29/12/2016

TURQUIE - L’ÉCRIVAINE ASLI ERDOGAN REMISE EN LIBERTÉ PROVISOIRE
UN PREMIER SUCCÈS DE LA MOBILISATION INTERNATIONALE

L’écrivaine turque, incarcérée depuis août pour une prétendue appartenance au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a comparu le 29 décembre, à l’occasion de la première audience d’un procès politique, dans une Turquie qui est devenue une dictature.

- «La main du bourreau finit toujours par pourrir. » Ces mots empruntés au poète Roland Giguère par les soutiens d’Asli Erdogan, la romancière turque emprisonnée par le régime islamo-conservateur, ont résonné pendant son procès pour « appartenance à une organisation terroriste ». En l’occurrence le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), duquel elle ne s’est jamais revendiquée. Asli Erdogan comparaissait avec huit autres intellectuels.  Les conditions de détention et la mise en scène du procès semblent à eux seuls faire écho à l’œuvre d’Asli Erdogan. « Si les hommes ont inventé les grilles de fer, n’est-ce pas pour que les ténèbres qui règnent dans leurs maisons ne filtrent pas vers l’extérieur ? » interrogeait-elle dans les Oiseaux de bois.

14/12/2016

SACVIR : QUAND LE MAIRE DEVIENT RIDICULE

A chaque fois qu’il est en difficulté, le maire brandit la SACVIR comme un épouvantail. 

Mais en réalité, combien pèse la dette de cette société dans le budget municipal ? à cette interrogation, le maire a répondu dans son édito du bulletin municipal n°30 : 74 000 euros... soit environ 0,005% du budget de la Ville (15 millions d'euros). Or, les recettes produites par le patrimoine immobilier de l’ex-SACVIR sont environ dix fois supérieures à cette somme.

En effet, chaque année, la Ville encaisse les taxes d’habitation et foncières des logements locatifs (immeubles et pavillons) ainsi que celles du lotissement Romilly Aviation-Sud, où 87 pavillons sont construits. Rappelons encore que cette «fameuse dette» n’est autre que les emprunts contractés pour réaliser la place des Martyrs et des locaux commerciaux qui, eux-mêmes, ont produits des recettes (ventes et locations).

Et puis, emprunts toxiques, SACVIR, baisse des dotations de l’Etat, tout cela, Eric Vuillemin le connaissait aux moment des élections municipales de 2014. Cela ne l’a pas empêché de promettre la poursuite de la baisse des impôts locaux (relire son bulletin électoral de février 2014).
Joë Triché

10/12/2016

EN FINIR AVEC L'EVASION FISCALE !


Évasion, optimisation fiscale et fraude font perdre chaque année entre 60 et 100 milliards d’euros au budget de la France et plus de 1 000 milliards en Europe.

Conséquences de la lutte molle de nos gouvernements, l’école, la culture, l’hôpital, la justice, les équipements publics, les collectivités perdent des moyens pour répondre aux besoins des citoyens. Cette austérité qui mine l’État gangrène la démocratie et ouvre la porte aux extrémismes.

Dans leur livre les frères Bocquet détaillent les mécanismes complexes qui sous-tendent ce véritable fléau et donnent à voir des solutions concrètes pour y faire face. L’un député, l’autre sénateur, tous deux nordistes et maires de leurs communes, hommes politiques de terrain et militants engagés, font bouger les lignes dans le cadre de leur mission sur la piste des « sans domicile fisc ». Décryptage et démontage des paradis fiscaux par ces experts, tous deux rapporteurs de commissions d’enquête parlementaires sur le sujet, ce livre s’appuie, notamment, sur leur dialogue inédit avec des personnalités de toutes sensibilités, à travers une série d’interviews-témoignages. Au-dessus des positions partisanes, ils analysent ici des mécanismes de spéculation et préconisent des mesures directes concrètes pour la France, pour l’Europe, pour le monde.

