27/03/2013

CHOMAGE : RECORD HISTORIQUE DANS L'AUBE

L'Aube vient de battre son record historique du chômage. Il datait de septembre 1996 : on comptait alors 16 804 demandeurs d'emploi. En février 2013, ils étaient 16 997 (pour la seule catégorie A).

La dernière livraison de l'INSEE est sans appel. L'économie française a eu une croissance nulle en 2012 et les prévisions de croissance pour 2013 et 2014 sont tout aussi sombres. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La politique d'austérité et de baisse des coûts salariaux se traduit par une pression sur l'emploi au nom de la compétitivité, qui fait exploser le chômage au point de presque atteindre les records nationaux de 1997. Elle contribue à transférer le poids de la fiscalité des entreprises sur celle des ménages (10 milliards d'euros par le CICE) ce qui réduit d'autant leur pouvoir d'achat et pèse sur leur consommation. Elle diminue la dépense publique en ponctionnant les services publics nationaux et locaux, au point de les empêcher de fonctionner, de répondre aux besoins de la population et de financer l'activité locale. Autant de mesures qui enferment de fait la France dans la stagnation.

21/03/2013

DROIT DE VOTE DES ETRANGERS : UNE RECULADE

Il faut appeler un chat un chat et la position du gouvernement sur le droit de vote des étrangers aux élections locales une reculade. Honteuse qui plus est, la question ayant tout bonnement disparu des textes sur la réforme constitutionnelle présentés la semaine passée au Conseil des ministres. 

Le gouvernement ne s’en est pas vanté. Une reculade : voilà plus de trente ans, depuis les propositions de François Mitterrand, que le PS, en période électorale, la fait sortir des eaux pour la replonger ensuite dans les profondeurs. C’est injuste, parce que c’est une promesse non tenue. C’est injuste encore, car les étrangers qui travaillent ici, qui payent des impôts ici, qui participent de toutes les manières à la vie sociale dans leur commune, leur quartier, devraient donc rester indéfiniment hors de la citoyenneté que confère le droit de vote, de la citoyenneté qui leur permettrait d’intervenir dans la construction de la chose publique qui les concerne, tout autant que les « nationaux ». Mais ce n’est même pas qu’une question de justice, ce qui pourtant est déjà beaucoup, car on ne construit pas du lien social dans l’injustice.

14/03/2013

TARIFS DE L'ENERGIE : SEUL A CHANGE LE NOM DE LA LOI

La proposition de loi sur la « tarification progressive de l’énergie » retoquée au Sénat en octobre dernier, a été adoptée cette semaine à l’Assemblée Nationale sous sa nouvelle dénomination de loi de « transition vers un système énergétique sobre ».

Le nom de la loi change, mais le système de malus pour les usagers reste. Les députés et sénateurs communistes sont parvenus à faire adopter au cours de la discussion un élargissement des tarifs sociaux, et une interdiction des coupures et des résiliations de contrats durant la trêve hivernale. Mais ces avancées sociales sont entachées par de nombreux reculs en matière de politique énergétique. Ne tenant pas compte du débat démocratique et récusant les avancées adoptées au Sénat sous l’impulsion des sénateurs communistes et Front de gauche, les députés socialistes ont adopté unilatéralement un texte s’attaquant au principe fondamental d’égalité devant l’accès à l’énergie sur tout le territoire.

07/03/2013

ELECTRIFICATION DE LA LIGNE SNCF PARIS-TROYES : LE FRUIT DES LUTTES ET DE LA TENACITE

"Avec l'approbation ministérielle du projet une étape décisive vient d'être franchie. Mais l'action doit se poursuivre pour que l'état continue d'assumer ses responsabilités et renouvelle les trains", a déclaré Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports.

