30/09/2012

80 000 CONTRE L'AUSTERITE !


Un rendez-vous réussi, large, rassembleur et fondateur d'un front uni contre l'austérité dont la gauche aura absolument besoin si elle veut tenir le pari du changement.

Au cri de "résistance", le cortège s'est ébranlé peu après 14 heures, dimanche 30 septembre, de la place de la Nation, derrière une banderole proclamant "Pour une Europe solidaire, non au traité d'austérité". Les manifestants, au nombre de 80 000, ont convergé peu après 16 heures place d'Italie, le point final de la manifestation. "Cette manifestation signifie l'entrée en mouvement du peuple français au côté des autres peuples qui protestent contre l'austérité", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, insistant sur la présence à cette manifestation d'élus européens de la gauche radicale. Avec lui en tête du cortège se trouvaient Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, Philippe Poutou et Olivier Besancenot du NPA, Annick Coupé et des représentants d'Attac...


Une centaine d'Aubois en car, train ou en covoiturages ont fait le déplacement à Paris.


27/09/2012

SODIMEDICAL :
LA JUSTICE DONNE RAISON AUX PATRONS VOYOUS


Le couperet est tombé vendredi 28 septembre en fin de matinée : liquidation.

L’avocat général avait estimé, mercredi 26 à l’audience de référé de la Cour d’appel de Reims, suite à la décision du Tribunal de commerce de Troyes, que «la liquidation de Sodimédical [était] inévitable».

Ce revirement est surprenant et choquant, car fin juin il avait pris fait et cause pour les salariées de Sodimédical. «Je suis à 200% à vos côtés» avait-il déclaré en demandant à Lohmann et Raucher de relocaliser l'activité en France et de payer les salaires des 50 ouvrières de Plancy. La justice ne protège donc pas les travailleurs contre l'appétit des patrons voyous qui peuvent tout se permettre sans être inquiétés puisqu'elle leur donne raison.

Qu’a fait Arnaud Montebourg ? Où sont les assurances de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, de «faire le nécessaire [et de] mettre bon ordre»? Et la promesse de François Hollande de suivre ce dossier avec attention ? Au moment où la barre des 5 millions de chômeurs est franchie, c’est un encouragement pour les patrons, effarant de la part d’un gouvernement de gauche.

Jean-Luc Mélenchon, dans une interview, considère le Président et le Premier ministre comme «les exécuteurs testamentaires de N. Sarkozy». Dans le dossier Sodimédical, ce sont aussi les fossoyeurs. La lutte des Sodis avait permis d’obtenir un jugement sur lequel aurait pu s’appuyer le gouvernement pour légiférer en faveur du monde salarié, en premier lieu par une loi antidélocalisation. A la fermeté, il a préféré le laxisme qui ouvre toutes grandes les vannes de la casse massive d’emplois.

Les Sodis, frappés dans le dos, ont perdu une bataille, mais le monde du travail n’a pas perdu la guerre. La lutte pour l'emploi continue !

20/09/2012


L'AVEU DE M. VUILLEMIN
A l’occasion de la réunion des “forces vives” romillonnes, organisée par la municipalité, Eric Vuillemin, maire, nous a gratifié d’une déclaration en forme d’aveu. Il a, en effet, martelé que Romilly n’avait plus sa vraie place, “celle qu’elle n’aurait jamais dû perdre sur l’échiquier régional” (Est-Eclair du 17/09).

Effectivement, jusqu’en 1989, la seconde ville du département faisait preuve d’un dynamisme reconnu ; le chômage y était un des plus bas de Champagne-Ardenne et Romilly fut reconnue “Ville de l’année” de la région pour le nombre et la qualité de ses équipements publics. Aujourd’hui, alors que certains présentent la gestion des maires communistes, Maurice Camuset puis Georges Didier, comme une période sombre, elle fut au contraire celle de très nombreuses réalisations accessibles à tous. écoles primaires dans tous les quartiers, collèges, lycée, stade Bardin-Gousserey, piscine, courts de tennis, conservatoire, harmonie municipale, MJC, cinéma Eden, nouvel hôpital, restauration scolaire, classes de neige et vacances d’été, Maison de l’Enfance, foyers pour les seniors, logements et création de quartiers nouveaux, quotient familial... Tout cela a été réalisé durant cette période. Dont acte, monsieur Vuillemin.

LES CACHOTTERIES DE M. VUILLEMIN
Chômage à Romilly : la hausse... toujours !