Le dossier sur l'évasion fiscale et le rapport Bocquet sur le site du Groupe CRC au Sénat


La page Facebook : https://www.facebook.com/sansdomicilefisc

08/12/2016

IMPÔTS LOCAUX :
5 800 PERDANTS AVEC ERIC VUILLEMIN,
20 GAGNANTS "POTENTIELS" AVEC CORAIL !


Les différents points de rencontre, organisés par les communistes romillons, leur ont permis de mesurer à quel point le matraquage fiscal d’Eric Vuillemin a mis la population en colère.

Une colère qui s’exprime avec la pétition qu’ils font signer (1 000 signatures recueillies en quelques semaines), mais aussi avec les nombreux coups de téléphone et courriers qui affluent à la mairie. Une colère qui n’a pas échappé aux commerçants de la ville, comme le démontre la lecture du bulletin de leur association “Corail”. Dans ce dernier, ils en ont fait un "lot" de leur traditionnel jeu de fin d’année. Ainsi, si vous êtes l’heureux gagnant (vingt environ), vous vous verrez remettre un chèque correspondant à... 10% de votre taxe d’habitation ou de votre taxe foncière ! Et ceux qui n’en paient pas ? Ils seront marron comme la dinde de Noël.

En cette fin d’année, pomper 570 000 euros dans la poche des romillons est un nouveau coup dur pour les familles, mais aussi pour le commerce local. Comme pour le sauvetage du cinéma Eden, seule une action rassembleuse et déterminée peut permettre que chaque foyer soit épargné de cette hausse en 2017. En signant et faisant signer la pétition mise à disposition par les communistes et en participant aux différentes actions qui seront prochainement organisées, nous pouvons gagner. Le budget communal 2017 sera voté en début d'année. D’ici là, ne lâchons rien !

PROCHAIN RENDEZ-VOUS : SAMEDI 10 DÉCEMBRE A 9 H 00 A LA MAIRIE

02/12/2016

FRANCOIS HOLLANDE RENONCE : L'AVEU D'ECHEC

La voix blanche, François Hollande a plaidé sans conviction pour son bilan. L'arrêté des comptes est à ce point catastrophique, les promesses si peu tenues, la déception - voire la colère -  si grande dans l'électorat de gauche, qu'il a dû en tirer la conclusion : il ne peut plus être candidat à la présidence de la République.

On ne lui contestera pas à cette occasion sa revendication de "lucidité". Il a à ce point malmené la gauche et ses valeurs qu'il ne peut plus les incarner. Déversement en pure perte de dizaines de milliards au profit du grand patronat, tentative d'imposer la déchéance de la nationalité, loi Macron puis pire encore la loi travail... Les Français paient une lourde addition de la politique conduite par le tandem François Hollande-Manuel Valls. Ce dernier, qui trépignait d'impatience depuis plusieurs semaines devient donc "l'homme du bilan", puisqu'il ne fait aucun doute qu'il se portera candidat à la primaire socialiste. L'ambition peut parfois être entravée par des semelles de plomb...

François Hollande hors course, ce serait donc à lui d’incarner l’exécutif à la primaire du PS. Et donc d’assumer le bilan économique et social du quinquennat, étant ministre de François Hollande depuis 2012 et chef du gouvernement depuis deux ans. Le Premier ministre a d'ailleurs bien souvent accentué les traits les plus négatifs du régime, cultivant un autoritarisme incarné par son goût du 49-3 qui interdit au Parlement de débattre ou sa tentative d'interdire aux syndicats de manifester. Il a fait des déclarations d'amours aux grands patrons, de la promotion de politiques sécuritaires, de sa volonté de casser la gauche en deux moitiés irréconciliables, de son refus du dialogue social, de véritables marques de fabriques.

L'avenir est ailleurs ; dans l'agrégation des forces politiques, syndicales ou citoyennes qui veulent ouvrir une nouvelle ère de progrès social et dans l'édification de propositions qui placent en leur cœur la conquête de l'égalité.

