23/07/2015

LA LEÇON GRECQUE EST UTILE

La Grèce a occupé les médias durant tout le mois de juin et de juillet. L’affaire n’est pas banale en Europe. Imaginez : un pays qui se prononce librement, démocratiquement contre la politique d’austérité que lui imposent les dirigeants néolibéraux de l’Europe et du monde. Un pays qui tient tête, qui ne renonce pas. Qui dit « OXI », ce nouveau mot que nous ne connaissions pas. Un pays frère, à l’origine même de l’Europe et inventeur de la démocratie, menacé d’être viré de l’Europe politique ! 

La leçon grecque est utile 
- La dette et par voie de conséquence la question de la monnaie est posée par ce « petit » pays surendetté et contraint à emprunter pour rembourser des dettes qui servent à rembourser d’autres dettes à des banques étrangères… Plus les grecs ont de dettes, moins ils ont d’argent ! L’absurdité de ce système apparaît au grand jour au moment où une nouvelle crise financière s’annonce. La peur des tenants du système a été terrible car la crise financière est là, tapie dans l’ombre, dans le monde entier, chacun le sait : elle explique la violence économique et politique qui s’est abattue sur la Grèce.

Qu’on songe à la montagne de dettes irrécouvrables qui s’est installée sur nos têtes, pauvres humains !
- Les 18 300 milliards de dollars de dette de l’Etat fédéral américain obtenus grâce à la planche à billet pour un PIB à 17 416 milliards de dollars, sans compter l’astronomique endettement privé (le total privé + public atteint environ 400% du PIB). Plus de 2 000 milliards d’euros de dettes publiques en France par l’emprunt sur les marchés, alors que le pays est en déficit structurel depuis des années. Une Allemagne elle-même endettée à 74% de son PIB (source Eurostat pour 2014 : 2 166 milliards). Au dernier trimestre de 2014, la dette publique des 28 états membres de l’Union Européenne se portait à 86,6 % du PIB. Celle de la zone euro équivaut, quant à elle, à 92,1 % du PIB.

 - Donc l’Euro n’a pas protégé de la dette… Individuellement, six pays affichent un niveau de dette publique supérieur à 100 % du PIB. Il s’agit de la Grèce (176 % avant les derniers soubresauts), de l’Italie (131,8 %), du Portugal (131,4 %), de l’Irlande (114,8 %), de la Belgique (108,2 %) et de Chypre (104,7 %). Entre 2010 et 2013, le niveau d’endettement public par rapport au PIB a fortement augmenté dans de nombreux pays européens. En Chine,l ’endettement total (privé et public) a atteint les 29  000 milliards de dollars au mois de juin 2014, soit  283% de son PIB. Selon Standard & Poors, le système alternatif opaque (shadow banking) d’accès au crédit a connu une croissance d’environ 34% par an en Chine ces dernières années, pour atteindre 4 500 milliards de dollars (contre 75  000 milliards dans le monde entier). Et maintenant la crise boursière et financière touche aussi ce pays. Bref, la dette est partout et elle enrichit les banques, les financiers, les capitalistes : elle creuse les inégalités de toutes natures alors qu’elle ne remplit pas sa mission de soutien à l’économie. Ainsi le monde va de crises en crises.

16/07/2015

Intervention de Pierre Laurent au Sénat lors de la discussion sur l'accord imposé à la Grèce :


Intervention d'André Chassaigne à l'Assemblée Nationale :

14/07/2015

GRECE : LE DÉBAT POUR UNE AUTRE EUROPE EST POSÉ

Les élu-e-s PCF/Front de gauche ont voté contre l'accord lors du débat parlementaire. "C'est un mauvais accord, désastreux pour l'avenir de la Grèce", a déclaré André Chassaigne.

