31/07/2014

EMOUVANT HOMMAGE A JAURES A TROYES


Jeudi 31 juillet, cent ans après son assassinat, un émouvant hommage a été rendu à Jean Jaurès devant la Bourse du Travail, sur la place qui porte son nom à Troyes. 150 personnes étaient présentes parmi lesquelles un certain nombre de communistes romillons, dont notre secrétaire et des membres de l'exécutif de section.

Après une introduction de Jean Lefèvre, directeur de la Dépêche de l'Aube et président de l'Université populaire de l'Aube, l'historien Olivier Pottier, qui prépare un ouvrage sur Jaurès et l'Aube, a rappelé que Jaurès était venu trois fois dans notre département, la dernière en 1908 pour inaugurer l'hôpital de Romilly (lire). Une lecture de textes a eu lieu, puis sont venues La Marseillaise, l'Internationale et la reprise par Zebda de la chanson de Brel "Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?", avant un dépôt de gerbe devant les portes closes de la Bourse du Travail (les organisateurs s'étant vu refuser les clés par la mairie de Troyes).

FERMETURE DU CENTRE DE POST-CURE DE ROMILLY : NE LAISSONS PAS FAIRE !

Suite à un programme “d’économies”, le centre de post-cure, installé à Romilly au centre Camille-Claudel et dépendant de l’établissement de santé mentale de Brienne, fermera ses portes d’ici à la fin de l’année.

Globalement pour l’établissement de Brienne-le-Château, c’est un million d’euros d’économies chaque année qui sont programmées dans le plan pluriannuel 2014-2018. Non-remplacement des départs à la retraite, gel de postes, regroupement en 2017 des urgences psychiatriques avec celles de l’hôpital, réduction du nombre de lits d’hospitalisation de longue durée... Tout cela après des baisses de dotations de l’Assurance maladie et les coupes financières imposées par les politiques d’austérité qui frappent de plein fouet les établissements de santé publics.

«Ces restructurations et ce plan d’économie ont été décidés sans aucune concertation avec les instances représentatives du personnel [...]. Il s’agit d’un plan d’économie purement comptable qui ne prend pas en compte la qualité des soins et de la prise en charge. Nous travaillons sur l’humain, il faut des personnes formées et motivées», ont déclaré les syndicalistes CGT et FO de l'établissement.

Une des première mesures de ce plan sera la fermeture du centre de post-cure de Romilly-sur-Seine. Implantée depuis 1990 et spécialisée dans la réadaptation psychosociale, cette structure permettait à des patients d’être soignés près de chez eux. Neuf places étaient disponibles (au lieu de quinze dans le projet initial) et l’ouverture permanente permettait à des personnes de venir y prendre leurs traitements les week-end et jours fériés. Plus d’une dizaine de salariés composent le personnel et, pour l’heure, moins de la moitié d’entre eux auraient une nouvelle affectation à Romilly, les autres étant basculés à Troyes ou Brienne.

Après une baisse de l’offre de soins qui tend à s’accentuer à l’hôpital public Maurice-Camuset, les inquiétudes quant au non-remplacement de médecins généralistes et spécialistes qui partiront prochainement à la retraite, c’est un nouveau coup dur pour la santé dans la seconde ville du département.

29/07/2014

5 AVRIL 1908 : JAURES INAUGURE L'HOPITAL DE ROMILLY

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Le 5 avril 1908, Jean Jaurès inaugure l’hôpital de Romilly-sur-Seine. 5 000 personnes accueillent et accompagnent le grand tribun socialiste qui prononce l’après-midi un discours très politique, sur bien des aspects encore d’actualité.

Le maire socialiste Jules Bouhenry avait invité Jaurès à venir inaugurer l’hôpital-hospice en construction, avenue des Hauts-Buissons (devenue avenue Jean-Jaurès). Le tribun socialiste est acclamé, à son arrivée par l’express de 11 h 12, par 5 000 personnes aux cris de «Vive Jaurès !», «Vive la Sociale !». Jaurès est accompagné d’Etienne Pédron, de Louis Dubreuilh, secrétaire général du Parti socialiste, et par le député socialiste de l’Aube, Léandre Nicolas. La présence de Paul Lafargue, gendre de Karl Marx, mentionnée dans une monographie sur l'hôpital d'un historien romillon, n’est confirmée par aucune source historique ou iconographique.

