19/06/2014

L'INTERET GENERAL ET L'AVENIR DU SERVICE PUBLIC AU COEUR DE L'ACTION DES CHEMINOTS

Déclaration de Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional de Champagne-Ardenne et des vice-présidents communistes en charge des transports dans les régions.

Comme nous avons eu l’occasion de l’exprimer à plusieurs reprises notre pays a besoin d’une réforme ambitieuse du système ferroviaire pour répondre  aux besoins de mobilité de nos concitoyens, pour réussir la transition énergétique. Une réforme qui donne au rail et au service public les moyens d’une nouvelle efficacité. Force est de constater que le projet de loi du gouvernement ne répond pas à ces défis et ce sont ces questions qui sont au cœur du mouvement de grève des cheminots. Un mouvement qui est force de propositions pour une réelle réunification du système, son désendettement et le maintien du statut  garant d’une haute sécurité ferroviaire.

05/06/2014

REFORME TERRITORIALE : UN COUP DE JARNAC CONTRE LA DEMOCRATIE

Alors que 58% des Français se déclarent favorables à un référendum, François Hollande a présenté une réforme territoriale autoritaire et austéritaire, sans autre objectif que de débrider la concurrence et le "marché".

Ainsi donc, nous n’aurons pas l’Alsace et la Lorraine, mais la Picardie. François Hollande a démenti dans la presse régionale l’annonce du JDD du week-end dernier. La région Champagne-Ardenne sera donc fusionnée avec cette dernière selon le dernier schéma visant à réduire de 22 à 14 les régions métropolitaines. Manuel Valls annonçait le lendemain même que cette «réforme difficile» allait «forcément évoluer» lors des débats au Sénat et à l’Assemblée Nationale. Mais derrière la “souplesse” de façade, la doctrine libérale de la réforme ne sera pas défrisée d’un cheveu.

Des régions de «compet’»
Elle est ramassée en une phrase du premier ministre : «L'essentiel est de [...] rendre nos régions plus fortes, plus compétitives» pour gagner en «efficacité». Comme à son habitude, le président de la République n’a tenu aucun compte ni des consultations préalables, ni de la grogne dans son parti et parmi les élus de sa majorité, et moins encore des leçons de deux dernières élections. Il n’entend pas varier de des objectifs qui lui sont imposés depuis Bonn et Bruxelles. Cette réforme n’affiche pas d’autre ambition que l’austérité accrue pour les budgets publics et l’accroissement de la compétition entre territoires, conformément aux injonctions européennes. Cela se fait par l’aggravation de l'autoritarisme inhérent à la Vème République - qu’il fustigeait avec Sarkozy ! - et la mise en place de pouvoirs de plus en plus technocratiques, hors de contrôle de la souveraineté populaire. En annonçant qu’il n’y aura pas de référendum, il esquive une validation démocratique aux résultats incertains. Les régions ont été redécoupées à la “va-comme-je-te-pousse” avant même que soient définies les missions des collectivités. Tout serait ainsi imposé sans s’appuyer sur le bilan de l’action menée dans les diverses collectivités, ni sur la créativité qui a fait la grande force de la décentralisation.