Enfin ! L’enquête d’utilité publique en vue de l’électrification jusqu’à Troyes de la ligne SNCF n°4 s’ouvrira le 2 avril prochain. Jusqu’à une récente rencontre au ministère des transports, le doute s’était installé quant aux intentions du nouveau gouvernement. En effet, cette enquête, étape incontournable avant le début des travaux, était initialement programmée en fin d’année dernière. Cette entrevue, à laquelle avait pris part une délégation d’élus concernés par ce dossier et de divers horizons politiques, conduite par le président du Conseil régional et son vice-président, Pierre Mathieu, avait permis de lever les inquiétudes sur cette question de l’électrification. Le ministre des transports, F. Cuvilliers, a ainsi adressé le 1er mars un courrier au président de RFF (Réseau ferré de France), faisant part de sa décision “d'approuver le projet d'électrification de la ligne Paris-Troyes”.

AUSTERITE POUR LES AGENTS TERRITORIAUX

Le niveau de salaire des fonctionnaires est une honte pour notre pays ! Un million de personnes payées au SMIC et, depuis plus de trois ans, la valeur de l’indice des fonctionnaires est gelée ! Le décrochage ancien vis-à-vis de l’inflation est aujourd’hui aggravé par la hausse des cotisations retraite. La politique de non remplacement des départs en retraite se poursuit dans la Fonction publique territoriale.

A Romilly, avec la municipalité de droite, 25 emplois ont été supprimés malgré l’embauche de 8 policiers municipaux.

Quand on s’attaque au financement des collectivités, ce sont les services publics qui en pâtissent. Alors qu’elles ont déjà été victimes d’un transfert de compétence sans compensation intégrale sous le précédent gouvernement, la baisse de la dotation de l’État aux collectivités, 4,5 milliards d’euros sur 3 ans, asphyxie les finances des collectivités locales et, en premier lieu, les communes. Pour la ville de Romilly, cela pourrait se traduire par une baisse entre 500 000 à 600 000 euros dans les recettes de la commune. Soit l’équivalent de 25 à 30 emplois !

01/03/2013

EAU - ASSAINISSEMENT : USAGERS EN COLERE

Quand ils découvrent leur facture d’eau, ça grince. Et ils ont bien raison. Depuis quelques années, le prix de l’eau n’en finit pas de grimper. E. Vuillemin et son équipe de droite ont matraqué les usagers.

+ 333% sur la part communale de la taxe sur l’eau potable.
+ 201% sur la part communale de la taxe sur l’assainissement.
Des hausses qui avaient d’ailleurs déjà commencées dans le mandat municipal précédent : + 51,7% sur l’assainissement. A cela, s’ajoutent celles appliquées sur la part qui revient à Véolia. Pour justifier ces hausses, toujours la même explication : il faut payer la station d’épuration. Sauf que... dans les années 2000, les usagers ont déjà payé une partie de cet équipement à la Lyonnaise des eaux, alors qu’elle ne l’a jamais construit. Beaucoup se souviennent encore, qu’à cette époque la municipalité avait refusé d’engager un recours en justice à l’encontre de cette société pour obtenir le remboursement des sommes indûment perçues par la Lyonnaise des eaux.

QUELLE EST LA SITUATION DE L'HOPITAL PUBLIC DE ROMILLY ?

Dans la presse locale du 27 février 2013, la directrice générale du Gham a présenté les nouvelles perspectives pour l’avenir de l’hôpital de Romilly.

On peut lire que le fil conducteur de cette restructuration se retrouve dans la loi Bachelot dite HPST (Hôpital, Patient, Santé, Territoire). On externalise les services : on cède à des entreprises privées la restauration... On contourne le Code de du travail en favorisant l’embauche sous contrat à durée déterminée, en appliquant la règle du non remplacement des agents partant à la retraite. On cherche à privilégier les activités rentables sur un périmètre territorial étendu. Aussi, «une baisse d’effectif de 22 à 12» et une «augmentation des tarifs»…

Depuis la fusion de l’hôpital public de Romilly au sein du Groupement Hospitalier Aube-Marne, la situation financière du nouvel établissement n’a cessé de se dégrader, aggravée par la mise en place de la tarification à l’activité. Fondée sur la seule logique comptable imposée par l’Autorité Régionale de Santé (ARS). La loi Bachelot met en concurrence les hôpitaux et entraîne la privatisation des services les plus rentables. L’objectif inavoué de ces mesures est en réalité de réduire le champ d’intervention de l’hôpital public, au profit du secteur privé.