01/12/2016

PIERRE LAURENT SUR LCI : "NOUS VOULONS ABSOLUMENT LE RASSEMBLEMENT"


LA DROITE VEUT DÉTRUIRE LES SERVICES PUBLICS PAR UN COUP DE FORCE !


François Fillon a remporté la primaire de la droite avec un programme destructeur pour les services publics : suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, prise en charge des seules maladies longue durée pour la Sécurité sociale...

- Elle nous refait le coup des fonctionnaires inutiles et coûteux ! Pour donner des services utiles à la population en pâture au privé et aux frais des citoyens. La fonction publique, au 70ème anniversaire de sa création, c'est un statut pour les besoins fondamentaux de la population, assurés de manière démocratique et efficace. Mais il faut mettre les moyens.Non aux classes à 35 élèves, non à la suppression des zones d'éducation prioritaire, non au surmenage des personnels hospitaliers toujours plus surchargés ! Le passage aux 39 heures ne réglerait pas le problème et causerait du chômage supplémentaire.

NON A LA SUPPRESSION DE POSTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE !
- Les services publics, nos biens communs, méritent mieux que le traitement qui leur est infligé. Dans un moment de crise sociale et économique profonde, la question des services publics resurgit au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire. Partout dans nos territoires, les luttes se multiplient contre les politiques d’austérité pour empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, la fermeture des services de l’hôpital voisin, de la classe de l’école communale ou la suppression d’une ligne ferroviaire. Mettons un coup d’arrêt à la diabolisation de « la dépense publique » pour obtenir des avancées concrètes pour le service public du XXIème siècle !

27/11/2016

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE, COMANDANTE FIDEL !


La disparition de Fidel Castro, après 90 années d’une vie extraordinaire dédiée au peuple cubain et à l’émancipation des peuples du monde, tourne une page essentielle de l’Histoire universelle.

- Figure charismatique, il traça dans les années 1950, aux cotés de ses camarades révolutionnaires et face à une terrible répression, une voie d’émancipation nouvelle en empruntant une méthode révolutionnaire inspirée de l’histoire et de la culture latino-américaine. Il parvint à redonner fierté et dignité au peuple cubain en contribuant à l’extraire de l’enfer du sous-développement et de la tutelle mafieuse et dictatoriale de Fulgencio Batista. La révolution de 1959 fut un événement de portée considérable qui fascina le monde entier et donna à tous les mouvements de libération nationale un nouveau souffle dans leur lutte contre les empires coloniaux. Ce fut surtout pour les cubains une délivrance alors que leur île vivait sous la coupe d’un capitalisme véreux et des milices à son service. Au-delà du peuple cubain, c’est pour tous les peuples latino-américains, et tous les peuples du monde victimes du joug de l’impérialisme qu’il devint un exemple, une référence, souvent un héros. Au sein du mouvement des non-alignés, en pleine guerre froide, il porta la voix des peuples décidés à s’émanciper des servitudes et des dominations d’où qu’elles viennent, notamment à la tribune des Nations-Unies dans des discours à l’écho retentissant.

26/11/2016

PRÉSIDENTIELLES :
LES COMMUNISTES APPELLENT A VOTER JEAN-LUC MELENCHON

Les résultats du vote des adhérents du PCF, les 24, 25 et 26 novembre, ont été annoncés samedi en début de soirée : 53,6% d’entre eux se sont prononcés en faveur d’un appel à voter pour Jean-Luc Mélenchon. 

- Les communistes ont choisi de soutenir Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2017. Appelés aux urnes, les adhérents du PCF se sont exprimés à 53,6% en faveur d’un appel à voter pour le député européen  tout en « conservant leur autonomie, critique et constructive » et en travaillant  à « un cadre collectif de campagne élargi afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible », stipulait le bulletin de vote sur lequel ils se sont prononcés. En 2011, à la veille de la campagne présidentielle sous les couleurs du Front de gauche, 59,1% des militants communistes avaient opté en faveur de cette candidature.

