24/12/2015

"ON VOUS DEMANDE SEULEMENT UN PEU DE COMPASSION"

Il a choisi le jour, celui de Noël pour délivrer son message. Un appel à tous les peuples afin que les valeurs de partage, d'humanité se traduisent en actes. 

Abdullah Kurdi, le père du petit Aylan dont le corps sans vie retrouvé sur une plage turque avait bouleversé le monde entier, a souhaité s'exprimer, au nom des 4 millions de Syriens qui ont fui le pays, dont plus de 3 500 sont morts noyés en tentant de s'échapper par la mer.

Dans le message diffusé par une chaine anglaise, il tient d'abord à rappeler qui il est, et d'où il vient : « Syrien, de Kobané, Kurde ». « Nous, Syriens, quittions notre pays à cause de la guerre. Nous craignons tous pour nos enfants, notre honneur. Il y a les bombes-barils, les explosions et aussi Daesh. Nous avons des centaines de milliers de problèmes. »
« Avec ma famille, nous avons embarqué à Bodrum pour aller en Grèce, espérant ensuite gagner l'Allemagne ou la Suède. Nous étions sur le bateau depuis 4 ou 5 minutes lorsqu'il a chaviré et ce qui devait arriver arriva. Mes fils Aylan, Galeb et ma femme Rehanna sont morts noyés. Je les ai enterrés à la maison, chez moi, rappelle-t-il. Je veux aider les enfants car ils ne savent que rire et jouer. Nous devons en prendre soin et nous occuper d'eux. Alors voilà mon message : je voudrais que le monde entier ouvre ses portes aux Syriens.
Claquer la porte à la figure de quelqu'un, c'est très difficile à vivre. Lorsqu'une porte s'ouvre, on ne se sent plus  humilié. En cette période de l'année, je voudrais demander à chacun de penser aux douleurs des pères, des mères, des enfants qui cherchent la paix et la sécurité. On vous demande simplement un peu de compassion.
Je vous souhaite une très bonne année. Espérons que l'an prochain la guerre s'achèvera en Syrie et que la paix règnera sur le monde », conclut-il.

Kobané en ruines

23/12/2015

ETAT D'URGENCE :
LA DÉRIVE SÉCURITAIRE DE FRANCOIS HOLLANDE

Bornons-nous à prendre l’empreinte du paysage politique et regardons avec une gravité extrême ce que même le quotidien le Monde appelle « le virage sécuritaire de François Hollande ». 

Le projet de révision de la Constitution, qui a reçu, avec des réserves, l’aval du Conseil d’État, était examiné le 23 décembre en Conseil des ministres. Après un “pas de deux” sur la déchéance de nationalité, François Hollande a choisi de la maintenir, cheminant non pas sur les terres de la droite mais bien sur les fumiers empuantis de son extrême. Reste néanmoins l’essentiel, qui, s’il était adopté, risque d’inoculer à notre démocratie un poison lent sinon mortel : la constitutionnalisation de l’état d’urgence.

Cette situation d’exception n’a strictement aucune pertinence dans la durée et témoignerait, au contraire, d’une dérive d’autant plus menaçante qu’elle viendrait buter sur l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » En effet, le « régime civil d’état de crise », dont parlait François Hollande devant le Congrès et qu’il veut nous imposer, signifie mécaniquement que le juge judiciaire, gardien des libertés individuelles, serait remplacé de fait par un régime administratif à la main du gouvernement.

ESPAGNE : PODEMOS BOUSCULE LE PAYSAGE POLITIQUE

Podemos, la jeune formation de Pablo Iglesias a connu une ascension fulgurante, moins de deux ans après sa fondation. Le bon score de la gauche citoyenne a ouvert une nouvelle ère politique.

L’entrée fracassante aux Cortès de Podemos, qui a totalisé pas moins de 5,18 millions de voix et 69 députés aux récentes élections générales espagnoles, confirme que la camisole austéritaire européenne se déchire dans les pays du sud du continent. Après la Grèce, on a pu le constater récemment au Portugal avec l’avènement surprise d’un gouvernement socialiste soutenu par le Bloc de gauche et le Parti communiste (PCP). Le nord n’y échappe pas non plus : accession de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste anglais et un Sinn Féin qui pourrait créer une autre surprise en Irlande en 2016.

La force de se rassembler
Et cela, malgré que les tenants de l’austérité se soient acharnés cet été à faire un exemple de la Grèce. L’austérité à l’espagnole, comme ses sœurs grecque et portugaise, trébuche sur un obstacle qu’à tort elle a cru levé : une dynamique populaire d’indignation et de transformation. En outre, les élections du 20 décembre ont ébranlé l’édifice institutionnel accaparé par deux partis, le Parti populaire (droite) et le PSOE (socialiste) ; un bipartisme bien cadenassé où les coquins trouvaient facilement des copains.
La solution de diversion imaginée par la bourgeoisie madrilène avec Ciudadanos, un parti porteur d’une critique néolibérale du système, n’a pas empêché Podemos, ses alliés et Izquierda Unida, de rassembler un quart des voix. Les propositions de ces derniers ne pourront être ignorées, au moment où tous les scénarii de gouvernement sont ouverts. Au-delà des Pyrénées, la gauche de transformation vient de démontrer qu’aucun peuple n’est condamné à se replier dans le coup de gueule haineux. Ceux qui l’ont soutenue, ce sont les jeunes et les salariés, les forces vives sacrifiées sur l’autel de la finance et de la rente. Ils ont trouvé, malgré la brutalité de la crise espagnole et sa cohorte de méfaits, la force de se rassembler, enracinés dans des mobilisations locales qui ont su converger.

17/12/2015

SMIC : C'EST LE MÉPRIS QUI "NE PEUT PLUS CONTINUER COMME CELA" !

Le soir du second tour des élections régionales, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a réclamé une inflexion de la politique gouvernementale, notamment en faveur des précaires, car, selon lui, ça "ne peut plus continuer comme cela". 

Peu de jours avant, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC demandaient au gouvernement "un coup de pouce" à la hausse du SMIC permettant de dépasser l'augmentation automatique. Deux demandes faisant échos à l'appel du PCF et du Front de gauche pour une sortie des politiques d'austérité salariale et sociale et pour des dépenses nouvelles. Le chef du gouvernement a choisi d'ignorer ces appels. Dans son allocution au soir du second tour, Manuel Valls a confirmé qu'il accélérerait le train des réformes libérales que son gouvernement a engagées.

Quelque soit le message des urnes, l'exécutif ne compte donc pas infléchir sa politique d’austérité sociale. Pour la 3ème année consécutive, il ne donnera pas non plus de coup de pouce au Smic, le salaire minimum qui concerne 1,7 million de salariés du privé (11,1% d’entre eux). Avec, compte tenu du mode de calcul, une petite concession de +0,1%, tout de même, qui “boostera” le Smic... à +0,6%, soit une augmentation de 9,10 euros brut par mois. Cadrée dans la logique austéritaire, la ministre du travail, Myriam El Kohmri, juge que «dans le contexte actuel, [...] un coup de pouce n’est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d’achat, compte-tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l’emploi.» La ministre s’est toutefois dite sensible aux fins de mois difficiles dans les foyers modestes et a déclaré qu’elle serait «attentive à ce que des négociations s’ouvrent partout où les minima conventionnels seront inférieurs au Smic.» Une préoccupation touchante mais qui ne changera rien pour les salariés concernés, puisque dans les branches où les grilles de salaires commencent sous le Smic, les employeurs doivent respecter le minimum légal.

09/12/2015

ELECTIONS RÉGIONALES - COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION DE L'AUBE DU PCF

Dimanche 13 décembre, en se mobilisant bien davantage qu'au premier tour les électeurs de la grande région Est ont évité le pire. L'extrême droite raciste et son idéologie de haine, son programme d'injustice et de discrimination sociale ne seront pas aux commandes de notre région !

