, repoussé le 16 février par une très courte majorité, mais votée par les sénateurs socialistes.
Dans l'exposé des motifs, les députés GDR soulignent que "l'ampleur de la crise, la violence des comportements des dirigeants à l'égard des travailleurs qui produisent les richesses [...], la destruction de l'emploi industriel (500.000 emplois détruits depuis 2008) imposent une action rapide du législateur".
Citant les multiples cas de réduction d'activité, de fermeture de sites ou de licenciements, notamment chez Air France, Valeo, Carrefour, ArcelorMittal, PSA Peugeot Citroën et Sanofi, les députés notent qu'il s'agit, "dans bien des cas, de conserver des marges de profit nécessaires au maintien ou à l'augmentation de la part revenant aux actionnaires ou à la constitution de réserves en capital. Les travailleurs sont ainsi relégués au rang de variables d'ajustement d'une économie de casino."

- Lire le texte de la proposition de loi : clic

13/07/2012

LA VICTOIRE PAR LA LUTTE



Leur calvaire n'aura pas été vain. Au bout de deux années de combat, les salariés de Sodimédical ont obtenu de la Cour d'appel de Reims un jugement qui fera date dans le droit social français.

Pour la première fois, la justice fait le lien économique entre une filiale et sa maison-mère multinationale, portant un coup sans précédent à la stratégie des patrons délocalisateurs. Ainsi, le groupe austro-allemand Lohmann & Rauscher est condamné à payer les salaires dûs et à venir sous astreinte de 400 € par jour et par salarié et à l’obligation de reprendre la production sur le site de Plancy avec astreinte de 1 000 € par jour. Idem pour la mutuelle. Toutes celles et ceux, élus, militants politiques, syndicaux, mutualistes et associatifs, qui ont agi aux côtés des Sodis, peuvent aujourd’hui se sentir grandis. Le patron voyou est pris dans la nasse. Un pourvoi en Cassation ne le dispensera pas de l’application intégrale de ce jugement.

12/07/2012

UNE DETTE D' INTERETS EGALE A CINQ PISCINES !

Le rapport sur l’endettement de la ville, présenté au Conseil municipal du 28 juin, a suscité bien évidemment un débat au sein de l’assemblée communale. Il est vrai que son aggravation a de quoi inquiéter.

Alors qu’il avait déjà progressé de 14,5% en 2009, il atteint pour 2011, rien que pour le budget ville, 23,8 millions d’euros contre 18,6 en 2010, soit 1 693 euros par habitant. Mais si on y ajoute la dette des budgets annexes, économie, eau, assainissement, l’endettement global atteint la somme de 2 322 euros par habitant. Cette progression est à mettre au passif de M. Vuillemin et de son équipe, sans oublier non plus que l’équipe précédente avait en 2006-2007 réalisé un emprunt de dix millions d’euros qui a été consolidé par la majorité municipale actuelle ; un emprunt dit “toxique” car indexé sur le cours du franc suisse. Une situation qui coûte cher à la ville. Elle a, en effet, dû payer à Dexia 820 000 euros de pénalités pour renégociation des contrats initialement souscrits pour une sécurisation de cet emprunt pour seulement deux années. Et à défaut de renégociation de l’emprunt “toxique”, la ville devra débourser à Dexia 790 000 € pour la seule année 2013.

CINQ PISCINES !
Pour l’année 2012, les emprunts restant à rembourser représentent 32,6 millions d’euros. Mais au terme de ce remboursement, la ville donc les contribuables, devra s’acquitter de 32,5 millions d’euros d’intérêts à payer aux banques. Cette somme représente l’équivalent de cinq piscines comme celle envisagée actuellement à Romilly. Une situation qui a fait réagir Joë Triché, conseiller municipal communiste et conseiller général. Si le changement c’est maintenant, il ne faudra pas tarder à changer cela. Comment continuer d’accepter de telles ponctions dans la poche des ménages pour alimenter les profits des banques et payer leurs dividendes aux actionnaires ? Une réforme profonde du secteur bancaire et du crédit est urgente, par la création d’un pôle public financier qui favoriserait les activités créatrices d’emplois, la formation et les salaires. Des taux d’intérêts très abaissés viendraient soutenir ces activités au premier rang desquelles on retrouve les collectivités territoriales qui réalisent 75% des investissements publics, soutenant de ce fait l’emploi.

05/07/2012

DISCOURS DE POLITIQUE GENERALE : LA CONFIANCE SE FONDE SUR LES ACTES


Nous avons entendu le Premier ministre nous présenter avec beaucoup de conviction les 60 engagements du président Hollande rendus publics au cours de la campagne électorale.

Certaines mesures comme l'annulation de la TVA sociale, le droit de vote des étrangers, le rétablissement du barème de l'ISF ou la fin des exonérations de charges sociales sur les heures supplémentaires sont de bonnes nouvelles. Jean-Marc Ayrault a cependant manqué de nous convaincre sur les moyens qu'il entend se donner pour réussir une politique de changement à la hauteur des besoins des Français.

La rupture plusieurs fois proclamée par le Premier ministre avec l'austérité exige d'autres mesures que celles qu'il a annoncées. A s'en tenir là et en appelant les députés à ratifier le pacte budgétaire européen, qui sera le principal obstacle à la souveraineté nationale et aux changements voulus par les Français, le Premier ministre sera vite conduit à jeter le gant dans le combat à mener contre les marchés financiers, les institutions bancaires et une Troïka européenne plus éloignés que jamais des intérêts populaires.

Les parlementaires du Front de gauche ont fait le choix de s'abstenir ; la confiance se fonde sur les actes, et c'est aux actes que ceux qui ont porté la gauche au pouvoir jugeront. Attentifs à l'appel à mobilisation du Premier ministre, nous jouerons pour notre part tout notre rôle pour que les aspirations au changement formulées par les Français deviennent réalité.

Voir l'intervention d'André Chassaigne (colonne de droite).