25/11/2016

"LA SOCIALE" : UN FILM QUI REDONNE LA SANTE !

Le film de Gilles Perret, "La sociale" raconte l’extraordinaire aventure de la Sécurité Sociale, née en 1945 par la grâce du programme du CNR et le poids de la CGT et du PCF dans la balance politique à la Libération. 

On a abandonné la dimension sociale et politique de la Sécu d’Ambroise Croizat, qui fut le seul ministre des travailleurs. Les autres, dit Michel Etiévent, ne furent que des ministres du travail. La Sécu, construite par le «peuple bâtisseur» de la CGT et ses cinq millions d’adhérents a permis de diviser par trois la mortalité infantile et d’augmenter de quinze ans l’espérance de vie des ouvriers.

C’était de l’humanisme pur et dur, dit Gilles Perret. La Sécu, c’était le droit de vivre en sûreté contre la maladie et la vieillesse. Quand la droite (Fillon, Juppé, Sarkozy, etc.) dit qu’il faut diminuer encore plus les défenses publiques, ce sont les dépenses de santé qui sont visées. Pourtant, la preuve a été faite qu’investir dans l’hôpital, la prévention, les soins, c’est l’assurance d’une société solidaire qui travaille, progresse et crée.

Les pires attaques contre la Sécu ont eu lieu avec de Gaulle en 1967. On créa quatre caisses au lieu d’une, sous prétexte de mieux gérer. C’est la logique comptable. On sépare les risques.  En fait, on tue la solidarité. Arrive Juppé : c’est le plan de rigueur de 1995 qui provoque trois semaines de grève tandis que la CFDT soutient le plan. On fait appel au capital financier. ça y est, le loup est dans la bergerie. Ce film extraordinaire dit tout, c’est une leçon d’histoire et de démocratie. C’est une source d’espoir pour ceux qui croient que tout est foutu et que le libéralisme est roi.

La mutuelle Aubéane  est à la manœuvre pour trois projections (à Troyes, Romilly et Bar-sur-Aube), avec le soutien de la Ligue de l’Enseignement et d’UPOPAube.

  • Cinéma Éden, jeudi 1er décembre à 19 h. Entrée : 4,50 euros

18/11/2016

ERIC BOCQUET RÉAGIT AUX SUITES DONNÉES PAR BERCY A L'AFFAIRE DES "PANAMA PAPERS"

Le ministère de l'Economie a engagé 560 contrôles fiscaux suite aux révélations d'évasion fiscale du printemps dans l'affaire des "Panama Papers". Réaction du sénateur communiste Eric Bocquet, auteur avec son frère, Alain Bocquet, député, du livre "Sans domicile fisc".


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09/11/2016

ELECTION DE DONALD TRUMP : "UN DRAME POUR LE MONDE"

L'élection de Trump serait un drame pour le monde, parce que cet homme est proprement irresponsable et extrêmement dangereux”, déclarait en début de semaine Pierre Laurent sur une chaîne TV.

Contre toute attente, le républicain populiste Donald Trump a remporté l'élection présidentielle américaine. Un séisme politique aux Etats-Unis qui plonge le monde dans une incertitude vertigineuse. Ce résultat de l’élection présidentielle américaine est «un drame pour le monde. [...] Je pense qu'il y a un courant à travers le monde en travers duquel il faut se dresser, qui est Trump aux états-Unis, qui est Erdogan en Turquie, qui est en train d'installer une dictature dans ce pays, et d'autres. Il y a une montée qui en Europe s’appelle Orban, en Hongrie, ou les dirigeants polonais actuels, il faut se dresser contre cette montée extrêmement dangereuse», estime le secrétaire national du PCF.
Milliardaire de l’immobilier, Trump, qui a promis un «Brexit puissance trois», a donc réussi à capter la colère et les angoisses d’un électorat blanc modeste qui se sent laissé pour compte face à la mondialisation. Cette accession au pouvoir, au terme d’une campagne particulièrement violente et xénophobe, ouvre des jours sombres et renforcera l’instabilité internationale.