Nul doute qu'il aurait été préférable que cette mobilisation se produise dès le 1er tour et que les idées de justice sociale, de transition écologique, de démocratie citoyenne portées par le Front de Gauche soient au cœur de la campagne électorale.

Même si le FN ne dirigera aucune région, sa progression ronge, élection après élection, les fondements mêmes de la République. En cela, immense est la responsabilité des gouvernements successifs qui ont maintenu depuis dix ans, contre l'avis d'une majorité de Français, une politique d'austérité de plus en plus dure et autoritaire, sur l'ordre des vautours de la commission européenne. Comme l'est celle des médias qui, à force de banaliser et de verser jusqu'à l'ivresse le discours du FN, ont fini par laisser penser à une partie des Français que la bête immonde pouvait être caressée. Le Front de Gauche n'a certes pas été aidé par le peu d'intérêt - et c'est un euphémisme - que lui ont porté les médias, mais il doit lui aussi s'interroger, avec l'ensemble de ses composantes, humblement et sans plus attendre, sur les raisons pour lesquelles il n'a pas été entendu.

Il nous faudra, c'est certain, d'autres mobilisations bien plus importantes encore pour qu'adviennent des jours meilleurs pour notre peuple. Le PCF n'y renoncera jamais. Pour cela, il nous faut dès maintenant construire ce grand rassemblement populaire dans lequel se reconnaîtront l'immense majorité des hommes et des femmes de notre pays, qui, face à ce capitalisme qui broie la nature et les hommes, aspirent à vivre mieux dans une société de paix sans haine et sans violence, où les richesses produites par tous doivent permettre à chacun de vivre dans la dignité.

16/11/2015

Intervention d'André Chassaigne au Congrès réuni à Versailles


14/11/2015

FACE AUX ATTENTATS, RASSEMBLONS-NOUS POUR LA LIBERTÉ, L’ÉGALITÉ, LA FRATERNITÉ ET LA PAIX








Déclaration de Pierre Laurent suite à la rencontre avec le président de la République



Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français :

“Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 128 morts et 250 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri. Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.

Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur. Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous. J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales. Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple. Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.”
14 novembre 2015

21/10/2015

COQ SPORTIF : AURIONS-NOUS VU JUSTE ?

Sur ce blog et dans l'édition de La Dépêche de l'Aube du 9 octobre dernier (lire), sous la plume de Joë Triché, nous posions, sur la base d’informations accessibles au grand public, des questions sur l’annonce de création de 200 emplois par le Coq Sportif.

Une annonce faite à grand fracas au Conseil municipal du 24 septembre par le maire qui précisait que l’enveloppe de 2 millions d’euros de SNCF Développement, dans le cadre de la restructuration du technicentre, serait totalement imputée dans ce dossier. S’agissant de fonds publics, la moindre des choses était de demander des garanties sur l’utilisation de cet argent. Garanties d’autant plus nécessaires que la holding suisse, Airesis qui est propriétaire du Coq, accumule des pertes depuis 2014.

Coup de théâtre au Conseil municipal du 17 octobre dernier. Le maire, visiblement embarrassé, a rétro-pédalé, faisant savoir que le Coq Sportif, tout en maintenant son intention en termes d’emplois, n’empocherait pas l’enveloppe de SNCF Développement. Une déclaration dont la presse locale a fait ses choux gras dès le lundi, citant l’article de la «presse communiste». On pourra s’étonner, en l’occurrence, que des informations de cette importance, disponibles sur internet, relatives à la situation financière d’Airesis, aient pu échapper et au maire et à une presse locale méticuleuse à délivrer l'exacte information à ses lecteurs. 

Le Coq Sportif demande de nouvelles dessertes ferroviaires en provenance de Troyes et Paris. Dès lors, question : les emplois annoncés ne seraient-ils pas des transferts d’autres structures ? Quoi qu’il en soit, les communistes et leurs élus resteront attentifs à l’évolution de ce dossier et de sa concrétisation au service de l’emploi local.

15/10/2015

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PROJET DE BUDGET 2016 :
LE "PRÉJUGÉ FAVORABLE" DU PRG

16 milliards d’euros de baisse de la dépense publique sont programmés dans le projet de budget 2016. l'Entente Cordiale austéritaire PS-PRG repaie une tournée au Medef et envoie l’ardoise aux français.

«Il y a un préjugé favorable, déclarait fin septembre Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file des députés PRG & Co, fondé sur le fait que ce projet de budget, comme le précédent, diminue sensiblement les dépenses publiques...». Il a, de plus rappelé, que son groupe reste «loyal et fidèle» au gouvernement. Le même jour, les radicaux recevaient Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur socialiste, ancien du PRG, qui, lui, s’est senti «en famille». Bref, la concorde est à son apogée dans les rangs de l'Entente Cordiale austéritaire PS-PRG et, pour paraphraser le maréchal Lebœuf à la veille de 1870, il n’y manquera pas un bouton de guêtre le jour du vote du budget 2016. D’ailleurs, R.-G. Schwartzenberg, à la loyauté et la fidélité, a jugé bon de faire bon poids en y ajoutant la “solidarité” de son groupe  «sur les grands choix» du gouvernement.

10/10/2015

COQ SPORTIF :
ET SI LA CASSE DE L'EMPLOI CHEMINOT PROFITAIT A LA HOLDING FINANCIÈRE PROPRIÉTAIRE DU COQ ?

L’annonce de création de 200 emplois... d’ici 2018, faite par Eric Vuillemin, appelle des clarifications et des engagements concrets, précis et contrôlables.

Des engagement y compris de remboursement des aides publiques dont va bénéficier Airesis, fonds d’investissement basé en Suisse, si la promesse n’était pas tenue. Ajoutons qu’il devra s’agir de réelles créations d’emplois et pas de transferts provenant d’autres sites du Coq Sportif installés en France. Par expérience, «chat échaudé craint l’eau froide».

Un grand espoir, mais...
Le retour en 2010 de cette marque renommée pour y concevoir de nouveaux modèles dans son berceau originel de Romilly a bien évidemment, et très naturellement, suscité un grand espoir dans une ville où le chômage a plus que doublé depuis 2008. Mais très vite, madame Camuset, administrateur du Coq Sportif, a mis les points sur les «i», en déclarant à cette époque : «bien entendu, la fabrication ne sera pas faite en France».

05/10/2015

TECHNICENTRE SNCF :
L'ETAT RESPONSABLE, VUILLEMIN COMPLICE !

La complicité du maire de Romilly, de sa majorité et du FN, a accompagner la SNCF dans sa casse des emplois cheminots à Romilly ne doit pas occulter la responsabilité du gouvernement et des formations politiques qui le soutiennent.

Avec les voix du Front National, la droite et le maire de Romilly, éric Vuillemin, ont adopté, au conseil municipal du 24 septembre, un «protocole d’intention à la rédaction d’une convention d’attractivité territoriale et du bassin de vie de Romilly» (!), actant leur complicité pour casser l’emploi cheminot. Sans attendre les propositions alternatives de l’intersyndicale, ce document valide et met en musique les objectifs de la SNCF, à savoir la mise à mort de l’activité industrielle de réparation et d’entretien des trains à Romilly.

Les complices...
Pourtant, des alternatives à la suppression à Romilly de plusieurs centaines d’emplois cheminots existent bien. Il est possible de donner de la charge de travail sur le site actuel dans le cadre, par exemple, de l’acquisition des nouveaux équipements pour les trains régionaux d’Ile-de-France pour les liaisons Intercités. Romilly pourrait de la sorte soulager les établissements franciliens, parfois en peine à tenir les délais. Pour les réparations des pièces détachées, le protocole ne fixe qu’un objectif de 275 emplois qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu, à savoir sauvegarder le maximum d'emplois cheminots. Concernant l’activité de déconstruction du matériel ferroviaire vétuste, il est inadmissible d’avaliser un “mini-centre” de démantèlement alors que la charge de travail issue de la SNCF est importante et peut être réalisée par les cheminots. Ce protocole passe donc dans la rubrique des pertes et profits le vœu adopté par le conseil municipal du 27 juin dernier, qui faisait un primat du maintien d’un maximum d'emplois cheminots. Il exclut de plus les syndicats du comité de suivi pour la tenue des engagements. C’est un coup de poignard dans le dos des cheminots et une catastrophe pour les salariés de la SNCF, notre ville et ses habitants. Les cheminots et la population doivent donc continuer à se mobiliser.

