31/01/2013

ELECTRIFICATION PARIS-TROYES :
LE PROJET SE POURSUIT

Après une entrevue au ministère des transports, le 30 janvier, Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports, donne son appréciation.

"L’enquête pour la déclaration d’utilité publique sera prochainement lancée. L’hypothèque d’une suspension ou pire d’une remise en cause du projet d’électrification est définitivement levée. C’est ce que je retiens suite au rendez-vous avec le ministre des transports. Celui-ci a très clairement indiqué que ce projet ne faisait pas partie de ceux qui sont actuellement soumis à audit et qui feront l’objet d’arbitrages, et qu’aucun gel n’avait été préconisé par le gouvernement. Nous avons pris acte de ce positionnement et demandé dès lors au ministre que soit lancée sans plus tarder l’enquête d’utilité publique et que soit prononcée l’approbation ministérielle du projet. Le ministre s’est engagé à donner les instructions pour qu’il en soit bien ainsi, ce dont je me félicite. Pour une mise en service en 2017 de l’électrification, plus aucun jour ne doit désormais être perdu. Une étape déterminante vient à nouveau d’être franchie dans un combat qui dure depuis maintenant… vingt ans.

Nul doute que la démarche commune de l’ensemble des responsables politiques concernées par le dossier est source d’efficacité pour la concrétisation d’un dossier d’intérêt général. Les présidents des conseils généraux de l’Aube et de la Haute-Marne, les députés-maires de Chaumont et de Troyes, le maire de Nogent-sur-Seine accompagnaient le conseil régional et son président, Jean-Paul Bachy lors de ce rendez-vous. Tous ont fait part au ministre, comme ils l’avaient déjà fait antérieurement, de leur identité de vue sur le projet et de leur détermination qui restera intacte jusqu’à la finalisation du projet. Tous ont demandé le maintien du statut national de la ligne et du niveau de dessertes actuel pour les villes concernées, ainsi que le renouvellement prochain d’un matériel à bout de souffle. Sur ces points, si le ministre a dit ne pas se sentir engagé par l’avant-projet de loi de décentralisation rendu public en décembre, remettant en cause la définition des Trains d’équilibre du territoire, il n’a pas fait, pour autant part, d’un positionnement définitif totalement rassurant. La vigilance de tous les acteurs concernés reste donc de mise dans la période qui s’ouvre."