12/02/2015

BUDGET MUNICIPAL 2015 :
LES SAIGNÉES DE MAÎTRE VUILLEMIN

Le maire UMP et sa majorité ont voté, mercredi 11 février, un budget austéritaire qui taille à la serpe dans les dépenses sociales, culturelles et associatives. Pour les élus du PCF, ce qui a été fait peut être défait et mieux refait.

Ambiance électrique au Conseil municipal du 11 février où a été examiné le budget primitif 2015. Un budget dès sa présentation, le 22 décembre 2014, qui avait déclenché la colère d’un certain nombre d’acteurs associatifs. En 2015, en effet, les subventions municipales aux associations seront diminuées en moyenne de 10%, avec une attaque ciblée contre la MJC qui verra la sienne réduite de moitié. Quand Eric Vuillemin entend le mot culture, il sabre dans les subventions ! A ce conseil municipal, le maire UMP s’est livré à un one-man-show sur le thème de la diminution des dotations de l’état qui serait, selon lui, la source de tous les maux. C’est pourtant aller un peu vite en besogne, selon Pierre Mathieu, au nom des élus communistes et partenaires : «cette réalité explique-t-elle tout ? Justifie-t-elle tout ? Nous ne le pensons pas», saisissant l’occasion de rappeler au maire les déclarations récentes des François Fillon et Baroin à Troyes, proposant de nouveaux tours de vis austéritaires.

Autre argument du maire : les emprunts toxiques contractés avec Dexia nécessitant des provisions importantes. Trop, pour les élus communistes, qui estiment que ces dernières auraient pu être moindres, redonnant ainsi de la marge de manœuvre. Alors que le maire se retranche derrière un manque à gagner de 474 000 €, pour justifier ses décisions austéritaires, ils ont démontré, chiffres à l’appui, que, tenant compte de la progression de certaines dotations (dotation de solidarité urbaine...), le manque à gagner provenant de l’état est à l’arrivée de 160 222 €, à quoi il faut ôter des dépenses que supportait la ville et qui ont été transférées vers la communauté de communes. Pierre Mathieu s’est dit scandalisé, alors que la DSU progresse de 245 112 € en 2015, de la diminution de 100 000 euros du budget du CCAS.

En réalité, ce sont les choix politiques du maire et de sa majorité de droite, que l’opposition communiste a dénoncés à de nombreuses reprises lors du mandat précédent, que l’on veut faire payer au romillons, en particulier avec la hausse, à partir de 2016, de 100 euros des impôts locaux. «Où est-elle cette embellie financière dont vous nous parliez il y a sept mois ? Vous ne pouvez soutenir que vous découvrez la situation de la commune et le contexte national», s’étonnent Pierre Mathieu, Dany Bouteiller et Hélène Turquin, qui ont voté contre un tel budget rajoutant de l’austérité locale à l’austérité nationale. Mais, pour ces derniers, le dernier mot n’est pas dit : «la vie ne s’arrête pas ce soir, à tout moment de l’année le Conseil municipal [...] peut apporter des modifications à son budget, revenir sur des mauvais choix et en faire de meilleurs». Pour l’heure et pour l’avenir, un seul mot d’ordre : mobilisation !

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