24/09/2015

BAISSE DES DOTATIONS D’ÉTAT AUX COMMUNES :
BAROIN CONTRE L’AUSTÉRITÉ ? BELLE ARNAQUE !

Manifestation des élus communistes en novembre 2014
Les maires de l'Aube, comme partout en France, se sont mobilisés contre l'asphyxie budgétaire programmée de leurs communes. François Baroin, médiatiquement placé en chef de croisade anti-austérité, oublie de dire que son parti, Les Républicains, préconise 60 milliards d'euros de coupes supplémentaires (pouvant monter à 100 milliards) ajoutées à ce que prévoit l'actuel gouvernement. Cherchez l'erreur !

Franchement, François Baroin en "frondeur" s’élevant contre les restrictions financières aux collectivités, quelle arnaque ! Certes, il a beau jeu, ès-qualités de président de l'Association des maires de France, de s’émouvoir des coupes sombres budgétaires imposées aux communes : des dotations en baisse de 30% pour un montant cumulé de 15,8 milliards € d'ici à 2017. Les élus communistes ont tiré la sonnette d’alarme depuis déjà plusieurs mois dans les territoires. Augmentation des tarifs des services publics, non remplacement des départs à la retraite, suppressions de postes, augmentation du chômage, casse de l’investissement public, mais aussi problèmes d’entretien des bâtiments… Les illustrations sont nombreuses pour démontrer l’impact de cette situation sur la vie quotidienne de la population.

21/09/2015

VICTOIRE DE SYRIZA EN GRECE :
"A NOUS DE PRENDRE LE RELAIS"

Réaction de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la gauche européenne (PGE) :

"Avec 35,5% des voix, Syriza remporte nettement les élections législatives anticipées en Grèce. Malgré l'accord insupportable imposé en juillet et la crise politique dans la gauche, les Grecs viennent d'affirmer, pour la troisième fois cette année, leur confiance en Syriza et Alexis Tsipras pour gouverner leur pays. L'ensemble de la coalition gouvernementale de janvier est confortée. Syriza (145 sièges) et Anel (10 sièges) remportent la majorité parlementaire.

La droite de Nouvelle démocratie est battue. Avec elle, l'ensemble des gouvernements européens qui se sont acharnés avec une violence extrême à déstabiliser le premier gouvernement Tsipras et à imposer de nouvelles mesures d'austérité, des privatisations, et des confiscations de souveraineté.
C'est un nouveau message de lutte envoyé par le peuple grec à toutes les sociétés européennes. La victoire de Syriza est un sérieux atout pour toutes les forces progressistes d'Europe.

De dures luttes attendent encore le peuple grec. La Grèce va avoir besoin de toute notre solidarité dans les semaines et mois qui viennent pour renégocier sa dette et déverrouiller le carcan d'austérité.
C'est aujourd'hui à nous de prendre le relais pour des victoires en France qui permettront de libérer tous les peuples européens de l'austérité, changer la table des négociations pour changer l'Europe."

17/09/2015

21 SEPTEMBRE : MOBILISONS-NOUS POUR LA PAIX
SOLIDARITÉ AVEC TOUS LES RÉFUGIES ET MIGRANTS

Le PCF appelle à faire du 21 septembre prochain, Journée mondiale de la paix, une journée de mobilisation, de solidarité et de soutien aux réfugiés et migrants.

Face au drame de centaines de milliers de réfugiés et migrants qui fuient la guerre, le chaos, et la misère, notre colère et notre émotion sont immenses. Pour les communistes, la première des urgences est sans tergiverser la solidarité et le devoir d'accueil, sans discrimination, des réfugiés et des migrants. Aujourd'hui enfin, grâce à l'engagement citoyen devant l'insoutenable, les verrous de l'égoïsme sont en train de sauter.Nous saluons toutes celles et tous ceux qui en sont les artisans. Le temps a été trop long, il a coûté trop cher en vies humaines : 29 000 morts en dix ans en Méditerranée et aux portes de l'Europe.

A l’heure où le président de la République, François Hollande, engage l’armée française en Syrie, nous devons nous interroger : la poursuite de cette stratégie, en dehors de tout mandat de l'ONU, peut-elle amener la paix au peuple syrien et au Proche et Moyen-Orient ? Des solutions de paix existent : elles passent, dans l’immédiat, par accueillir en France plus de réfugiés que les seuls 24 000 en deux ans annoncés ; et par un engagement ferme dans un processus de résolution de la crise syrienne et de transition démocratique. Depuis le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, notre pays a abandonné toute politique extérieure indépendante laissant la main à l'OTAN qui fait fi des principes d'égalité entre peuples et entre nations, de solutions concertées et négociées, et de prévention des conflits. La France doit aujourd'hui s'extraire de l'organisation atlantiste. Le monde, l'humanité, a besoin d'un changement complet des logiques de puissances, de domination et d'exploitation qui pèsent sur les relations internationales.

13/09/2015

FETE DE L'HUMANITE :
GRAND ENTRETIEN AVEC YANIS VAROUFAKIS


Samedi 12 septembre, Yanis Varoufakis, l'ex-ministre des finances grec 
était l'invité de Rosa Moussaoui à l'agora de l'Humanité

07/09/2015

REGROUPEMENT DE LA GAUCHE UNITAIRE ET DU PCF

Pierre Laurent (PCF) et Christian Picquet (GU)
à la fête de l'Humanité
La Gauche unitaire considère que l’heure n’est plus à l’émiettement et à l’éparpillement des forces travaillant à ouvrir une nouvelle perspective pour la gauche. Elle a donc décidé de regrouper ses forces avec celles du Parti communiste français au sein de ce dernier.

Déclaration commune de la Gauche unitaire et du PCF :
"Le Parti communiste français et Gauche unitaire s’inscrivent l’un et l’autre dans la continuité du combat séculaire des dominés et du mouvement ouvrier pour l’émancipation humaine, pour un monde de justice et d’égalité réelle, pour une société pleinement démocratique et fondée sur l’universalité des droits.

Nos deux organisations ont en commun de puiser au meilleur de la pensée humaine, de l’apport des Lumières, des idéaux mis en avant par la Révolution française, de l’action de Jaurès en faveur de la République sociale. Elles se revendiquent, face à un capitalisme dont la cupidité n’a cessé de grandir, de l’apport irremplaçable de Marx, qui avait choisi le mot de communisme pour désigner le mouvement même d’abolition de l’ordre existant. Si l’histoire tourmentée du XXè siècle a profondément meurtri, et même dévoyé, cette belle promesse de « mise en commun » s’opposant à la concurrence de tous contre tous, il s’agit à présent de la réhabiliter afin de rouvrir enfin à l’humanité un horizon d’espérance. Par-delà leurs histoires propres, leurs traditions politiques respectives, la manière dont ils ont pu appréhender le passé, le Parti communiste français et Gauche unitaire ont pu vérifier, à la chaleur du travail réalisé conjointement, qu’ils se retrouvaient dans une commune volonté de reconstruire une perspective crédible et ambitieuse de transformation sociale.

01/09/2015

UNIVERSITÉ D’ÉTÉ DU PCF :
RASSEMBLER CONTRE L'AUSTERITÉ

Dans une rentrée politique que Pierre Laurent qualifie de “spectacle pitoyable”, plus de 700 communistes ont passé un week-end studieux, les 28, 29 et 30 août aux Karellis en Savoie, sur le projet et leur entrée en campagne pour les élections régionales.

