21/10/2015

COQ SPORTIF : AURIONS-NOUS VU JUSTE ?

Sur ce blog et dans l'édition de La Dépêche de l'Aube du 9 octobre dernier (lire), sous la plume de Joë Triché, nous posions, sur la base d’informations accessibles au grand public, des questions sur l’annonce de création de 200 emplois par le Coq Sportif.

Une annonce faite à grand fracas au Conseil municipal du 24 septembre par le maire qui précisait que l’enveloppe de 2 millions d’euros de SNCF Développement, dans le cadre de la restructuration du technicentre, serait totalement imputée dans ce dossier. S’agissant de fonds publics, la moindre des choses était de demander des garanties sur l’utilisation de cet argent. Garanties d’autant plus nécessaires que la holding suisse, Airesis qui est propriétaire du Coq, accumule des pertes depuis 2014.

Coup de théâtre au Conseil municipal du 17 octobre dernier. Le maire, visiblement embarrassé, a rétro-pédalé, faisant savoir que le Coq Sportif, tout en maintenant son intention en termes d’emplois, n’empocherait pas l’enveloppe de SNCF Développement. Une déclaration dont la presse locale a fait ses choux gras dès le lundi, citant l’article de la «presse communiste». On pourra s’étonner, en l’occurrence, que des informations de cette importance, disponibles sur internet, relatives à la situation financière d’Airesis, aient pu échapper et au maire et à une presse locale méticuleuse à délivrer l'exacte information à ses lecteurs. 

Le Coq Sportif demande de nouvelles dessertes ferroviaires en provenance de Troyes et Paris. Dès lors, question : les emplois annoncés ne seraient-ils pas des transferts d’autres structures ? Quoi qu’il en soit, les communistes et leurs élus resteront attentifs à l’évolution de ce dossier et de sa concrétisation au service de l’emploi local.

15/10/2015

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PROJET DE BUDGET 2016 :
LE "PRÉJUGÉ FAVORABLE" DU PRG

16 milliards d’euros de baisse de la dépense publique sont programmés dans le projet de budget 2016. l'Entente Cordiale austéritaire PS-PRG repaie une tournée au Medef et envoie l’ardoise aux français.

«Il y a un préjugé favorable, déclarait fin septembre Roger-Gérard Schwartzenberg, chef de file des députés PRG & Co, fondé sur le fait que ce projet de budget, comme le précédent, diminue sensiblement les dépenses publiques...». Il a, de plus rappelé, que son groupe reste «loyal et fidèle» au gouvernement. Le même jour, les radicaux recevaient Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur socialiste, ancien du PRG, qui, lui, s’est senti «en famille». Bref, la concorde est à son apogée dans les rangs de l'Entente Cordiale austéritaire PS-PRG et, pour paraphraser le maréchal Lebœuf à la veille de 1870, il n’y manquera pas un bouton de guêtre le jour du vote du budget 2016. D’ailleurs, R.-G. Schwartzenberg, à la loyauté et la fidélité, a jugé bon de faire bon poids en y ajoutant la “solidarité” de son groupe  «sur les grands choix» du gouvernement.

10/10/2015

COQ SPORTIF :
ET SI LA CASSE DE L'EMPLOI CHEMINOT PROFITAIT A LA HOLDING FINANCIÈRE PROPRIÉTAIRE DU COQ ?

L’annonce de création de 200 emplois... d’ici 2018, faite par Eric Vuillemin, appelle des clarifications et des engagements concrets, précis et contrôlables.

Des engagement y compris de remboursement des aides publiques dont va bénéficier Airesis, fonds d’investissement basé en Suisse, si la promesse n’était pas tenue. Ajoutons qu’il devra s’agir de réelles créations d’emplois et pas de transferts provenant d’autres sites du Coq Sportif installés en France. Par expérience, «chat échaudé craint l’eau froide».

Un grand espoir, mais...
Le retour en 2010 de cette marque renommée pour y concevoir de nouveaux modèles dans son berceau originel de Romilly a bien évidemment, et très naturellement, suscité un grand espoir dans une ville où le chômage a plus que doublé depuis 2008. Mais très vite, madame Camuset, administrateur du Coq Sportif, a mis les points sur les «i», en déclarant à cette époque : «bien entendu, la fabrication ne sera pas faite en France».

05/10/2015

TECHNICENTRE SNCF :
L'ETAT RESPONSABLE, VUILLEMIN COMPLICE !

La complicité du maire de Romilly, de sa majorité et du FN, a accompagner la SNCF dans sa casse des emplois cheminots à Romilly ne doit pas occulter la responsabilité du gouvernement et des formations politiques qui le soutiennent.

Avec les voix du Front National, la droite et le maire de Romilly, éric Vuillemin, ont adopté, au conseil municipal du 24 septembre, un «protocole d’intention à la rédaction d’une convention d’attractivité territoriale et du bassin de vie de Romilly» (!), actant leur complicité pour casser l’emploi cheminot. Sans attendre les propositions alternatives de l’intersyndicale, ce document valide et met en musique les objectifs de la SNCF, à savoir la mise à mort de l’activité industrielle de réparation et d’entretien des trains à Romilly.

Les complices...
Pourtant, des alternatives à la suppression à Romilly de plusieurs centaines d’emplois cheminots existent bien. Il est possible de donner de la charge de travail sur le site actuel dans le cadre, par exemple, de l’acquisition des nouveaux équipements pour les trains régionaux d’Ile-de-France pour les liaisons Intercités. Romilly pourrait de la sorte soulager les établissements franciliens, parfois en peine à tenir les délais. Pour les réparations des pièces détachées, le protocole ne fixe qu’un objectif de 275 emplois qui n’est pas à la hauteur de l’enjeu, à savoir sauvegarder le maximum d'emplois cheminots. Concernant l’activité de déconstruction du matériel ferroviaire vétuste, il est inadmissible d’avaliser un “mini-centre” de démantèlement alors que la charge de travail issue de la SNCF est importante et peut être réalisée par les cheminots. Ce protocole passe donc dans la rubrique des pertes et profits le vœu adopté par le conseil municipal du 27 juin dernier, qui faisait un primat du maintien d’un maximum d'emplois cheminots. Il exclut de plus les syndicats du comité de suivi pour la tenue des engagements. C’est un coup de poignard dans le dos des cheminots et une catastrophe pour les salariés de la SNCF, notre ville et ses habitants. Les cheminots et la population doivent donc continuer à se mobiliser.