28/08/2014

LE GOUVERNEMENT DES PATRONS

Applaudi debout par la patronat le plus réactionnaire, le plus virulent !

Manuel Valls, après avoir nommé le financier Emmanuel Macron à l'économie, a communié avec Pierre Gattaz à l'université d'été du Medef. Comme si le CICE et le pacte de responsabilité ne suffisaient pas, le premier ministre a apporté dans sa hotte la suppression des seuils sociaux afin de diminuer les droits, notamment syndicaux, des salariés dans les entreprises, l'autorisation du travail du dimanche et, plus que tout, un dogme qui balaie toute l'histoire du socialisme en France : "ce qui est bon pour les patrons est bon pour le pays". "Il est absurde de parler de cadeaux faits aux patrons, ce langage n'a aucun sens", puisque ce qui leur est donné profiterait à tous, feint-il de croire. Donc pas un mot des dividendes (30,3% de plus) que les grandes entreprises ont versé l'an passé à leurs actionnaire, bien plus que leurs homologues des autres pays européens !

25/08/2014

DÉMISSION DU GOUVERNEMENT : L’ÉCHEC SERA UNE NOUVELLE FOIS AU RENDEZ-VOUS

Réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

"La démission du gouvernement Valls est un terrible constat d'échec. La politique mise en oeuvre depuis cinq mois n'obtient aucun résultat. La France s'enfonce dans la crise parce qu'elle s'enfonce dans l'impasse de l'austérité, de la baisse des salaires et du pouvoir d'achat, des cadeaux sans contrepartie aux dividendes et au capital. Incapable de rassembler les Français, la gauche et même les socialistes sur cette politique, Manuel Valls vient pourtant de recevoir le mandat du Président de la République de persévérer avec une équipe à sa botte, plus droitière encore. L'autoritarisme et la fuite en avant sont donc la seule ligne de conduite de l'exécutif. L'échec sera une nouvelle fois au rendez-vous. 

Il n'est pas possible de laisser faire car le prix à payer pour le pays est déjà et sera plus lourd encore. Devant tant de dogmatisme et d'inconscience, de mépris pour les électeurs, les paroles critiques, si justes soient-elles, ne suffiront pas. Le temps est venu pour tous ceux qui refusent ce cap suicidaire d'entrer en action, de débattre et d'agir en commun, de rassembler la gauche et le peuple pour construire une autre politique, avec une autre équipe, décidée à renouer avec les exigences de redressement social et de justice fiscale, de lutte contre les gâchis de la finance, de créations d'emplois utiles aux services publics, au logement, à l'industrie et à la transition écologique, de refondation démocratique de la République. 

J'appelle dans tout le pays à la convergence et à la mobilisation contre les mauvais coups qui s'annoncent et à la construction d'un projet politique de gauche alternatif."

21/08/2014

HOLLANDE : UN PIED DE NEZ A LA GAUCHE

François Hollande vient de donner au journal Le Monde sa vision de la fin du quinquennat et assume sa politique néolibérale.

Sourd et aveugle aux signaux d'alarme de l'économie, au mécontentement des Français (85% ne lui font plus confiance pour lutter contre le chômage) et aux avertissements, y compris de son propre camp, François Hollande plonge dans le gouffre et appelle les Français à les suivre.

"Je veux accélérer les réformes", "nous devons aller plus vite et plus loin", dit-il, "les choix ne peuvent être rediscutés à chaque fois qu'un indice trimestriel est connu", balayant d'un revers de main les indices qui s'accumulent (croissance zéro, chômage en hausse, récession menaçante). Mais où va-t-il dans la course folle qu'il engage en cette rentrée, en restant sourd aux demandes de plus en plus pressantes de la majorité qu'il l'a élu, pour affirmer que la politique, qui n'a donné aucun résultat depuis deux ans, va soudainement en produire ? Il n'y aurait pas d'autre politique économique possible, serine-t-il dans cet entretien, dans un effacement des lignes de partage entre la droite et la gauche qui réjouit le Front national.

07/08/2014

AU MOINS 500 PERSONNES DANS LES RUES DE TROYES SAMEDI 9 AOUT


500 selon la presse, plus de 600 selon les organisateurs, ont marché samedi, dans les rues de Troyes scandant d’une seule voix : «Nous sommes tous des Palestiniens. Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine». À l’appel du collectif «Arrêt définitif des massacres, stop au blocus de Gaza pour une paix juste et durable», dont est partie prenante le PCF, les manifestants se sont réunis sur la place de l’hôtel de ville et se sont rendus jusqu'à la préfecture.