Si le premier ministre estime qu’«à force d’aller à gauche toute, on finit à droite», aux Karellis où s’est tenue l’université d’été du PCF, on pensait plutôt que la droite, ou au moins sa politique, est déjà bien installée au gouvernement. «Dans un pays qui a un gouvernement soi-disant de gauche, 5 millions de chômeurs et pas de ministre du Travail... quel terrible symbole de démission», a lancé Pierre Laurent.

Course à l’échalote
La course à l’échalote libérale du gouvernement, de la tribune de M. Valls dans Les Echos à la dernière “macronade” sur les 35 heures, en laisse plus d’un perplexe. «E. Macron n’aime pas la réduction du temps de travail, paraît-il, ce n’est pas “moderne”. Il se moque du monde. Sa politique empêche des millions de français de travailler, tout simplement», a estimé, dans son intervention, le secrétaire national du Parti communiste, qui a ensuite évoqué le «déchirement d’EELV pour quelques maroquins ministériels, pour des places aux élections régionales», une primaire de la droite qui s’annonce «sanglante» ou encore la guerre du clan Le Pen, comme autant d’éléments surmédiatisés d’un «spectacle politique pitoyable». Bien évidemment, la situation en Grèce a aussi été un sujet majeur. Tsipras pouvait-il faire autrement ? Comment fissurer le mur auquel il s’est heurté et sortir du piège de l’austérité ? Autant de questions qui méritent de s’y attarder, mais, a prévenu Pierre Laurent, ne nous trompons pas de cible, notre ennemi sera toujours l’Europe de la finance. On a aussi discuté du Projet, «La France en commun», qui donnera lieu à une convention nationale au printemps 2016.

26/08/2015

ÉLECTIONS RÉGIONALES :
APPEL DU FRONT DE GAUCHE DE L'AUBE

Michel Bach (PG), Gisèle Malaval, Jean-Pierre Cornevin (PCF), Josiane Mayor (PG)
Le Front de gauche de l’Aube appelle celles et ceux qui œuvrent pour une alternative à gauche à la constitution d’une liste de rassemblement dès le premier tour, porteuse des valeurs d’égalité, de justice, de solidarité et de dignité. 

TEXTE DE L'APPEL :
Les élections régionales seront cruciales, elles comportent deux enjeux majeurs :
• soit les régions seront au service de la solidarité et de l’égalité, soit elles seront au service de la compétitivité et des inégalités,
• soit nous construisons une issue véritablement de gauche à la crise politique, soit c'est l'enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir.

La mise en place de 13 régions au lieu de 22 est une des pierres angulaires de la réforme territoriale qui, dans son ensemble, constitue un faisceau d’attaques contre la décentralisation, contre la démocratie locale, contre la gestion locale par des élus de proximité, contre les finances locales et contre le service public. Il s’agit pour le pouvoir et le Medef de faire de cette entité territoriale un relais de la mise en concurrence des territoires au détriment de l’emploi, du progrès social, de la démocratie locale et des dépenses publiques d’intérêt général. Avec, à la clé, de nouvelles souffrances pour les populations.

24/08/2015

UN TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT


Août 2015, Hassaké (Kurdistan de Syrie) :
Nupelda n’a que 28 ans mais compte déjà trois ans de guerre derrière elle. Elle qui est française, de mère marocaine, a fait sien le combat des Kurdes face à la barbarie de l’Organisation de l’Etat islamique. A Paris, lorsqu’elle était étudiante, elle ne ratait jamais la Fête de l’Humanité. Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité, l'a rencontrée au Rojava (Kurdistan de Syrie), sur la ligne de front à Hassaké, ville reprise aux djihadistes fin juillet, mais toujours menacée. Un témoignage unique, bouleversant.
Entretien : Pierre Barbancey - Photos : Frédéric Lafargue

23/08/2015

NOUVELLES ÉLECTIONS EN GRECE :
UNE LEÇON DE DÉMOCRATIE DE PLUS !

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné et annoncé la tenue de nouvelles élections législatives avant la fin du mois de septembre.

Une annonce qui n’a dû surprendre que ceux qui, avec «l'accord du 13 juillet» et le «3ème plan d'aide» d’août, nourrissaient l’illusion, ou l’espoir, que le peuple grec et son premier ministre avaient définitivement été battus dans leur exigence d’une rupture avec les politiques d’austérité et de reconquête démocratique. Le discours du 20 août est un discours d’appel à la mobilisation et à la riposte du peuple grec. Un chapitre se ferme, un nouveau s’ouvre déjà, appelant les grecs à se mobiliser pour se doter d’un gouvernement qui luttera contre l’impact de ces mesures austéritaires sur les classes populaires et pour «regagner [leur] souveraineté face aux créanciers». On est loin d’un renoncement et d’une trahison, mais bien dans un combat politique âpre.

09/08/2015

TEL-AVIV SUR SEINE :
SOUS LES DECOMBRES, LA PLAGE


Une énorme explosion, un ballon délaissé et quatre enfants massacrés sur le sable. C’était il y a un an, le 16 juillet 2014, à Gaza. 

Ce crime de l’armée israélienne, enterré par la commission d’enquête mise en place par Benyamin Netanyahou, n’aura pas, jeudi 13 août, de place sur les bords de la Seine. Là réside l’erreur - plus ! 
la faute - de la mairie de la capitale. La vocation de Paris était de plaider la paix, d’unir les deux villes de cette région en flammes avec lesquelles elle entretient des relations, Tel-Aviv l’Israélienne et Ramallah la Palestinienne, dans un rendez-vous de dialogue, dans un pari culturel. En choisissant la seule capitale d’une puissance qui opprime un autre peuple, qui dresse un mur de la honte, spolie terres et maisons, en s’obstinant dans cette manifestation, Anne Hidalgo hypothèque 
« les valeurs de tolérance et d’échange » dont elle se réclame dans une tribune du Monde.

Des extrémistes y trouveront matière à propagande pour un État religieux qui accaparerait Jérusalem pour en faire sa capitale et poursuivre le chemin de sang ou de cendres de la colonisation. D’autres y chercheront le biais pour polluer l’exigence d’un État palestinien des remugles de leur antisémitisme. Une faute donc.

Elle n’est pas la première. Laissons de côté Nicolas Sarkozy et ses déclarations d’amour au sinistre premier ministre israélien. Mais François Hollande, en proclamant sa compréhension pour le pilonnage de Gaza il y a un an, puis en faisant interdire les manifestations de solidarité avec les populations martyrisées, avait terni l’image 
de la France, le sens de son action depuis des décennies. Tel-Aviv est sans doute une ville joyeuse et noctambule. Jéricho, Bethléem et Jénine n’ont pas cette chance. 
Pas encore… Mais c’est ce vers quoi tous les efforts 
devraient tendre. Pour que les décombres n’encombrent plus les plages, quand bien même seraient-elles éphémères sur les bords de la Seine.

23/07/2015

LA LEÇON GRECQUE EST UTILE

La Grèce a occupé les médias durant tout le mois de juin et de juillet. L’affaire n’est pas banale en Europe. Imaginez : un pays qui se prononce librement, démocratiquement contre la politique d’austérité que lui imposent les dirigeants néolibéraux de l’Europe et du monde. Un pays qui tient tête, qui ne renonce pas. Qui dit « OXI », ce nouveau mot que nous ne connaissions pas. Un pays frère, à l’origine même de l’Europe et inventeur de la démocratie, menacé d’être viré de l’Europe politique ! 

La leçon grecque est utile 
- La dette et par voie de conséquence la question de la monnaie est posée par ce « petit » pays surendetté et contraint à emprunter pour rembourser des dettes qui servent à rembourser d’autres dettes à des banques étrangères… Plus les grecs ont de dettes, moins ils ont d’argent ! L’absurdité de ce système apparaît au grand jour au moment où une nouvelle crise financière s’annonce. La peur des tenants du système a été terrible car la crise financière est là, tapie dans l’ombre, dans le monde entier, chacun le sait : elle explique la violence économique et politique qui s’est abattue sur la Grèce.

