26/08/2015

ÉLECTIONS RÉGIONALES :
APPEL DU FRONT DE GAUCHE DE L'AUBE

Michel Bach (PG), Gisèle Malaval, Jean-Pierre Cornevin (PCF), Josiane Mayor (PG)
Le Front de gauche de l’Aube appelle celles et ceux qui œuvrent pour une alternative à gauche à la constitution d’une liste de rassemblement dès le premier tour, porteuse des valeurs d’égalité, de justice, de solidarité et de dignité. 

TEXTE DE L'APPEL :
Les élections régionales seront cruciales, elles comportent deux enjeux majeurs :
• soit les régions seront au service de la solidarité et de l’égalité, soit elles seront au service de la compétitivité et des inégalités,
• soit nous construisons une issue véritablement de gauche à la crise politique, soit c'est l'enfoncement dans une situation qui bloque tout espoir.

La mise en place de 13 régions au lieu de 22 est une des pierres angulaires de la réforme territoriale qui, dans son ensemble, constitue un faisceau d’attaques contre la décentralisation, contre la démocratie locale, contre la gestion locale par des élus de proximité, contre les finances locales et contre le service public. Il s’agit pour le pouvoir et le Medef de faire de cette entité territoriale un relais de la mise en concurrence des territoires au détriment de l’emploi, du progrès social, de la démocratie locale et des dépenses publiques d’intérêt général. Avec, à la clé, de nouvelles souffrances pour les populations.

24/08/2015

UN TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT


Août 2015, Hassaké (Kurdistan de Syrie) :
Nupelda n’a que 28 ans mais compte déjà trois ans de guerre derrière elle. Elle qui est française, de mère marocaine, a fait sien le combat des Kurdes face à la barbarie de l’Organisation de l’Etat islamique. A Paris, lorsqu’elle était étudiante, elle ne ratait jamais la Fête de l’Humanité. Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité, l'a rencontrée au Rojava (Kurdistan de Syrie), sur la ligne de front à Hassaké, ville reprise aux djihadistes fin juillet, mais toujours menacée. Un témoignage unique, bouleversant.
Entretien : Pierre Barbancey - Photos : Frédéric Lafargue

23/08/2015

NOUVELLES ÉLECTIONS EN GRECE :
UNE LEÇON DE DÉMOCRATIE DE PLUS !

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné et annoncé la tenue de nouvelles élections législatives avant la fin du mois de septembre.

Une annonce qui n’a dû surprendre que ceux qui, avec «l'accord du 13 juillet» et le «3ème plan d'aide» d’août, nourrissaient l’illusion, ou l’espoir, que le peuple grec et son premier ministre avaient définitivement été battus dans leur exigence d’une rupture avec les politiques d’austérité et de reconquête démocratique. Le discours du 20 août est un discours d’appel à la mobilisation et à la riposte du peuple grec. Un chapitre se ferme, un nouveau s’ouvre déjà, appelant les grecs à se mobiliser pour se doter d’un gouvernement qui luttera contre l’impact de ces mesures austéritaires sur les classes populaires et pour «regagner [leur] souveraineté face aux créanciers». On est loin d’un renoncement et d’une trahison, mais bien dans un combat politique âpre.

09/08/2015

TEL-AVIV SUR SEINE :
SOUS LES DECOMBRES, LA PLAGE


Une énorme explosion, un ballon délaissé et quatre enfants massacrés sur le sable. C’était il y a un an, le 16 juillet 2014, à Gaza. 

Ce crime de l’armée israélienne, enterré par la commission d’enquête mise en place par Benyamin Netanyahou, n’aura pas, jeudi 13 août, de place sur les bords de la Seine. Là réside l’erreur - plus ! 
la faute - de la mairie de la capitale. La vocation de Paris était de plaider la paix, d’unir les deux villes de cette région en flammes avec lesquelles elle entretient des relations, Tel-Aviv l’Israélienne et Ramallah la Palestinienne, dans un rendez-vous de dialogue, dans un pari culturel. En choisissant la seule capitale d’une puissance qui opprime un autre peuple, qui dresse un mur de la honte, spolie terres et maisons, en s’obstinant dans cette manifestation, Anne Hidalgo hypothèque 
« les valeurs de tolérance et d’échange » dont elle se réclame dans une tribune du Monde.

Des extrémistes y trouveront matière à propagande pour un État religieux qui accaparerait Jérusalem pour en faire sa capitale et poursuivre le chemin de sang ou de cendres de la colonisation. D’autres y chercheront le biais pour polluer l’exigence d’un État palestinien des remugles de leur antisémitisme. Une faute donc.

Elle n’est pas la première. Laissons de côté Nicolas Sarkozy et ses déclarations d’amour au sinistre premier ministre israélien. Mais François Hollande, en proclamant sa compréhension pour le pilonnage de Gaza il y a un an, puis en faisant interdire les manifestations de solidarité avec les populations martyrisées, avait terni l’image 
de la France, le sens de son action depuis des décennies. Tel-Aviv est sans doute une ville joyeuse et noctambule. Jéricho, Bethléem et Jénine n’ont pas cette chance. 
Pas encore… Mais c’est ce vers quoi tous les efforts 
devraient tendre. Pour que les décombres n’encombrent plus les plages, quand bien même seraient-elles éphémères sur les bords de la Seine.