Encore sous le choc de l'élection surprise de Donald Trump à la tête des Etats-Unis, le journaliste de l'Humanité qui a couvert la campagne américaine livre son analyse de l'échec d'Hillary Clinton, qui n'a pas su mobiliser le peuple.

27/10/2016

CHÔMAGE : L’IDÉE D'UNE BAISSE EST UNE IMPOSTURE

Alors que, dans l’Aube, le chômage diminue de 2,3% en septembre (catégorie A), sous l'effet des emplois saisonniers, les propagandistes du gouvernement tentent de faire croire une nouvelle fois à l’“inversion de la courbe”.

En septembre, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A est en diminution : il y a 66 300 chômeurs de moins en France métropolitaine et le recul est de 67 100 quand y on ajoute les départements et territoires d’outre mer. Cela nous donne tout de même 3 746 000 demandeurs d’emploi en catégorie A ; ceux qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois. Globalement, le nombre de chômeurs  a augmenté de plus de 600 000 en quatre ans. Pour analyser les chiffres de septembre, il faut aussi se souvenir que le nombre de chômeurs en catégorie A était en augmentation de 52 400 au mois d’août. Sur deux mois, la baisse n’est donc que de 13 900 chômeurs, ce qui nous donne une baisse mensuelle moyenne de 6 950 sur ces deux mois. Depuis l’élection de F. Hollande à l’Elysée, la France compte 617 000 chômeurs supplémentaires. Nous sommes donc loin de l’inversion de la courbe du chômage promise dans un premier temps pour la fin de l’année 2012 et dans un second temps pour la fin 2013 par l’actuel président de la République.

21/10/2016

APPLE DOIT PAYER SES IMPÔTS !

Apple est décidément le champion de la fraude fiscale.

Les ventes des 21 magasins du groupe en France sont comptabilisées par une autre filiale que Apple France : Apple Retail, enregistrée à Cork en Irlande, où la fiscalité lui est plus favorable.

Ce mécanisme permet aujourd'hui à Apple de ne payer que 0,005% d'impôts en Europe, quand la plupart des entreprises de notre pays doivent payer 33% d'impôts.

Il est urgent de mettre fin à un tel scandale. Un scandale mondial, car Apple vient d'être condamné à rembourser 13 milliards d'euros à l'Irlande.

13 milliards d'impôts, cela correspond au financement de 20 hôpitaux de 650 millions d'euros chacun. Apple doit payer ses impôts !

17/10/2016

80EME ANNIVERSAIRE DU FRONT POPULAIRE
UNE CONFÉRENCE A ROMILLY

Le 9 novembre, l'Université populaire de l'Aube ouvre à Romilly-sur-Seine son cycle de deux conférences dans le cadre du 80ème anniversaire du Front Populaire (à 18 h 30 - espace Mitterrand).

L'été 1936 voit se conjuguer, comme rarement l'histoire en fournit l'occasion, une victoire électorale de la gauche - unie pour la première fois sur un programme de lutte contre le fascisme et la crise -, un puissant mouvement populaire exprimé dans des grèves avec occupations et la formation d’un gouvernement qui engage nombre de réformes sociales. Malgré les contraintes et les contradictions auxquelles il est rapidement confronté, l'événement va s'inscrire dans la durée, en suscitant l’émergence d’une véritable culture de mobilisation et de lutte.

 « Front populaire : quels enseignements pour les combats progressistes aujourd’hui ? », tel sera le thème de la conférence de Danielle Tartakowsky, professeur d’histoire contemporaine ; présidente de l’université Paris 8, présidente du Comité d’histoire de la ville de Paris. Son dernier livre : Histoire des mouvements sociaux en France de 1814 à nos jours.

Second volet, le 8 décembre à Saint-Julien-les-Villas avec Serge Wolikow, docteur d'Etat en histoire qui évoquera "le monde du Front Populaire".