Qu’on songe à la montagne de dettes irrécouvrables qui s’est installée sur nos têtes, pauvres humains !
- Les 18 300 milliards de dollars de dette de l’Etat fédéral américain obtenus grâce à la planche à billet pour un PIB à 17 416 milliards de dollars, sans compter l’astronomique endettement privé (le total privé + public atteint environ 400% du PIB). Plus de 2 000 milliards d’euros de dettes publiques en France par l’emprunt sur les marchés, alors que le pays est en déficit structurel depuis des années. Une Allemagne elle-même endettée à 74% de son PIB (source Eurostat pour 2014 : 2 166 milliards). Au dernier trimestre de 2014, la dette publique des 28 états membres de l’Union Européenne se portait à 86,6 % du PIB. Celle de la zone euro équivaut, quant à elle, à 92,1 % du PIB.

 - Donc l’Euro n’a pas protégé de la dette… Individuellement, six pays affichent un niveau de dette publique supérieur à 100 % du PIB. Il s’agit de la Grèce (176 % avant les derniers soubresauts), de l’Italie (131,8 %), du Portugal (131,4 %), de l’Irlande (114,8 %), de la Belgique (108,2 %) et de Chypre (104,7 %). Entre 2010 et 2013, le niveau d’endettement public par rapport au PIB a fortement augmenté dans de nombreux pays européens. En Chine,l ’endettement total (privé et public) a atteint les 29  000 milliards de dollars au mois de juin 2014, soit  283% de son PIB. Selon Standard & Poors, le système alternatif opaque (shadow banking) d’accès au crédit a connu une croissance d’environ 34% par an en Chine ces dernières années, pour atteindre 4 500 milliards de dollars (contre 75  000 milliards dans le monde entier). Et maintenant la crise boursière et financière touche aussi ce pays. Bref, la dette est partout et elle enrichit les banques, les financiers, les capitalistes : elle creuse les inégalités de toutes natures alors qu’elle ne remplit pas sa mission de soutien à l’économie. Ainsi le monde va de crises en crises.

16/07/2015

Intervention de Pierre Laurent au Sénat lors de la discussion sur l'accord imposé à la Grèce :


Intervention d'André Chassaigne à l'Assemblée Nationale :

14/07/2015

GRECE : LE DÉBAT POUR UNE AUTRE EUROPE EST POSÉ

Les élu-e-s PCF/Front de gauche ont voté contre l'accord lors du débat parlementaire. "C'est un mauvais accord, désastreux pour l'avenir de la Grèce", a déclaré André Chassaigne.

Quelle valeur reconnaître à un vote exprimé, un pistolet sur la tempe ? Quelle légitimité peut avoir une décision obtenue sous la menace, qui abroge les choix d’un peuple ? En ce jour où le Parlement grec est convoqué pour adopter à la chaîne des mesures élaborées à Bruxelles [mercredi 15 juillet - ndlr], ces questions ne troublent guère les dirigeants des États de la zone euro qui ont suivi Angela Merkel et Wolfgang Schäuble dans leur volonté de placer la Grèce sous une humiliante tutelle. Ce 15 juillet 2015 restera, dans l’histoire de ce pays, un jour noir pour la démocratie. Le peuple hellénique avait subi, en 1967, le putsch des colonels. Aujourd’hui, il n’y a heureusement pas de chars dans les rues d’Athènes, et pourtant c’est bien un coup d’État financier qui a été orchestré et qui, pour l’heure, a réussi, à coups d’étranglement financier et de chantage.

La surenchère austéritaire de l’Eurogroupe a confirmé avec une brutalité inouïe les véritables mobiles de l’acharnement contre la Grèce. Il s’agissait moins d’obtenir des garanties que les engagements seraient tenus que de « punir » un peuple coupable d’avoir choisi une autre orientation de la politique européenne, en portant Syriza au pouvoir après avoir chassé les conservateurs et sociaux-démocrates, responsables du marasme financier. Depuis le 25 janvier, Alexis Tsipras mène un combat courageux pour défendre la dignité du peuple grec.

Il y a quelque indécence à présenter l’accord comme un succès « historique », dû à l’engagement de François Hollande, qui s’est démarqué bien tardivement du jusqu’au-boutisme de Berlin. Le maintien de la Grèce dans l’euro, que souhaitaient le peuple grec et son gouvernement, concédé au prix de la négation de toute souveraineté, d’un traitement de type colonial, c’est injustifiable, et en dit long sur la détermination des oligarques européens à s’opposer aux mobilisations des peuples. Partout, et pas seulement en Grèce, le débat pour une autre Europe, sociale et solidaire, est posé.


09/07/2015

"NOUS VOULONS CONQUÉRIR !"


Dimanche 5 juillet, la section du PCF de Romilly organisait son traditionnel buffet estival qui a réuni une quarantaine de personnes.

Le ton en était donné, dès son introduction au débat par Fethi Cheikh, secrétaire de la section : “Assez de reculer ! Assez de résister ! Nous voulons conquérir ! Nous voulons du progrès !”. Référendum en Grèce - “ce qui se passe là-bas est immense”, a dit une participante -, méfaits de la politique du gouvernement et leurs déclinaisons locales, mais aussi ceux de la droite municipale avec, notamment, la hausse de 100 euros de la taxe d’habitation et la baisse des subventions aux associations, débat autour de l’avenir du technicentre de Romilly où la SNCF a annoncé des suppressions massives d’emplois, élections régionales de décembre prochain... sont autant de questions qui ont été abordées. La fête de l’Humanité n’a pas été oubliée et huit vignettes ont été achetées. L’initiative s’est poursuivie autour d’un buffet et rendez-vous est déjà pris pour la “rentrée sociale”.

06/07/2015

ÉLECTIONS RÉGIONALES : LES COMMUNISTES ONT VOTÉ

Dimanche 5 et lundi 6 juillet, les communistes de la section de Romilly étaient appelés à voter sur la stratégie proposée par la Conférence régionale qui s’était réunie le 27 juin, à savoir la construction de listes de large rassemblement à gauche, distinctes de celles du PS, pour en finir avec l’austérité et barrer la route à la droite.


  • RÉSULTATS DU VOTE A ROMILLY :

POUR : 65,38 % - CONTRE : 3,85% - ABSTENTION : 30,77%

  • RÉSULTATS DU VOTE DEPARTEMENTAL :

POUR : 84,21 % - CONTRE : 5,26% - ABSTENTION : 10.53%

  • RÉSULTATS DU VOTE DE LA REGION ALSACE, CHAMPAGNE ARDENNE, LORRAINE :

POUR : 76,20 % - CONTRE : 16,7% - ABSTENTION : 7%


30/06/2015

LE MAIRE DÉMENTI PAR LA RÉALITÉ DES CHIFFRES

Et si, et si, et si.... nos concitoyens vont devoir s’habituer à des restrictions et demain ne pourra pas être comme aujourd’hui”. En quelques mots, voici résumée la teneur des propos du maire de Romilly, répondant à l’opposition de gauche, lors du conseil municipal qui s’est réuni samedi 27 juin. 

Assurément, Eric Vuillemin voudrait nous faire croire que nous vivons dans un pays sans richesse où rien ne serait plus possible pour notre peuple. Sacrifices... sacrifices, voilà donc à quoi il veut habituer la population romillonne.

Attaque injustifiée contre les associations 
Lors du vote du budget 2015, le maire avait justifié son attaque sans précédent contre la vie associative locale, où la MJC était particulièrement visée, par la baisse des dotations de l’état. Il expliquait ainsi, tout azimut et à tous vents, qu’il ne pouvait pas distribuer l’argent qu’il n’avait pas. Certes, cette baisse des dotations de l’état est insupportable car, avec le chômage et la précarité, la demande de la population est grandissante. Mais la droite n’a pas de leçons à donner de ce point de vue. Son retour éventuel au pouvoir se traduirait par une baisse supplémentaire de 100 à 150 milliards d’€ de la dépense publique. Bonjour les dégâts pour les collectivités territoriales !

