05/02/2015

ELECTIONS DÉPARTEMENTALES :
LES CANDIDAT-E-S DU FRONT DE GAUCHE DANS LE CANTON DE ROMILLY


Non à l'austérité ; assez de sacrifices ; justice, solidarité, dignité pour les Aubois : tel sera le fil conducteur de la campagne et des propositions des candidat-e-s du Front de gauche dans le canton de Romilly-sur-Seine. Joë Triché, conseiller général communiste du canton de Romilly 2 depuis 1998, fera équipe avec Carole Bekka. Candidat-e-s titulaires, ils auront comme remplaçant-e-s Dany Bouteiller et Hélène Turquin. 

Lors d’une initiative conviviale, placée sous la présidence de Pierre Mahieu, vice-président du Conseil régional et conseiller municipal de Romilly, le 30 janvier, a donc été donné le coup d’envoi de la campagne du Front de gauche dans notre canton. Un canton que Joë Triché estime victime d’une «triple peine appliquée aux familles : l’austérité Valls, l’austérité Adnot, l’austérité Vuillemin». Qu’elles soient décidées par le gouvernement, dans les mairies ou au Conseil général, pour les candidat-e-s du Front de gauche, «l’austérité n’est pas la solution». 

Pour preuve, parmi d’autres, le “plan” mis en place en 2010 par la majorité de droite au Département «n’a pas atteint ses objectifs puisqu’en 2015 l’autofinancement est en baisse de 17 millions d’€, se traduisant par un recul de 12 millions de l’investissement pour l’année 2015». Par contre, les familles sont ponctionnées chaque année de 700 000 € depuis la suppression par Philippe Adnot de la gratuité des transports des collégiens, les subventions aux associations sont bloquées, des aides ont été diminuées, voire supprimées.

L’enjeu du scrutin des 22 et 29 mars sera de dire “ça suffit l’austérité” et de donner une sanction de gauche à ces politiques. Lançant un appel à toutes et tous, «quel qu’ait pu être leur vote à un moment ou à un autre», les candidats du Front de gauche veulent rassembler avec leur bulletin «une force qui représentera le refus de toujours subir les diktats de la finance et d’un Medef égoïste, avide de profits et qui est gavé de fonds publics», une force qui va compter pour l’avenir. Hélène Turquin, élue à la communauté de communes des Portes de Romilly, est non encartée, comme Carole Bekka, qui situe son engagement dans la réappropriation citoyenne de l’espace politique pour «redonner du crédit à notre démocratie, participer activement à la vie locale [...] pour réussir ensemble économiquement et socialement», et surtout faire la démonstration qu’une «alternative à l’austérité est nécessaire et possible».

Autre défi majeur de cette élection, faire que la parole, utile et nécessaire, d’élus du Front de gauche puisse continuer à être entendue au sein du Conseil général. En raison du nouveau découpage électoral, le pluralisme des idées, “la voix des sans voix” doit pouvoir s’exprimer pour défendre, comme l’ont toujours fait les conseillers généraux communistes, les familles, les salariés, le monde associatif... mis à mal par les politiques austéritaires d’une droite ultra-majoritaire au sein de cette assemblée. L’équipe constituée autour des candidat-e-s invite la population à venir s’investir dans un atelier citoyen afin d’élaborer en commun des propositions.