07/03/2013

ELECTRIFICATION DE LA LIGNE SNCF PARIS-TROYES : LE FRUIT DES LUTTES ET DE LA TENACITE

"Avec l'approbation ministérielle du projet une étape décisive vient d'être franchie. Mais l'action doit se poursuivre pour que l'état continue d'assumer ses responsabilités et renouvelle les trains", a déclaré Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports.

Enfin ! L’enquête d’utilité publique en vue de l’électrification jusqu’à Troyes de la ligne SNCF n°4 s’ouvrira le 2 avril prochain. Jusqu’à une récente rencontre au ministère des transports, le doute s’était installé quant aux intentions du nouveau gouvernement. En effet, cette enquête, étape incontournable avant le début des travaux, était initialement programmée en fin d’année dernière. Cette entrevue, à laquelle avait pris part une délégation d’élus concernés par ce dossier et de divers horizons politiques, conduite par le président du Conseil régional et son vice-président, Pierre Mathieu, avait permis de lever les inquiétudes sur cette question de l’électrification. Le ministre des transports, F. Cuvilliers, a ainsi adressé le 1er mars un courrier au président de RFF (Réseau ferré de France), faisant part de sa décision “d'approuver le projet d'électrification de la ligne Paris-Troyes”.

Dans ce dossier, financièrement bouclé (environ 270 M€), tout retard occasionnerait un surcoût de 4 millions d’euros par an, s’inquiétait l’élu communiste qui, cependant, s'était déclaré confiant dans la “mobilisation et la détermination dont font preuve depuis tant d'années tous les acteurs concernés”. Il n’est pas inutile de le rappeler, tant un heureux dénouement suscite souvent des vocations à effets rétroactifs, Pierre Mathieu croise le fer depuis de longues années pour cette électrification. En 1995, avec d’autres, il avait été à l’initiative du “train de lutte” ayant rassemblé des centaines de personnes et d’élus des différents territoires traversés par la ligne Paris-Bâle. Ténacité et action rassembleuse ont donc permis d’obtenir gain de cause sur un projet d’un grand intérêt pour notre territoire.

Pourtant, l’heure n’est pas à la démobilisation car les premières rédactions de l'avant-projet de loi de décentralisation remettaient en cause le statut national de la ligne et prévoyaient de transférer la totalité des trains entre Paris et Troyes, aujourd'hui sous responsabilité de l'Etat, aux Régions. Pierre Mathieu a immédiatement tiré la sonnette d'alarme et pris l'initiative de réunions publiques à Troyes et Romilly. Ces points seraient pour l'heure retirés du projet de loi. La vigilance reste cependant de rigueur pour qu'ils ne réapparaissent pas dans d'autres textes.