14/10/2016


Il est temps d’arrêter la dispersion et la division de celles et ceux qui à gauche veulent vraiment proposer une alternative à la droite déchaînée, au FN menaçant et à la politique du quinquennat Hollande. Pour une France digne de son histoire, de ses valeurs humanistes. Pour gouverner sans trahir, sans se soumettre à la finance et au Medef. Un-e seul-e candidat-e et la victoire devient possible. 
Nous appelons tous les candidat-e-s de la gauche d'alternative à la politique du gouvernement à se rassembler pour construire une nouvelle majorité politique à gauche autour d'un ou d'une seule d'entre eux à l'élection présidentielle.



Cliquer sur le logo pour signer la pétition en ligne

12/10/2016

EXIGEONS L'ANNULATION DE LA HAUSSE DE LA TAXE D'HABITATION !

Contrairement à sa promesse électorale des baisser les impôts des romillons, Eric Vuillemin et sa majorité de droite du Conseil municipal viennent de frapper un grand coup.

En supprimant l’abattement général à la base de 15% mis en œuvre dans les années 1980 par la municipalité à direction communiste, afin de limiter la pression fiscale pesant sur les ménages, ils viennent d’amputer le pouvoir d’achat, déjà en berne, des familles (le revenu fiscal par foyer est inférieur de 20% par rapport à celui de l’Aube). En effet, la hausse de la taxe d’habitation dépasse très largement, pour nombre d’entre elles, les 100 euros. Si rien ne change, ce matraquage fiscal, il faudra le payer chaque année. Depuis la prise de cette décision, par la droite le 22 décembre 2014, nous dénonçons cette agression fiscale. Une première pétition a été lancée et, le 15 février dernier à l’occasion d’une conférence de presse, Pierre Mathieu, au nom des élu-e-s communistes et partenaires, accusait le maire de faire les poches des ménages.

30/09/2016

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, sénateur, parraine Sélahattin Demirtas, co-président du Parti démocratique des peuples (HDP).

29/09/2016

80EME ANNIVERSAIRE DU FRONT POPULAIRE

Dans le cadre du 80è anniversaire du Front Populaire, l'Université Populaire de l'Aube organise deux conférences-débats.

La première se déroulera le 9 novembre à l'espace François-Mitterrand de Romilly-sur-Seine (à 18 h 30). Elle sera animée par Danièle Tartakowsky, docteur d'Etat en histoire et présidente de l'université Paris VIII. Madame Tartakowsky est spécialiste de l'histoire sociale, culturelle et politique du XXème siècle. Elle s'attachera, outre l'aspect historique, à dégager les enseignements qui font du Front Populaire une période de notre histoire qui garde toute son actualité.

Le 8 décembre, c'est Serge Wolikow, docteur en histoire, qui évoquera à la Maison du Patrimoine de Saint-Julien-les-Villas "Le monde du Front Populaire", titre de son tout récent ouvrage sur ce sujet.




05/08/2016

SFR : DRAHI DOIT RENDRE DES COMPTES

Alors que SFR prépare une "réorganisation" dès cet automne, menaçant directement 5 000 postes, soit 1/3 des effectifs, le gouvernement vient de rappeler à Patrick Drahi ses engagements en termes d'emploi et d'investissement. 

On n'a pas attendu les dernières annonces pour avoir une idée très claire sur la valeur de la parole et des engagements de P. Drahi. En 2014, lors du rachat de SFR par Altice, l'emploi devait être maintenu. Depuis, 1 200 postes ont été supprimés. Dans le même temps, le groupe Altice a réalisé un chiffre d'affaires de 17,4 milliards d'euros en 2015.

Une nouvelle fois, la question posée est celle d'une certaine morale, d'une éthique, du respect des engagements pris. De Gattaz à Bolloré, de Ghosn à Drahi, la même cupidité et le même cynisme suivi des sempiternels "rappels" du gouvernement sur lesquels le patronat s’essuie les pieds. Le "compromis historique" proposé par Hollande au patronat au cours de ce quinquennat est un gigantesque fiasco. Ça ne va pas mieux. Ça ira mieux quand ça ira bien pour les salariés.