Au dernier conseil municipal, la vérité des chiffres à quelque peu contredit le discours qu’il tient depuis le vote du budget, en février de cette année. Comme l’a démontré le conseiller municipal communiste, Dany Bouteiller, la ville recevra en 2015, 93 468 € de dotations de plus qu’en 2014, auxquelles s’ajouteront des recettes fiscales supplémentaires (138 966 €). Mis en difficulté par une opposition de gauche qui avait épluché avec rigueur les comptes de la commune - le FN est resté muet comme une carpe ! -, Eric Vuillemin s’est retranché derrière les dangers des emprunts “toxiques” contractés par la ville. Mais revient-il aux contribuables de faire les frais de la gestion calamiteuse de la banque Dexia qui n’a pas joué son rôle de conseil à l’égard des communes ? “Il faudra bien payer un jour”, a-t-il lancé aux élus du Conseil municipal. Mais pourquoi donc payer ce qui est illégitime ? Comme les grecs, il va falloir, un jour peut-être, que le peuple de France dise “Non” et mette au pouvoir un gouvernement qui fasse clairement entendre cette volonté.

19/06/2015

APPEL AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE :
LA PLACE DE LA FRANCE EST AUX COTES DU PEUPLE GREC

 Clic sur l'image pour signer la pétition
APPEL / PÉTITION :
Cliquer sur l'image pour signer la pétition

Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide - et au demeurant parfaitement vain - d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.

16/06/2015

"LA FRANCE EN COMMUN" : INVITATION À ÉCRIRE UN PROJET D'ÉMANCIPATION HUMAINE

Le 20 mai 2015, le comité du projet lançait les travaux en vue d'une convention nationale sur le Projet prévue au printemps 2016. 

De cette journée est sorti un texte : "La France en commun" (Clic sur l'image pour télécharger le document). Ce texte est une invitation à construire ensemble le nouveau projet d'émancipation humaine qui nous rassemblera pour retrouver l'espoir. Il soumet au débat des réflexions pour une nouvelle société, ainsi que les grands axes pour un programme d'action qui pourrait sans tarder engager la France dans la voie de cette nouvelle visée émancipatrice.

C'est un point de départ pour construire la confiance, donner envie de s’engager dans ce travail collectif. Il est un appel à la mobilisation de toutes les intelligences, de toutes les volontés pour se donner ensemble les moyens de surmonter les obstacles.

Un site internet collaboratif sera ouvert prochainement afin de recueillir les contributions de toutes celles et ceux avec qui partagent ces mêmes exigences, ces mêmes espoirs.

12/06/2015

TECHNICENTRE SNCF : CHAQUE EMPLOI SUPPRIME EST UN NOUVEAU COUP DUR POUR ROMILLY ET SON SECTEUR

Alors qu’il y a encore peu de temps on nous promettait un avenir radieux pour le technicentre SNCF de Romilly-sur-Seine, c’est Guillaume Pepy en personne qui est venu dans l’Aube annoncer du jour au lendemain sa fermeture avec la suppression de 300 emplois cheminots.

Depuis, comme à chaque fois en pareille situation, on essaie de nous endormir en faisant croire que demain sera mieux qu’aujourd’hui. Mais la direction de la SNCF n’a pas bougé d’un iota sur sa décision de fermer le technicentre. Cette décision est consécutive à la mise en œuvre d’un vaste plan de restructuration des activités de la SNCF, avec la suppression, d’ici 2020, de 12 000 emplois cheminots. Des choix faits en haut lieu qui s’inscrivent dans la décision européenne de libéralisation du transport ferroviaire pour faire la part belle au privé. Des choix qui ont été validés par l’actuel gouvernement comme par ceux de la droite d’hier. En effet, à qui peut-on faire croire que ce n’est pas l’actionnaire de la SNCF qu’est l’Etat qui a pris ces décisions ?

04/06/2015

"ASSISTANAT" ? PARLONS-EN !

Discussion organisée par le Revue du Projet autour de la question de l'"assistanat" avec Christophe Rameaux, maître de conférence à l'université de Paris I, membre des Économistes Atterrés, et Sophie Binet de l'UGICT-CGT.

29/05/2015




Intervention de Zoé Konstantopoulou, Présidente du Parlement grec


- Plus d'infos sur le Forum des Alternatives : clic

ELECTIONS EN ESPAGNE : UN SIGNAL POUR TOUTE L'EUROPE

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la gauche européenne :

“Après les Grecs, ce sont les Espagnols qui viennent d'exprimer avec force le besoin de changement politique dans leur pays. Les résultats des élections régionales et municipales en Espagne sont un signal pour toute l'Europe. Le PP (droite) perd 40 % de ses votes et le PSOE (socialiste) 12,5 % : les politiques d'austérité sont sanctionnées une nouvelle fois. C'est la fin d'une époque, celle de la transition post-franquiste, celle du règne du néolibéralisme flanqué d'un système politique bipartisan et corrompu.

Les citoyens espagnols ont placé les questions sociales et démocratiques au cœur de leur choix. C'est à la mode en Europe et tant mieux ! Je me réjouis des bons résultats des coalitions de gauche, incluant Izquierda Unida, Podemos et des représentants-es des forces sociales en mouvement contre l'austérité. Elles sont en passe de l'emporter à Madrid, Barcelone et dans de nombreuses villes. Elles sont le signe qu'une alternative de gauche est non seulement souhaitée par des centaines de milliers d'Espagnols, mais surtout possible."

27/05/2015


DRÔLE DE "SYMBOLE DU RENOUVEAU DE ROMILLY" !

La métallerie Gusiée, qui s’était installée dans la zone Jacquard à Romilly, a annoncé son “retour au bercail”, à savoir à Marigny-le-Châtel, là où elle était implantée précédemment. 

La moitié du personnel restera sur le carreau dans l’opération, puisque 24 licenciements ont été annoncés. La baisse de l’activité dans le secteur du bâtiment et, notamment, dans le domaine de la serrurerie serait à l’origine de cette décision.

Le 7 janvier 2011, lors de l’inauguration des locaux, le maire de Romilly déclarait à l’intention de M. David Gusiée : «vous faites partie des symboles du renouveau de notre ville. La zone Joseph-Marie Jacquard se remplit. L’est et l’ouest de Romilly bougent» [bulletin municipal n°16 - janvier-février 2011]. David Gusiée, ne voulant pas être en reste de ronds-de-jambes, précisait : «Mon objectif est d’embaucher vingt personnes dans les deux ans à venir», l’article du bulletin municipal se terminant par un aussi aventureux que pompeux commentaire : «l’industriel nous a prouvé de quoi il était capable lorsqu’il s’engageait dans ce genre de projet d’envergure». Nous voyons aujourd'hui de quoi l’industriel n’a pas été capable !

C’est peu dire que dans le domaine de l’emploi, le maire UMP de Romilly et son adjoint à l’économie et à l’emploi, Jérôme Bonnefoi, sont en échec. Depuis le premier mandat d’Eric Vuillemin, le chômage a plus que doublé. Le commerce du centre-ville s’étiole, se rabougrit et fait aujourd’hui le dos rond, appréhendant la catastrophe économique en cas de fermeture du technicentre.

13/05/2015

EAU - ASSAINISSEMENT : LE TRIBUNAL ANNULE DEUX DELIBERATIONS

A la demande des conseillers municipaux communistes, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a annulé deux délibérations, prises en 2013 par le maire et qui prolongeaient d’un an les contrats avec Véolia.

