30/06/2015

LE MAIRE DÉMENTI PAR LA RÉALITÉ DES CHIFFRES

Et si, et si, et si.... nos concitoyens vont devoir s’habituer à des restrictions et demain ne pourra pas être comme aujourd’hui”. En quelques mots, voici résumée la teneur des propos du maire de Romilly, répondant à l’opposition de gauche, lors du conseil municipal qui s’est réuni samedi 27 juin. 

Assurément, Eric Vuillemin voudrait nous faire croire que nous vivons dans un pays sans richesse où rien ne serait plus possible pour notre peuple. Sacrifices... sacrifices, voilà donc à quoi il veut habituer la population romillonne.

Attaque injustifiée contre les associations 
Lors du vote du budget 2015, le maire avait justifié son attaque sans précédent contre la vie associative locale, où la MJC était particulièrement visée, par la baisse des dotations de l’état. Il expliquait ainsi, tout azimut et à tous vents, qu’il ne pouvait pas distribuer l’argent qu’il n’avait pas. Certes, cette baisse des dotations de l’état est insupportable car, avec le chômage et la précarité, la demande de la population est grandissante. Mais la droite n’a pas de leçons à donner de ce point de vue. Son retour éventuel au pouvoir se traduirait par une baisse supplémentaire de 100 à 150 milliards d’€ de la dépense publique. Bonjour les dégâts pour les collectivités territoriales !

Au dernier conseil municipal, la vérité des chiffres à quelque peu contredit le discours qu’il tient depuis le vote du budget, en février de cette année. Comme l’a démontré le conseiller municipal communiste, Dany Bouteiller, la ville recevra en 2015, 93 468 € de dotations de plus qu’en 2014, auxquelles s’ajouteront des recettes fiscales supplémentaires (138 966 €). Mis en difficulté par une opposition de gauche qui avait épluché avec rigueur les comptes de la commune - le FN est resté muet comme une carpe ! -, Eric Vuillemin s’est retranché derrière les dangers des emprunts “toxiques” contractés par la ville. Mais revient-il aux contribuables de faire les frais de la gestion calamiteuse de la banque Dexia qui n’a pas joué son rôle de conseil à l’égard des communes ? “Il faudra bien payer un jour”, a-t-il lancé aux élus du Conseil municipal. Mais pourquoi donc payer ce qui est illégitime ? Comme les grecs, il va falloir, un jour peut-être, que le peuple de France dise “Non” et mette au pouvoir un gouvernement qui fasse clairement entendre cette volonté.

2016 : plus d’impôts et moins de subventions
Avec les mêmes arguments, le 22 décembre dernier, il avait fait voter par sa majorité une hausse de 100 euros de la taxe d’habitation, que l’on retrouvera donc chaque année et qui n’exclut pas de possibles relèvements ultérieurs des taux d’imposition des taxes foncière bâtie et d’habitation. L’année 2016 verra aussi s’amplifier la baisse du subventionnement municipal au mouvement associatif local.

Un collectif des Contribuables romillons en colère s’est créé, à l’initiative de la section locale du Parti communiste. Des centaines de signatures ont d’ores et déjà été collectées sur la pétition lancée pour demander l’annulation de cette hausse de la taxe d’habitation. Cette action va se développer jusqu’au vote du budget municipal 2016. Il y a un an, Eric Vuillemin se faisait réélire en garantissant un avenir radieux pour la vie associative et de poursuivre la baisse des impôts locaux. Pourtant, il connaissait l’existence des emprunts toxiques et n’ignorait rien de la baisse programmée des dotations de l’état. Alors ?