24/12/2014

LES ROMILLONS RANÇONNÉS PAR LA DROITE

Le Conseil municipal du 22 décembre a examiné les orientations budgétaires 2015. Hausse importante de la taxe d’habitation, coupes dans les subventions aux associations... Arguant de la baisse des dotations d’Etat, le maire, Eric Vuillemin, fait payer aux Romillons ses choix politiques.

Après avoir promis la lune pour se faire élire, le maire Eric Vuillemin et sa majorité de droite ont abattu leurs cartes au conseil municipal du 22 décembre. Rançonnage et abattage sont les deux mamelles des orientations budgétaires 2015 qui étaient à l’ordre du jour. Rançonnage avec une hausse importante de la taxe d’habitation de 96 € par contribuable, et abattage avec les coupes opérées dans les subventions aux associations pour un total de 340 000 €, avec la baisse de 100 000 € de la subvention au CCAS, de 60 000 € (50%) de celle à la MJC et la suppression totale de celle aux Mélomanies. Un massacre financier qui se justifierait par la baisse des dotations de l’Etat, selon le maire.

Si, effectivement, celle-ci se traduira dans le budget communal par une baisse de 341 000 € au titre de la dotation générale de fonctionnement (DGF) et de 33 000 € en compensations d’exonérations fiscales, Pierre Mathieu estime que «le contexte difficile auquel sont confrontées toutes les collectivités ne saurait dédouaner [le maire de sa] responsabilité propre». En effet, et dès le mandat précédent, les élu-e-s communistes n’ont cessé d’alerter sur les choix de la majorité et la hausse importante de l’endettement de la ville qu’ils ont générés. Et aujourd’hui, bien que partant d’une situation réelle, avec la baisse des dotations d’Etat, le maire de Romilly envisage de faire payer aux contribuables l’addition de sa propre politique qui n’a fait qu’empirer la situation financière de la commune.

DOUBLE PEINE
«Une furie dénuée de sens», estime Dany Bouteiller, pour qui la baisse moyenne de 10% des subventions aux associations est le début d’une «politique de destruction», qui sera poursuivie en 2016 avec de nouvelles coupes budgétaires. Il a rappelé le «temps où la richesse du tissu associatif romillon était citée en exemple». Face à ce jeu de massacre, par le biais de la vie associative, des activités culturelles et de loisirs, la baisse des services rendus à la population et, de surcroît, une hausse importante des impôts locaux, les élu-e-s communistes et partenaires se proposent de mobiliser la population. «Nous ne souhaitons pas [qu’elle] soit victime d’une double peine», a averti Pierre Mathieu, pour qui le maire et sa majorité «rajoutent de l’austérité communale à l’austérité gouvernementale», avec des choix qui «frappent les populations les plus fragiles, les associations et les bénévoles qui donnent tant pour nos citoyens et notre ville». Pour lui, les comptes de la commune peuvent autoriser certaines marges de manœuvre afin d’éviter «la brutalité et l’ampleur des coupes sombres», mais a-t-il conclu :  «peut-être avez-vous en tête que les leaders de l’UMP veulent aller beaucoup plus loin en termes de réduction de dépenses publiques». Les élu-e-s communistes et partenaires ont donc demandé au maire de “revoir profondément [sa] copie d'ici le vote du budget”.