29/08/2013

LIGNE SNCF PARIS-ROMILLY-TROYES-BELFORT :
ORGANISONS LA RIPOSTE !

Le 24 juillet dernier, Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports, alertait dans les médias régionaux sur la suppression annoncée de six allers-retours par jour sur la ligne SNCF n°4.

L’élu communiste avait fait part de «l’opposition résolue du Conseil régional [...] sur ce scénario» de désengagement massif de l’état pour notre territoire, annoncé en catimini et à la veille des congés, et appelait à ne pas «laisser faire sans réagir vivement et rapidement».

  • Une réunion des CLAD de l’Aube et de la Haute-Marne se tiendra samedi 21 septembre à 10 heures, salle du Conseil municipal à l’Hôtel de ville de Troyes.

Le CLAD, Comité Local d’Animation et de Développements des transports régionaux est piloté par le Conseil régional. Il regroupe, aux côtés de la SNCF, des représentants de l’état, du personnel de la SNCF, les associations d’usagers, de parents d’élèves, d’étudiants, les parlementaires et les élu-e-s des collectivités territoriales concernées, ainsi que les acteurs socio-économiques. Il est ouvert à toutes les personnes concernées.

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16/08/2013

"REBOND" D'ACTIVITE ? A ANALYSER DE PRES SANS ANGELISME

Suite à la publication par l'INSEE d'un rebond de l'activité de 0,5%, le ministre de l'économie Pierre Moscovici voit des "signes encourageants de reprise". Ce rebond, plus fort que prévu, est à analyser de près, sans rien occulter et sans angélisme.

Remarquons d'abord que ce ne sont pas les dépenses d'investissement des entreprises qui expliquent ce rebond d' activité : elles se sont repliées de 0,5% pour le sixième trimestre consécutif. D'ailleurs, faute de débouchés et en réaction à un crédit demeurant toujours trop sélectif, le nombre de défaillances d'entreprises demeure très élevé. Ce sont les dépenses de consommation qui ont tiré l'activité au deuxième trimestre et, plus particulièrement, les dépenses en énergie des ménages du fait de l'hiver rigoureux. Comment ? L'épargne de "précaution" existante, du fait de la faiblesse des salaires, pensions et retraites, a très certainement été mise à contribution. Sur le front de l'emploi, la situation reste très préoccupante. Pas de "signes encourageants de reprise" avec un secteur privé qui a enregistré 27 800 suppressions nettes d'emplois. Le taux de chômage dans l’hexagone est désormais de 10,4%. Selon le FMI, à politique économique inchangée, il atteindrait 11,2% en 2013 et 11,6% en 2014.

07/08/2013

CAC40 : LE BEURRE ET L'ARGENT DU BEURRE

Le CAC40 vient de retrouver son niveau d’avant la crise des dettes souveraines de l’été 2011. Le gouvernement ira-t-il regarder de ce côté ?

De l’argent, il y en a dans les caisses... du CAC40. Le patronat ne cesse de se plaindre sur les prélèvements, charges et coût du travail qui “écrasent” les entreprises. Mais sur les marchés financiers, tout ne va pas si mal pour les grandes entreprises françaises. Le CAC40 est repassé au-dessus des 4 000 points, soit à son niveau d’avant la crise de 2011. Une embellie boursière, notamment pour les banques. BNP-Paribas, qui vient de publier ses résultats du 1er semestre 2013, annonce un profit net de 3,3 milliards d’euros, et la Société générale 1,3 milliard (+12,6% par rapport à l’année dernière). D’après les analystes financiers, les profits des 40 sociétés de l’indice de la Bourse de Paris (CAC40) devraient croître de 17% en moyenne cette année. Selon l’expression de Christian Parisot, chef économiste à Aurel BGC, cité dans Le Figaro, les marchés touchent aujourd’hui «le beurre et l’argent du beurre».

VACANCES "SACRIFIEES" DES MINISTRES : SUJET DERISOIRE !

Les ministres sont en vacances pour deux semaines, pas une de plus. 

Le plan de communication autour de cette « actualité »  sur le « martyrologue » des membres du gouvernement, avec des conseillers de l'Elysée - quand ce n'est pas le chef de l'Etat lui-même - qui communiquent lourdement sur cette question est un sujet dérisoire quand on pense aux vrais oubliés des vacances. Que les membres du gouvernement puissent prendre quelques jours de vacances est bien naturel.

Mais cela apparait dérisoire au regard des préoccupations réelles de l'écrasante majorité de nos concitoyens. Les lieux de villégiatures des ministres ne changeront rien aux conditions d'existence de toutes celles et ceux qui ne pourront pas s'évader et changer d'air quelques jours. En France, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Ce plan de com' sur l'été sacrifié des ministres laisse un goût amer quand on pense aux millions de familles qui sont les vraies oubliées des vacances. Quant à celles qui peuvent s'accorder quelques jours, tout est calculé à l'euro près pour ne pas mettre son compte en banque dans le rouge avant la rentrée de septembre. Une rentrée de tous les dangers pour le pouvoir d'achat. Espérons que les ministres auront tout loisir de réfléchir à l'indispensable changement de cap et au droit aux vacances pour tous.