C’est un revers pour le maire et sa majorité de droite. C’est une victoire pour les conseillers municipaux communistes qui, aussitôt connu le contenu des avenants prolongeant l'exploitation par Véolia, ont fait preuve de leur détermination à défendre les intérêts des usagers de l’eau et de l’assainissement à Romilly. La justice a, en effet, estimé que l’intérêt général n’était pas défendu par le maire, qui avait reconduit pour un an les contrats de 2004 de la Ville avec Véolia, au motif de pouvoir mettre à l’étude une réflexion sur l’avenir de la délégation de service public de l’eau et de l’assainissement. Le délai de vingt mois restant avant le terme des contrats étant, selon le juge, suffisant pour y réfléchir.

28/04/2015

TECHNICENTRE : LA DROITE AUX ABONNES ABSENTS !


600 personnes : les cheminots romillons peuvent se réjouir d’avoir, lundi 27 avril, joué à guichets fermés. La droite auboise avait, elle, préféré fermer les siens et se mettre aux abonnés absents.

On ignorera sans doute longtemps si les oreilles de la droite, comme le train d’un célèbre western, ont sifflé trois fois. Toujours est-il que, bien qu’invités à la réunion-débat sur le technicentre, organisée par l’intersyndicale du site, le député, le sénateur, le maire de Romilly et le conseiller général, tous de l’écurie UMP, s’étaient mis aux abonnés absents. Voilà qui tempère les cris de vierges effarouchées lancés par MM. Vuillemin, Bonnefoi et autres et replace leurs déclarations tribunitiennes à leur juste niveau. Assurément, le courage leur a manqué d’expliquer aux 600 personnes présentes qu’ils étaient d’accord avec les projets de la SNCF, tout comme ils le sont avec les délocalisations dans l’industrie textile de notre département, tout comme ils brassent du vent et enfument à chaque plan social.

Cette initiative était un premier temps fort de la mobilisation des cheminots et de la population pour défendre tous les emplois cheminots et la pérennité du site de Romilly. Telle a été la substance de l’intervention préliminaire de Bruno Charrier, responsable CGT cheminots, au nom de l’intersyndicale. Une pérennité du technicentre, sa viabilité économique et un maintien de l’emploi qui passent, estiment les syndicalistes, par des propositions chiffrées et concrètes, sur lesquelles ils travaillent actuellement et qu’ils entendent soumettre à la direction de la SNCF. Des propositions qui s’inscrivent de plus dans le long terme Bien des questions ont été abordées lors d’un débat d’où il ressort que les annonces de la SNCF, loin de satisfaire les personnels du site, suscitent bien des préoccupations.

Vice-président de la Région chargé des transports ferroviaires, Pierre Mathieu s’est félicité de la mobilisation des agents et de leurs syndicats. Mobilisation d’autant plus légitime, a-t-il souligné, que d’importants investissements ont été réalisés sur le technicentre, que la décision de la SNCF réduirait à néant. L’élu communiste s’est dit être à la disposition et prêt à porter, dans le cadre de ses fonctions, les propositions alternatives des salariés et de leurs représentants pour pérenniser le site romillon. Il n’a, de plus, pas caché son inquiétude relative aux préconisations de la SNCF de supprimer des dessertes et des trains Intercités sur la ligne Paris-Troyes. Fermeture du technicentre, baisse de l’offre aux usagers, tout ceci s’inscrit dans des objectifs de casse du service public ferroviaire. Le vice-président communiste de la Région a aussi fait part de son intention d’interpeller le ministre des transports pour demander un moratoire suspensif des décisions de la SNCF afin de permettre, en réunissant tous les acteurs concernés, aux syndicats de faire prendre en compte leurs propositions.
Une certitude acquise au terme de cette réunion instructive : la casse du site relève de choix réversibles et non d’une impérieuse nécessité industrielle. A suivre...

17/04/2015

FERMETURE DU TECHNICENTRE SNCF :
LA MISE A MORT DE ROMILLY !

Ce que l’on pouvait craindre et que les communistes romillons, avec leurs élus, dénonçaient depuis des mois, vient malheureusement d’être confirmé.

Le technicentre SNCF devrait fermer ses portes en 2019 avec la disparition de 530 emplois cheminots, auxquels il faut ajouter des dizaines d’emplois induits. Comme par «hasard», cette nouvelle catastrophe pour notre bassin de vie et son commerce a été annoncée deux semaines après les élections départementales. Craignant la montée d’une colère bien légitime parmi les cheminots et la population, et surtout d’une volonté de ne pas se laisser faire, la direction SNCF a annoncé la création d’une structure qui conserverait 200 emplois, dans le cadre d’un atelier de pièces détachées. Espérons que cette promesse n’a pas pour objectif de faire avaler la pilule amère de la fermeture du technicentre.

27/03/2015

AGRESSION DU FN CONTRE LES CANDIDATS DU FRONT DE GAUCHE
Les valeurs de la République rendent fou Jean-Patrick Vernet

Samedi matin 21 mars 2015, les candidats du Front de gauche, Joë Triché et Carole Bekka finissaient de coller leurs affiches qui n’avaient rien à voir avec les élections départementales ni avec un appel à voter, mais trois belles affiches sur lesquelles on pouvait lire : Liberté - Egalité - Fraternité. 

J.-Patrick Vernet, qui circulait en voiture à proximité du restaurant «Chez Nini» les a aperçues. Le candidat FN s’est arrêté et s’est précipité en direction de l’affichage. Après avoir marmonné quelques mots comme «fraternité j’t’en foutrait d’la fraternité, moi» et commencé à déchirer cette affiche rouge, il a littéralement foncé sur le conseiller général Joë Triché et l’a violemment bousculé à trois reprises sans que celui-ci n’ait eu le temps de réagir pendant que Carole Bekka criait au candidat FN d’arrêter. Les candidats du Front de gauche sont ensuite repartis.

Le candidat FN s’est dirigé vers la camionnette dans laquelle avaient pris place Joë Triché et Carole Bekka, Il a donné de violents coups de poing sur la voiture et la vitre côté conducteur, a ouvert la porte arrière et renversé le contenu du coffre.

Non, il n’y a pas eu des échauffourée entre le candidat FN et le conseiller général sortant Joë Triché, comme le laisserait entendre l’article de l’Est Eclair du 23 mars 2015, mais bien une agression violente et caractérisée du candidat FN contre Joë Triché. Une plainte a été déposée.

Devant les valeurs de la République «Liberté - Egalité - Fraternité» affichées, la réaction du candidat FN, J.-Patrick Vernet  a montré son vrai visage : anti-républicain, violent et agressif. Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte inqualifiable et nous appelons tous les citoyens attachés aux valeurs de la République à la plus grande vigilance. Romilly, ville paisible jusqu’à présent, ne doit pas accepter qu’un climat de haine et de violence s’installe.
Section de Romilly du PCF

12/03/2015

VERS L'ANNULATION DE LA PROLONGATION D'UN AN DES CONTRATS VEOLIA ?

Le 10 mars, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a jugé les recours, initiés par les élu-e-s PCF du Conseil municipal de Romilly-sur-Seine, portant sur les délégations de service public de l’eau potable et de l’assainissement à Romilly-sur-Seine.

Au cours de l’audience, le rapporteur public a demandé l’annulation de deux délibérations. Les requêtes contestaient l’adoption de deux avenants, modifiant les conditions d’exécution des délégations de service public, conclues avec la société Ruas en 2004 et prolongeant d’un an ces contrats repris ensuite par Véolia.

En 2013, la ville de Romilly et son maire, E. Vuillemin avaient négocié les deux avenants contestés, dans des conditions très favorables au délégataire. Dans ses conclusions, le rapporteur public a retenu le moyen évoqué par les élu-e-s communistes, en relevant qu’aucun motif d’intérêt général ne motivait la prolongation d’un an des contrats d’eau potable et d’assainissement. Ces conclusions du rapporteur public, souvent suivies par la formation de jugement, confirment le bien-fondé de nos demandes.