Quelle valeur reconnaître à un vote exprimé, un pistolet sur la tempe ? Quelle légitimité peut avoir une décision obtenue sous la menace, qui abroge les choix d’un peuple ? En ce jour où le Parlement grec est convoqué pour adopter à la chaîne des mesures élaborées à Bruxelles [mercredi 15 juillet - ndlr], ces questions ne troublent guère les dirigeants des États de la zone euro qui ont suivi Angela Merkel et Wolfgang Schäuble dans leur volonté de placer la Grèce sous une humiliante tutelle. Ce 15 juillet 2015 restera, dans l’histoire de ce pays, un jour noir pour la démocratie. Le peuple hellénique avait subi, en 1967, le putsch des colonels. Aujourd’hui, il n’y a heureusement pas de chars dans les rues d’Athènes, et pourtant c’est bien un coup d’État financier qui a été orchestré et qui, pour l’heure, a réussi, à coups d’étranglement financier et de chantage.

La surenchère austéritaire de l’Eurogroupe a confirmé avec une brutalité inouïe les véritables mobiles de l’acharnement contre la Grèce. Il s’agissait moins d’obtenir des garanties que les engagements seraient tenus que de « punir » un peuple coupable d’avoir choisi une autre orientation de la politique européenne, en portant Syriza au pouvoir après avoir chassé les conservateurs et sociaux-démocrates, responsables du marasme financier. Depuis le 25 janvier, Alexis Tsipras mène un combat courageux pour défendre la dignité du peuple grec.

Il y a quelque indécence à présenter l’accord comme un succès « historique », dû à l’engagement de François Hollande, qui s’est démarqué bien tardivement du jusqu’au-boutisme de Berlin. Le maintien de la Grèce dans l’euro, que souhaitaient le peuple grec et son gouvernement, concédé au prix de la négation de toute souveraineté, d’un traitement de type colonial, c’est injustifiable, et en dit long sur la détermination des oligarques européens à s’opposer aux mobilisations des peuples. Partout, et pas seulement en Grèce, le débat pour une autre Europe, sociale et solidaire, est posé.


09/07/2015

"NOUS VOULONS CONQUÉRIR !"


Dimanche 5 juillet, la section du PCF de Romilly organisait son traditionnel buffet estival qui a réuni une quarantaine de personnes.

Le ton en était donné, dès son introduction au débat par Fethi Cheikh, secrétaire de la section : “Assez de reculer ! Assez de résister ! Nous voulons conquérir ! Nous voulons du progrès !”. Référendum en Grèce - “ce qui se passe là-bas est immense”, a dit une participante -, méfaits de la politique du gouvernement et leurs déclinaisons locales, mais aussi ceux de la droite municipale avec, notamment, la hausse de 100 euros de la taxe d’habitation et la baisse des subventions aux associations, débat autour de l’avenir du technicentre de Romilly où la SNCF a annoncé des suppressions massives d’emplois, élections régionales de décembre prochain... sont autant de questions qui ont été abordées. La fête de l’Humanité n’a pas été oubliée et huit vignettes ont été achetées. L’initiative s’est poursuivie autour d’un buffet et rendez-vous est déjà pris pour la “rentrée sociale”.

06/07/2015

ÉLECTIONS RÉGIONALES : LES COMMUNISTES ONT VOTÉ

Dimanche 5 et lundi 6 juillet, les communistes de la section de Romilly étaient appelés à voter sur la stratégie proposée par la Conférence régionale qui s’était réunie le 27 juin, à savoir la construction de listes de large rassemblement à gauche, distinctes de celles du PS, pour en finir avec l’austérité et barrer la route à la droite.


  • RÉSULTATS DU VOTE A ROMILLY :

POUR : 65,38 % - CONTRE : 3,85% - ABSTENTION : 30,77%

  • RÉSULTATS DU VOTE DEPARTEMENTAL :

POUR : 84,21 % - CONTRE : 5,26% - ABSTENTION : 10.53%

  • RÉSULTATS DU VOTE DE LA REGION ALSACE, CHAMPAGNE ARDENNE, LORRAINE :

POUR : 76,20 % - CONTRE : 16,7% - ABSTENTION : 7%