28/04/2015

TECHNICENTRE : LA DROITE AUX ABONNES ABSENTS !


600 personnes : les cheminots romillons peuvent se réjouir d’avoir, lundi 27 avril, joué à guichets fermés. La droite auboise avait, elle, préféré fermer les siens et se mettre aux abonnés absents.

On ignorera sans doute longtemps si les oreilles de la droite, comme le train d’un célèbre western, ont sifflé trois fois. Toujours est-il que, bien qu’invités à la réunion-débat sur le technicentre, organisée par l’intersyndicale du site, le député, le sénateur, le maire de Romilly et le conseiller général, tous de l’écurie UMP, s’étaient mis aux abonnés absents. Voilà qui tempère les cris de vierges effarouchées lancés par MM. Vuillemin, Bonnefoi et autres et replace leurs déclarations tribunitiennes à leur juste niveau. Assurément, le courage leur a manqué d’expliquer aux 600 personnes présentes qu’ils étaient d’accord avec les projets de la SNCF, tout comme ils le sont avec les délocalisations dans l’industrie textile de notre département, tout comme ils brassent du vent et enfument à chaque plan social.

Cette initiative était un premier temps fort de la mobilisation des cheminots et de la population pour défendre tous les emplois cheminots et la pérennité du site de Romilly. Telle a été la substance de l’intervention préliminaire de Bruno Charrier, responsable CGT cheminots, au nom de l’intersyndicale. Une pérennité du technicentre, sa viabilité économique et un maintien de l’emploi qui passent, estiment les syndicalistes, par des propositions chiffrées et concrètes, sur lesquelles ils travaillent actuellement et qu’ils entendent soumettre à la direction de la SNCF. Des propositions qui s’inscrivent de plus dans le long terme Bien des questions ont été abordées lors d’un débat d’où il ressort que les annonces de la SNCF, loin de satisfaire les personnels du site, suscitent bien des préoccupations.

Vice-président de la Région chargé des transports ferroviaires, Pierre Mathieu s’est félicité de la mobilisation des agents et de leurs syndicats. Mobilisation d’autant plus légitime, a-t-il souligné, que d’importants investissements ont été réalisés sur le technicentre, que la décision de la SNCF réduirait à néant. L’élu communiste s’est dit être à la disposition et prêt à porter, dans le cadre de ses fonctions, les propositions alternatives des salariés et de leurs représentants pour pérenniser le site romillon. Il n’a, de plus, pas caché son inquiétude relative aux préconisations de la SNCF de supprimer des dessertes et des trains Intercités sur la ligne Paris-Troyes. Fermeture du technicentre, baisse de l’offre aux usagers, tout ceci s’inscrit dans des objectifs de casse du service public ferroviaire. Le vice-président communiste de la Région a aussi fait part de son intention d’interpeller le ministre des transports pour demander un moratoire suspensif des décisions de la SNCF afin de permettre, en réunissant tous les acteurs concernés, aux syndicats de faire prendre en compte leurs propositions.
Une certitude acquise au terme de cette réunion instructive : la casse du site relève de choix réversibles et non d’une impérieuse nécessité industrielle. A suivre...

17/04/2015

FERMETURE DU TECHNICENTRE SNCF :
LA MISE A MORT DE ROMILLY !

Ce que l’on pouvait craindre et que les communistes romillons, avec leurs élus, dénonçaient depuis des mois, vient malheureusement d’être confirmé.

Le technicentre SNCF devrait fermer ses portes en 2019 avec la disparition de 530 emplois cheminots, auxquels il faut ajouter des dizaines d’emplois induits. Comme par «hasard», cette nouvelle catastrophe pour notre bassin de vie et son commerce a été annoncée deux semaines après les élections départementales. Craignant la montée d’une colère bien légitime parmi les cheminots et la population, et surtout d’une volonté de ne pas se laisser faire, la direction SNCF a annoncé la création d’une structure qui conserverait 200 emplois, dans le cadre d’un atelier de pièces détachées. Espérons que cette promesse n’a pas pour objectif de faire avaler la pilule amère de la fermeture du technicentre.