En effet, alors que les contrats de délégation de service public ont été conclus en 2004, il aura fallu attendre avril 2013 pour que la ville de Romilly se préoccupe de leur mise en œuvre. Décidément, il y a eu beaucoup de laxisme de la part du maire et de sa majorité. Pour ce qui nous concerne, très attachés aux intérêts de notre ville et à ceux des usagers de l’eau, nous entendons aller jusqu’au bout des procédures engagées. Le ras-le-bol à l’égard de la société Véolia est trop grand pour que nous en soyons les complices. C’est donc avec sérénité que nous attendons le jugement définitif du tribunal administratif.
Joë Triché - Rolande Barthélemy

12/02/2015

BUDGET MUNICIPAL 2015 :
LES SAIGNÉES DE MAÎTRE VUILLEMIN

Le maire UMP et sa majorité ont voté, mercredi 11 février, un budget austéritaire qui taille à la serpe dans les dépenses sociales, culturelles et associatives. Pour les élus du PCF, ce qui a été fait peut être défait et mieux refait.

Ambiance électrique au Conseil municipal du 11 février où a été examiné le budget primitif 2015. Un budget dès sa présentation, le 22 décembre 2014, qui avait déclenché la colère d’un certain nombre d’acteurs associatifs. En 2015, en effet, les subventions municipales aux associations seront diminuées en moyenne de 10%, avec une attaque ciblée contre la MJC qui verra la sienne réduite de moitié. Quand Eric Vuillemin entend le mot culture, il sabre dans les subventions ! A ce conseil municipal, le maire UMP s’est livré à un one-man-show sur le thème de la diminution des dotations de l’état qui serait, selon lui, la source de tous les maux. C’est pourtant aller un peu vite en besogne, selon Pierre Mathieu, au nom des élus communistes et partenaires : «cette réalité explique-t-elle tout ? Justifie-t-elle tout ? Nous ne le pensons pas», saisissant l’occasion de rappeler au maire les déclarations récentes des François Fillon et Baroin à Troyes, proposant de nouveaux tours de vis austéritaires.

05/02/2015

ELECTIONS DÉPARTEMENTALES :
LES CANDIDAT-E-S DU FRONT DE GAUCHE DANS LE CANTON DE ROMILLY


Non à l'austérité ; assez de sacrifices ; justice, solidarité, dignité pour les Aubois : tel sera le fil conducteur de la campagne et des propositions des candidat-e-s du Front de gauche dans le canton de Romilly-sur-Seine. Joë Triché, conseiller général communiste du canton de Romilly 2 depuis 1998, fera équipe avec Carole Bekka. Candidat-e-s titulaires, ils auront comme remplaçant-e-s Dany Bouteiller et Hélène Turquin. 

Lors d’une initiative conviviale, placée sous la présidence de Pierre Mahieu, vice-président du Conseil régional et conseiller municipal de Romilly, le 30 janvier, a donc été donné le coup d’envoi de la campagne du Front de gauche dans notre canton. Un canton que Joë Triché estime victime d’une «triple peine appliquée aux familles : l’austérité Valls, l’austérité Adnot, l’austérité Vuillemin». Qu’elles soient décidées par le gouvernement, dans les mairies ou au Conseil général, pour les candidat-e-s du Front de gauche, «l’austérité n’est pas la solution». 

02/02/2015

COMMUNIQUE DE LA SECTION DU PCF DE ROMILLY

Monsieur D’Ancona nous informe de sa démission du Conseil municipal. Le PCF en tire les conséquences.

La section de Romilly du Parti Communiste Français a lancé dès le début de l'année 2015 une campagne d'affichage dénonçant les attaques intolérables de la majorité municipale et de son maire Eric Vuillemin envers les associations de notre ville (entre autres - 250 000 euros de subventions). Elle a décidé d'en suspendre la diffusion le 29 janvier 2015 car le nom de monsieur D'Ancona n'avait pas lieu d'apparaître sur nos affiches, mais nous ne pouvions le savoir !

Monsieur D’Ancona a informé Pierre Mathieu le 29 janvier  qu’il avait transmis au maire de Romilly sa démission du conseil municipal quelques jours avant sa réunion du 22 décembre 2014 car il était en désaccord avec la mise à mort de la MJC et la baisse inégalitaire des subventions à la vie associative.

Toutefois, aucune information sur cette démission n'ayant été communiquée par le maire lors du conseil municipal du 22/12/2014, ni depuis d’ailleurs, le PCF ne pouvait connaître le choix de monsieur D'Ancona et l'a associé de ce fait à l'action de la droite romillonne contre la vie associative.
Désormais, en parfaite connaissance du positionnement politique de chacun, le PCF romillon a décidé d'en tirer les conclusions et a agi en conséquence en retirant le nom de monsieur D’Ancona de son affiche.

Dans le strict respect de la plateforme et de l’initiative des associations (MJC, RS10…), le PCF appelle la population à participer à la manifestation du samedi 7 février et à amplifier l’action contre le plan d’austérité draconien que veut imposer le maire UMP, Eric Vuillemin et les élus de sa majorité qui continuent de le soutenir, un plan qui prévoit aussi d’augmenter de 100 € la taxe d’habitation de tous les foyers en 2016.

Romilly, le 1 février 2015

26/01/2015

LOI MACRON : NON A LA MORT DU TRAIN ET DU SERVICE PUBLIC

Déclaration du groupe CRC du Sénat, GDR de l’Assemblé Nationale, des vices-présidents communistes des Régions, des administrateurs communistes du STIF, appel national des élus communistes et républicains.

En débat à l’Assemblée Nationale la loi « Macron » prévoit, parmi les nombreux sujets traités, la libéralisation totale du transport par autocar. Ce qui permettraient aux grands groupes de transport, dont la SNCF, avec sa filiale ID Bus, d’ouvrir librement des lignes de transports collectifs réguliers non urbains par autocar, en concurrence avec des services existants, qu’il s’agisse des TER, des TET ou des TGV.

Un projet qui ne doit rien au hasard. Il accompagne celui de réduire le service public de transport ferroviaire de voyageurs en supprimant des lignes, des dessertes, au mépris de l’aménagement du territoire, aggravant ainsi la situation des petites villes, des villes moyennes, de départements déjà fortement pénalisés par la fuite en avant dans la mise en concurrence des territoires. Ainsi les dessertes assurées par les Trains d’Equilibre du Territoire (trains Intercités, TEOZ et trains de nuit) sur 35 lignes pourraient être réduites à 12 et celles restantes pourraient ne plus desservir les gares des petites et moyennes villes. Les TGV desservant actuellement 240 gares sur l’ensemble du pays pourraient, au regard de ceux pour qui la rentabilité est devenu la seule référence, ne  plus en desservir que 40.

01/01/2015

GRECE : UNE NOUVELLE ERE EST A PORTEE DE MAIN

Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la gauche européenne (PGE) :

"Malgré les pressions, le Parlement grec a confirmé à trois reprises son refus d'élire Dimas, le candidat de la coalition gouvernementale, à l'élection présidentielle. C'est une victoire contre l'austérité et une sanction bien méritée pour Nouvelle Démocratie et le Pasok. Les élections législatives sont convoquées pour le 25 janvier.

Une nouvelle ère pour le peuple grec et pour l'Europe est à portée de main. Syriza, dont le programme répond aux urgences sociales et formule des propositions (lire : clic) pour redresser le pays, est en tête de tous les sondages. Sa victoire, que je souhaite ardemment, serait non seulement un espoir mais aussi la première pierre d'une solution commune et de progrès pour tous les européens qui souffrent. Dans la gauche européenne réside l'issue positive à la crise en Europe.

Je souhaite un plein succès à mon ami Alexis Tsipras et à Syriza. Jusqu'aux élections, le PCF informera les français et combattra les pressions sur le peuple grec d'où qu'elles viennent. Le peuple grec est adulte et indépendant, il doit décider librement de son avenir.

- DISCOURS D'ALEXIS TSIPRAS (29/12/2014) : LIRE