23/05/2013

LES MILLE MILLIARDS DE LA FRAUDE

Selon la Commission européenne, 1 000 milliards d'euros dûs à la fraude et à l'évasion fiscale font défaut dans les budgets des pays européens.

Le délinquant Cahuzac n'aurait planqué "que" l'équivalent de 600 Smic dans un paradis fiscal. 50 ans de revenus pour un Smicard ! Tout cet argent, soustrait par les riches, familles fortunées mais aussi - et surtout - par les grandes entreprises, représente des sommes qui, récupérées pour le bien commun, permettraient d'aborder les débats budgétaires sous un angle bien différent. Car l'équation est simple : sans fraude ou évasion fiscale (bien souvent légale, hélas), pas d'austérité.

Depuis le début de la crise, mille et une intentions ont été exprimées sur la "moralisation" du capitalisme. Mais en actes, les peuples payent et les paradis fiscaux connaissent un essor prodigieux. Il est urgent de remettre la main sur ces masses d'argent détournées du bien commun vers les circuits opaques spéculatifs : contrôle des mouvements de capitaux, transparence dans l'activité des banques (notamment celle dites "d'affaires"), sur les comptes et les réels actionnaires des grandes entreprises (filiales, sociétés écrans, holdings ou fondations permettent à n'importe qui de se dissimuler, etc.), refonte des missions et des statuts de la Banque centrale européenne (BCE), etc.

Le sénateur communiste du Nord, Eric Bocquet, a fait dans ce sens 61 propositions (lire : clic)