01/03/2013

EAU - ASSAINISSEMENT : USAGERS EN COLERE

Quand ils découvrent leur facture d’eau, ça grince. Et ils ont bien raison. Depuis quelques années, le prix de l’eau n’en finit pas de grimper. E. Vuillemin et son équipe de droite ont matraqué les usagers.

+ 333% sur la part communale de la taxe sur l’eau potable.
+ 201% sur la part communale de la taxe sur l’assainissement.
Des hausses qui avaient d’ailleurs déjà commencées dans le mandat municipal précédent : + 51,7% sur l’assainissement. A cela, s’ajoutent celles appliquées sur la part qui revient à Véolia. Pour justifier ces hausses, toujours la même explication : il faut payer la station d’épuration. Sauf que... dans les années 2000, les usagers ont déjà payé une partie de cet équipement à la Lyonnaise des eaux, alors qu’elle ne l’a jamais construit. Beaucoup se souviennent encore, qu’à cette époque la municipalité avait refusé d’engager un recours en justice à l’encontre de cette société pour obtenir le remboursement des sommes indûment perçues par la Lyonnaise des eaux.

Colère aussi contre Véolia
Les contrats de gestion de l’eau et de l’assainissement, confiés à Véolia qui a fait main basse sur Ruas, arrivent à leur terme en avril 20124. L’heure du bilan est donc venue.
Peu des engagements pris contractuellement en 2004 avec la Ville de Romilly ont été tenus :
- le remplacement de tous les branchements en plomb est loin d’être réalisé, comme celui des compteurs d’eau de plus de quinze ans.
- Le rendement du réseau, très bas en 2004, l’est encore aujourd’hui alors que des engagements avaient été pris pour le faire remonter.
A cela, ajoutons la colère des usagers qui ne rencontrent souvent que dédain et mépris de cette société à leur égard, notamment ceux qui sont confrontés à des difficultés sociales, mais aussi ceux qui rencontrent des problèmes particuliers : fuites, surconsommations, compteurs défaillants.

Mettre à l’étude le retour à une gestion publique
Ces difficultés que l’on rencontre un peu partout avec les sociétés privées, dont l’objectif est la distribution de dividendes à leurs actionnaires, ont conduit des villes à reprendre en main la gestion des services de l’eau et de l’assainissement, pour maîtriser les prix et même les faire baisser et pour améliorer la qualité de l’eau potable. C’est le cas de Paris, Lyon, Saint-Etienne, Grenoble, Besançon et, tout dernièrement, de Rennes. Des villes de même importance que Romilly ont aussi fait un tel choix.

Les élu-e-s communistes et partenaires s’adressent au maire
Pour engager le processus d’études et de concertation afin d’envisager une gestion publique de l’eau et de l’assainissement, les élu-e-s communistes et partenaires du Conseil municipal ont écrit au Maire pour lui demander une prolongation d’un an des contrats actuels. Les contrats avec Véolia arrivant à leur terme en avril 2014, c’est-à-dire en pleine campagne des élections municipales, il serait logique que ce travail important puisse être réalisé par la nouvelle équipe issue de ce scrutin. Pour cela, nous invitons les usagers à participer aux différentes initiatives qui seront organisées sur ce dossier.