24/04/2014

COMMENT PARLER DE JAURES QUAND ON FAIT LA POLITIQUE DE GATTAZ ?

Il y 110 ans, Jean Jaurès, qui entamait les dix dernières années de sa vie, couchait sur le papier le premier éditorial du journal l'Humanité intitulé "Notre but". Quel était celui de François Hollande cette semaine à Carmaux ?

Après la déroute des municipales, la première sortie présidentielle, à Clermont-Ferrand, a été ruinée par l'affaire Aquilino Morelle. Le déplacement dans le Tarn ne fera pas oublier le programme de stabilité, sitôt achevé le conseil des ministres, envoyé à la commission européenne. Nous vient alors une première pensée de Jaurès : "Non, la trahison n'est pas la condition suprême du pouvoir. Elle n'est pas la loi souveraine des démocraties".

Sur un point, et un seul, le Président a rendu hommage, sans doute involontaire, au grand homme qui a dit : "quand les hommes ne peuvent pas changer les choses, ils changent les mots". Les feuilles du discours du Bourget envolées aux quatre vents du traité Sarkozy-Merkel, de la rigueur budgétaire, du dogme des 3% et du dynamitage des services publics et du marché du travail, François Hollande a donc changé le mot de "socialisme" par "compétitivité", et celui de "changement" par "renoncement". Depuis son élection, et bien avant en vérité, François Hollande "est tombé, de cascade en cascade, dans ce bassin stagnant" d'où il pense pouvoir encore rendre hommage à Jaurès alors qu'il fait la politique de Gattaz.

14/04/2014

100 000 MANIFESTANTS ENVOIENT "VALLSER" L'AUSTERITE

Trois jours après la déclaration de politique générale de Manuel Valls, la marche contre l'austérité a rassemblé cent mille personnes à Paris, samedi 12 avril. Loin de se circonscrire à une "gauche radicale", cette marche a exprimé les aspirations du peuple de gauche qui rejette une évolution à la Schröder. En tête de cortège, aux côtés des responsables du Front de gauche et d'Alexis Tsipras, on a pu noter la présence du député européen socialiste (et membre du bureau national du PS), Lièm Hoang-Ngoc.

Pierre Laurent & Alexis Tsipras, candidat de la Gauche européenne
à la présidence de la commission européenne