24/12/2012

"CA VA ETRE DUR POUR LES FRANCAIS"


François Hollande, face aux mauvaises perspectives économiques de l’Insee, a prévenu que 2013 serait “dur pour les Français”. Dur pour la poignée de milliardaires ou pour les 65 millions d’autres ?

Une des instances devenues tutélaires des nations, le FMI, annonce que la France ne rentrera pas dans les clous, autrement dit qu’elle ne parviendra pas à ramener son déficit public en-dessous du seuil des 3% du PIB, imposé par les traités ultralibéraux. De son côté, l’Insee ne prévoit “aucun élan de croissance” et annonce que le premier semestre 2013 verra la continuation de la destruction d’emplois. Pourtant, le Premier ministre persiste et signe en misant sur une croissance de 0,8%. En dépit donc des mesures d’austérité draconiennes imposées par le gouvernement, le bout du tunnel de la crise n’est toujours pas en vue. De son côté, l’OCDE qui se félicite que ces mesures “ont réduit les pressions immédiates”, continue de considérer que “la crise de la zone euro demeure la principale menace pour l'économie mondiale” et n’exclut pas un nouveau plongeon dans une récession mondiale l’année prochaine.

20/12/2012

36EME CONGRES DU PCF :
LES COMMUNISTES VEULENT "RALLUMER LES ETOILES"

Les adhérents du Parti communiste français étaient appelés aux urnes ce 14 et 15 décembre 2012 afin de déterminer leur base commune de discussion pour leur 36ème congrès, qui se tiendra du 7 au 10 février 2013 à Aubervilliers.

Le texte proposé par le Conseil national du PCF, « Il est grand temps de rallumer les étoiles - Humanifeste du Parti communiste à l'aube du siècle qui vient », a été adopté à 73,15% des suffrages exprimés. Le texte alternatif numéro 1, « Unir les communistes pour un PCF de combat, marxiste, populaire et rassembleur » a obtenu 11,08% ; le texte alternatif numéro 2, « Combattre l'austérité, en finir avec le capitalisme », a obtenu 9,95% : et le texte alternatif numéro 3, « Un parti résolument communiste dans l'affrontement de classe ni abandon ni effacement », a obtenu 5,82%.

PREPARER L'ALTERNATIVE A LA DROITE EN 2014

Début décembre, la section du PCF et ses élu-e-s au conseil municipal de Romilly ont organisé une assemblée citoyenne. Un objectif : refermer la parenthèse de la droite aux municipales de 2014. 

Bilan de l’équipe Vuillemin, perspectives et construction d’une alternative de gauche d’ici à 2014 ; le débat fut sans concession. Joë Triché a introduit la discussion en dressant le bilan de la droite à la tête de la ville depuis 2008.

Lourd passif de la droite
Des réalisations ont certes été effectuées en matière de voirie, de réfection des trottoirs, d'aménagement de la Béchère, de fleurissement que le groupe communiste et partenaires a soutenu au conseil municipal. Ces travaux figuraient aussi dans le programme de la liste de gauche que conduisait Joë Triché en 2008. Aucune concession cependant en matière d'emploi, avec un chômage qui n'a cessé de progresser et sur les engagements non tenus concernant la zone commerciale de la Belle-Idée. Autres points très négatifs : l'endettement de la commune (plus de 32 millions d'euros au 1er septembre 2012), la promesse (non tenue) de baisser les impôts, les hausses importantes des taxes sur l'eau, l'assainissement, les tarifs de restauration scolaire, la démolition de la piscine, la fermeture de l'aérodrome, les conflits avec le milieu associatif, la mise en péril du cinéma Eden, le souhait d'honorer un collaborateur au régime nazi en baptisant un quartier de son nom, etc. Un bilan qui aurait pu être bien plus lourd d’ailleurs sans une opposition vigilante et la mobilisation de la population (contre le paiement des études surveillées, les attaques à l'encontre des clubs sportifs, entre autre).

14/12/2012

LE GOUVERNEMENT VEUT TORPILLER PARIS-BELFORT. NE LAISSONS PAS FAIRE !

Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional, alerte la population sur la remise en cause du statut national de la ligne Paris-Troyes-Belfort.

L’avant projet de loi de décentralisation et de réforme de l’action publique qui vient de sortir est sans ambiguïté. Il remet purement et simplement en cause le statut national de la ligne ferroviaire qui dessert depuis Paris le sud de la Champagne-Ardenne. Il prévoit un désengagement total de l’état sur l’ensemble des dessertes aujourd’hui sous sa responsabilité. Cela concerne notamment tous les allers et retours entre Paris et Troyes, mais également tous les trains desservant les villes entre Paris, Culmont-Chalindrey et Belfort. En effet, en redéfinissant son champ de responsabilité aux seuls «services de jours entre des villes de plus de 100 000 habitants situées dans deux régions différentes non contiguës», le gouvernement a l’intention de sacrifier purement et simplement notre territoire.

Il ne saurait être question de laisser remettre en cause un engagement clair pris par le précédent gouvernement, suite à la mobilisation de tous dans le cadre de la négociation entre l’état et la Région à l’occasion de la mise en service du TGV-Est européen, qui ignore l’Aube et la Haute-Marne. La riposte doit immédiatement s’organiser. Je propose donc à toutes les bonnes volontés de se retrouver

Pierre Mathieu

05/12/2012

ELECTRIFICATION PARIS - TROYES : "L'INERTIE, CELA SUFFIT !"

Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports, appelle à la mobilisation pour le respect du calendrier d’un projet dont la réalisation n’a déjà que trop tardé. Interview exclusive :

Depuis la rentrée, vous ne cessez d’alerter sur le risque de retard que pourrait prendre l’électrification de Paris Troyes. Celle-ci peut-elle être remise en cause comme certains projets qui relèvent du Schéma National des Infrastructures de Transports (SNIT) ?
Pierre Mathieu : Officiellement, nous n’avons aucune information que ce projet puisse être remis en cause. C’est un projet qui ressort des Contrats de projets entre l’état et les régions (Champagne-Ardenne et  Ile-de-France) dont le bouclage financier est arrêté, et le planning pour une mise en service en 2017 établi. Les études avant-projets sont terminées et nous avons même mis en place, en octobre dernier, huit millions d’euros de crédits complémentaires, avec l’état et la région Ile-de-France pour financer la fin des études projet et procéder aux acquisitions foncières nécessaires pour ne prendre aucun retard. Au total près de 25 millions d’euros sont d’ores et déjà engagés. De premiers travaux importants (tunnel des Bouchots par exemple) sont bien programmés pour 2014 par RFF. Mais dans le même temps, l’état n’a toujours pas programmé les réunions publiques qui devaient avoir lieu cet automne ; l’enquête publique n’est toujours pas lancée et nous attendons toujours le retour de l’approbation ministérielle du projet. L’argument du temps nécessaire suite à la mise en place du nouveau gouvernement, pour un projet si avancé et qui bénéficie du soutien unanime de tous les acteurs du territoire (collectivités, usagers, acteurs sociaux-économiques...), n’est pas recevable. Il y a actuellement sur ce dossier un attentisme et un laxisme de l’état qui devient coupable. Je rappelle que toute année de retard engendrerait un surcoût de 4 millions d’euros, sans parler de la galère des usagers qui se prolongerait. Enfin, comment ne pas voir, au moment où tout le monde s’interroge sur les moyens de relancer la croissance, l’importance d’un tel  chantier pour l’activité des entreprises et l’emploi ?