Le cortège se rend à l’hôtel de ville pour un vin d’honneur, puis au Casino où un banquet est servi avec, à son menu, l’un des plats préférés de Jaurès : des petits pâtés Lucullus sauce madère. La veille, un samedi, une “distribution extraordinaire aux indigents” avait eu lieu. Puis c’est le départ vers le terrain de l’hôpital, qui n’est pas encore achevé, où se tient un meeting. Plusieurs orateurs s’expriment : un conseiller municipal de Romilly, Vasset, Léon Osmin, secrétaire de la mairie et très proche de Jules Guesde, Pédron et Dubreuilh. Jaurès prend enfin la parole et prononce un discours éminemment politique car des élections municipales sont fixées au 3 mai suivant. Le journal La Défense des Travailleurs de l’Aube [n° 838 du 10 avril 1908] le reprend partiellement (lire ci-dessous). Pourtant, à ces élections municipales, la liste socialiste sera battue par la liste dite de «concentration républicaine» rassemblant l’Action libérale populaire, les progressistes et les radicaux-socialistes.

Cette journée mémorable du 5 avril 1908 s’achève par une soirée artistique suivie d’un bal populaire à la salle du Casino où sont applaudis La Muse Socialiste, Les Amis Réunis et une pièce de théâtre en trois actes écrite par Léon Osmin et au titre évocateur : "Les Voleurs".

09/07/2014

L'ACTION CONTRAINT VEOLIA A REMBOURSER 105 FAMILLES


Le 3 juillet dernier, les communistes et leurs élus ont fêté avec les locataires du Nouveau Romilly concernés le succès qu'ils ont remporté face aux prétentions de Véolia qui avait décidé de facturer un double abonnement (un pour l'eau froide et un pour l'eau chaude !) à plus de cent abonnés. Ces locataires reçoivent actuellement les remboursements des sommes indûment payées. Pour certains d’entre eux, cela représente près de 200 euros et désormais il ne paieront plus chaque année qu'un abonnement soit une économie annuelle de près de 70 euros. Si le maire de Romilly n'a pas levé le petit doigt pour aider ces familles, les élus communistes ont multiplié les actions concrètes et aidé les locataires dans leurs requêtes devant le Tribunal d'Instance de Troyes. Certain de perdre, Véolia a décidé de jeter l'éponge et de procéder au remboursement. Si la mobilisation se poursuit, ce premier succès sera suivi d'autres.

- Le 3 juillet, la section et les élus communistes ont donné une conférence de presse : lire l'intervention de Pierre Mathieu.
Pour la seconde année consécutive, le barbecue organisé par la section de Romilly du PCF, dimanche 6 juillet, a été une réussite avec la participation d’une cinquantaine de personnes. Bien évidemment, la situation politique locale et nationale a fait l’objet de débats et des initiatives qui seront prises à la rentrée ont été annoncées. La section du PCF tient particulièrement à remercier toutes celles et ceux qui ont contribué à ce succès. Rendez-vous a été donné pour l’an prochain. Mais on se reverra avant...

03/07/2014

FAITES-NOUS RIRE, PIERRE GATTAZ !

On aurait presque le sentiment qu’« il suffit que le patronat éternue pour que le gouvernement lui apporte la boîte de mouchoirs » comme l’a déclaré J.-C. Mailly de FO.

Voilà donc huit organisations patronales qui prétendent faire pleurer dans les chaumières et les conseils d’administration sur les malheurs des entreprises. Voilà un président du Medef qui, en même temps qu’il s’empêtre dans sa réponse à l’Humanité sur les pratiques d'optimisation fiscale de sa société Radiall (25 millions d'€ de bénéfices en 2013 - 200 000 € d'impôts payés en France), entend imposer son diktat au gouvernement… Et voilà qu’il y parvient, que le premier ministre se couche, non seulement sur la question de la pénibilité, mais aussi sur la question des seuils sociaux dans les entreprises. Et avec quels arguments ! Sur les seuils sociaux c’est, a-t-il déclaré, au motif que dans nombre d’entreprises le droit ne s’applique pas, que « les seuils eux-mêmes ne veulent rien dire ». Quand le droit fait défaut, on supprime le droit. Sur la pénibilité, s’il faut un report, c’est « parce que c’est difficile ».

Au même moment, au siège du PS, son premier secrétaire évoquait Jaurès à l’occasion d’un exposition : « Oui, Jaurès nous parle et nous invite à bâtir malgré tout une société moins dure pour les faibles, une société plus juste face aux forts. » C’est une blague ? Mais le comble, c’est ce qui éclatait cette semaine à la une du Figaro Économie : « La Bourse ne connaît pas la crise, alimentés en liquidités par les banques centrales, les marchés ont connu un premier semestre faste, avec des records historiques à la clé. » Où l’on apprend, entre autres, que les fonds qui ont rapporté le plus aux investisseurs sont ceux qui ont « fait la part belle aux petites et moyennes valeurs françaises » dont celles, dit un gestionnaire, « qui se sont envolées de plus de 30 % sur le semestre ». Allez Pierre Gattaz, faites-nous encore rire.