Alors que le conseil municipal du 14 septembre arrivait à son terme et que les élus s’apprêtaient à quitter la séance, vint une question diverse, posée par le conseiller municipal communiste Christophe Latrasse, à propos de l’évolution du chômage à Romilly. Visiblement mis dans l’embarras, l’adjoint à l’économie, Jerôme Bonnefoi, a bien eu du mal à répondre à cette question. Pourtant, les chiffres, il les connait. E. Vuillemin, tout aussi gêné, a concédé qu’il y avait “une légère hausse”. Le chômage progresse donc, bien qu’il ne se passe pas une semaine sans que le maire annonce des créations d’emplois !

SODIMEDICAL :
COMMUNIQUE DE LA DIRECTION NATIONALE DU PCF

Décision révoltante du procureur de la République contre les "Sodimédical" !

Le tribunal de commerce de Troyes vient de demander [mardi 18 septembre] la liquidation immédiate de Sodimédical ! Quelle honte ! Cette décision est révoltante face au combat exceptionnel et d'une grande dignité des 52 femmes salariées de Sodimédical.

Le procureur de la République, dans une audience privée sans la présence des salariées et en refusant à leur avocat Maître Brun de plaider, a pris fait et cause pour les patrons voyous de la société allemande et condamne les 52 emplois de Sodimédical. Condamné à relocaliser l'activité dans l'Aube et à indemniser les salariées, par une décision de justice du tribunal de Reims le 11 juillet 2012, jamais le groupe Lohmann et Rauscher n'a été contraint par la justice d'appliquer ces décisions !

Le Président  de la République, François Hollande avait déclaré à Châlons-en-Champagne, le 31 août, qu'il prenait “fait et cause” pour le combat exemplaire des Sodimédical. Un ultime recours va être déposé dans les prochaines heures devant le tribunal de Reims pour empêcher l'exécution de la liquidation.

Tels les milliers d'Aubois, les syndicalistes, les militants du Front de gauche, communistes, écologistes, socialistes, les élus de différentes sensibilités qui se sont engagés à leurs côtés, la République doit protéger ces femmes salariées et leurs emplois, premières victimes des appétits des marchés financiers. Il est encore temps d'empêcher l'intolérable liquidation des Sodimédical.

14/09/2012

LES "SODIS" A LA FETE DE L'HUMA


Samedi 15 septembre, les salariés de Sodimédical, accompagnés de Joë Triché, conseiller général, ont fait le déplacement à la fête de l'Humanité. Programme chargé avec, le matin à 10 heures, un débat à l'espace du Front des Luttes où elle ont rencontré d'autres salariés en lutte : Thalès, Unilever, Fralib, Ford, Pilpa, 3 Suisses, Continental, Doux... et même les mineurs Espagnol en grève des Asturies et d'Andalousie.
Marie-Georges Buffet a assisté à ce débat, rejointe ensuite par Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon.
L'après-midi à 15 heures, grande manifestation (notre photo).

07/09/2012

JUSTICE ENFIN POUR LES SODIMEDICAL ?

Après la douche froide, lundi 10 septembre au tribunal de commerce de Troyes, les Sodis ont repris espoir à l’issue d’un entretien avec la ministre de la Justice, Christiane Taubira.

L’intention du procureur de donner suite à la demande de liquidation de l’entreprise, nouvelle manoeuvre de Lohmann et Rauscher pour arriver à ses fins et faire supporter par la collectivité sa casse de l’emploi, avait choqué. Le mot n’est pas trop fort puisque le représentant du ministère public n’était pas sans ignorer les décisions favorables aux salariés, notamment celle de la Cour d’Appel de Reims rendue mi-juillet.

L’interrogation hantait tous les esprits : la justice tolérerait-elle les arguties dilatoires d’un patron voyou ; allait-elle créer un précédent, un nouveau “modus operandi” que les délocalisateurs ne manqueraient pas d’imiter ? La ministre de la Justice, rencontrée mercredi par les salariés et leurs avocats, semble résolue à mettre en branle les rouages nationaux et internationaux pour que Lohmann et Rauscher applique les jugements prononcés. La ministre, garante de l’Etat de droit, joue donc son rôle, celui de protéger les plus faibles et de veiller à l’application des jugements prononcés.

Selon Me Brun, elle s’est déclarée “étonnée et choquée” par la décision du procureur et a promis “d’y mettre bon ordre”, s’engageant “à faire le nécessaire”. Le dossier revenant mardi devant le tribunal de commerce, le vrai changement pour les Sodis sera-t-il, après deux ans de lutte, qu’un jugement historique pour tout le monde du travail soit enfin appliqué ?