30/04/2013

VEOLIA SOUS PROTECTION DU MAIRE ET DE LA MUNICIPALITE

En 2004 étaient conclus, entre la ville de Romilly et la société RUAS, deux contrats de dix ans pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Depuis, VEOLIA a racheté RUAS et est donc devenu responsable de la mise en oeuvre de ces contrats.

Rien n’a été respecté des engagements pris et votés par le conseil municipal :
  • Le rendement du réseau devait être porté à 80% dans les deux années suivant la signature des contrats. Aujourd’hui, il est de moins de 70% !
  • Les 1 800 branchements en plomb devaient être remplacés pour décembre 2013. Aujourd’hui, il en reste 1 146 !
  • Tous les compteurs de plus de quinze ans devaient être changés. Aujourd’hui, 3 000 sont toujours en service !
La responsabilité du maire dans le non-respect des engagements
Pourtant, dans l’article 37.4 du contrat, “exécution d’office des travaux de renouvellement”, tout est prévu en cas de non-respect des engagements pris par la société Véolia. Il est indiqué : «la collectivité pourra faire procéder, aux frais du délégataire, à l’exécution des travaux...». Pourquoi le maire n’a-t-il pas mis à exécution cette possibilité stipulée par les contrats ? Sa responsabilité se trouve totalement engagée dans la situation actuelle. Pourtant, bien que les engagements n’aient pas été tenus, le prix de l’eau n’a pas cessé d’augmenter depuis 2008 (+ 233% sur la part communale de l’eau potable et + 103% sur la part assainissement).
Et les baisses soudainement consenties, suite aux actions que nous menons, même si elles sont bonnes à prendre, ne compenseront pas ces hausses vertigineuses. Ajoutons à tout cela, la non mise en place par le maire de la commission consultative des services publics locaux, prévue à l’article L.1413-1, associant élus, techniciens et représentants des usagers pour le contrôle de la mise en oeuvre des engagements.

25/04/2013

AMNISTIE SOCIALE : LE VOTE DU SENAT DOIT ETRE RESPECTE

Appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

"La décision du gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale est incompréhensible. Elle s'apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face par rapport aux positions exprimées par madame Taubira, ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l'égard de l'ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l'heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours seulement après l'adoption de l'ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail. Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l'Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l'amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai, quelques jours après le vote définitif de l'ANI.

18/04/2013

NEW OLYMPIA : LES LICENCIEURS A L'HONNEUR

Articles de presse, caméras de télévision, France 3 Champagne Ardenne, Canal32, inauguration officielle, rien n’a été laissé au hasard pour mettre en lumière l’ouverture d’un mini magasin d’une centaine de m2 destiné à la vente de chaussettes Olympia et Bleu Forêt.

 Le Pdg de ce groupe vosgien, qui a fait main basse sur le 1er fabricant de chaussettes en France (groupe Jacquemard), était bien sûr présent. Ainsi, du côté des médias locaux et aubois, tout est bon pour alimenter l’idée que ça bouge à Romilly. Seraient-ils déjà en campagne pour l’équipe UMP de la mairie ? On peut effectivement se poser la question. Le lecteur attentif de cette presse aura constaté, qu’au risque de perdre sa crédibilité, elle écrit dix fois sur la même réalisation et nous annonce dix fois les mêmes créations d’emplois, toujours aussi virtuels.

10/04/2013

LA GESTION DE L'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT EN QUESTION

Christophe Lime, maire-ajoint de Besançon chargé de l’eau et de l’assainissement, était à Romilly mardi 9 avril pour animer une réunion publique à laquelle ont participé une soixantaine de personnes.

A Romilly, les contrats d’affermage de l’eau et de l’assainissement arrivent à terme fin 2014. Véolia (après avoir absorbé Ruas) est délégataire de ces services, avec des insatisfactions chez les usagers et, plus grave, des obligations contractuelles non respectées, comme le remplacement des branchements en plomb et des compteurs de plus de 15 ans ; sans parler de la vétusté du réseau qui occasionnne 30% de pertes (fuites par rapport aux pompages). C’est ce qu’avait souligné Joë Triché, dans une récente lettre au maire de Romilly, lui demandant de prolonger les contrats afin qu’une étude approfondie puisse être menée, estimant "logique et responsable [pour cause d’élections municipales en 2014] que la décision soit prise et mise en oeuvre par la même équipe municipale". Cette réunion, à laquelle participait Pierre Mathieu, avait pour objectif de lancer un processus de concertation et d’intervention citoyenne sur des questions qui touchent de près la population : le prix et la qualité de l’eau et de l’assainissement.

08/04/2013

"UN MOUVEMENT S'EST FAIT JOUR EN FAVEUR DE LA GESTION PUBLIQUE"

A quelques jours de sa venue à Romilly, Christophe Lime, maire-adjoint de Besançon chargé de l'eau et de l'assainissement, a répondu à nos questions.

- Si on voulait faire de l’humour, on pourrait dire que la “vague” des retours à une gestion publique de l’eau et de l’assainissement se transforme en “déferlante”.
Christophe Lime : En effet, depuis plusieurs années, le débat public se polarise en France autour du mode de gestion des services d’eau et d’assainissement. Après des décennies de domination d’un "modèle français" de l’eau, caractérisé par la présence de grands groupes privés, un mouvement s’est fait jour en faveur de la gestion publique. Grenoble en 2000, Neufchâteau en 2001, Paris 2010… le retour en gestion publique a concerné plus de 2,8 millions d’habitants supplémentaires entre 2009 et 2012. Pour l’eau potable, la population desservie en gestion publique serait passée de 28 % à 34 % entre 2004 et 2012. D’autres collectivités ont d’ores et déjà annoncé un retour en gestion publique pour les années qui viennent (Aubagne, Valence, Nice, Rennes, Bordeaux, agglomération du Pays de Montbéliard…). Certains pays (Belgique, Allemagne, Pays Bas, Norvège…) ont conservé dans le giron public la quasi-totalité de la gestion de ce service. Mieux encore, la Suisse a inscrit le principe de la gestion de l’eau dans sa Constitution. Et en Italie, à l’occasion du référendum du 13 juin 2011, les électeurs ont de la même façon refusé la privatisation de la gestion de l’eau dans le pays.

01/04/2013

F. HOLLANDE DECONNECTE DES URGENCES SOCIALES

REACTION DE PIERRE LAURENT :
"Ce n'est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s'est livré le Président de la République, sur France 2 le 28 mars, qui peut convaincre le pays. 

Tout le monde voit que l'austérité mène à l'échec ici comme dans toute l'Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l'Europe il propose d'aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple ! Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n'est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté. Il a vanté l'accord sur l'emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu'il contient.