Et il faudrait que cela n'aille pas aussi tranquillement pour P. Drahi qui doit rendre des comptes sur l'utilisation des aides versées via le CICE. Nous demandons à l’État de communiquer le montant total de CICE dont SFR a bénéficié.

03/08/2016

CROISSANCE NULLE AU 2EME TRIMESTRE :
UNE FAUTE POLITIQUE ET UN IMMENSE GACHIS

Après les mauvais chiffres du chômage, les indicateurs économiques de l’Insee sont de nouveau dans le rouge... à l’exception des taux de marge des entreprises. “La France va mieux” de Hollande se porte en vérité toujours aussi mal.

Un trimestre aura suffi pour démentir l’optimisme affiché de François Hollande qui, mi-avril, sur un plateau de télévision, affirmait que «la France va mieux». Euphorie, séquences médiatiques d’auto-congratulations et rodomontades ministérielles, suite à l’annonce par l’Insee d’une croissance de 0,7% au premier trimestre, ont fait long feu la semaine dernière.

Au deuxième trimestre, la France est de nouveau en panne, alors qu’était attendu un taux de croissance de 0,2 à 0,3%. Bercy, qui ne manque décidément pas d’inventivité, a derechef attribué ce mauvais résultat aux «grèves dans les raffineries qui ont pesé sur la production». La droite n’aurait pas dit mieux pour faire porter le chapeau de cette nouvelle déconvenue aux grévistes, tout en masquant l’inefficacité de la politique économique et sociale du gouvernement. A cela, s’ajoute la hausse consécutive du chômage en mai et juin. Sans coup férir, Michel Sapin a donné une explication de texte, selon laquelle «l’économie française reste sur une dynamique de reprise

28/07/2016

LE CONTRASTE

Le temps est maintenant venu d’affirmer les choses clairement, avec le mépris qui sied aux circonstances. 

Ceux qui continuent de surfer sur les drames, sur les peurs, sur la surenchère, sur les pires pulsions réactionnaires qui tentent d’atomiser toute idée d’intelligence intime et collective, sont indignes de la France. Indignes de cette France dont ils n’ont que le nom à la bouche, la main sur le cœur, et dont ils trahissent l’esprit à chacune de leurs sorties médiatiques, quand s’exprime le vice appuyé sur le bras de la haine. Il n’y pas de mots assez durs pour qualifier les postures mortifères des Sarkozy et consorts, des Le Pen et de la "fachosphère", et même de certains pseudo-journalistes, qui en oublient le sens premier de leurs responsabilités impérieuses par temps de crises successives. Tous ces braves gens agissent comme s’ils se tenaient à l’affût depuis toujours. Mais que proposent-ils, sinon une rupture bonapartiste ou pétainiste avec notre corpus républicain ? Leur modèle de société ressemble aux pompes funèbres. Ils sont des receleurs de la mort au profit de leurs succursales idéologiques.

Quel contraste éloquent avec l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, impressionnant par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. »

Et puis il y a les autres, la masse des citoyens, celles et ceux qui refusent de céder à la peur et aux pièges tendus par les terroristes et leurs cliques d’idiots utiles constitués à droite et à son extrême. En son for intérieur, notre société - pourtant très abîmée - refuse la théorie morbide dite de la « guerre de civilisations ». Vaincre le terrorisme et vivre en sécurité ne réclame pas des coups de menton, des claquements de talons sécuritaires et des discours guerriers, mais plus de République, donc plus de droits, plus de justice, plus de démocratie, plus de culture et surtout plus d’égalité, notamment pour que les héritiers de l’immigration se sentent des citoyens à part entière.

21/07/2016

LA FRACTURE DE LA LOI TRAVAIL

De longues heures de débat pour l’état d’urgence. Le 49-3 pour la loi travail. 

L’année parlementaire s’achève sur ce paradoxe : l’espace politique est saturé par les polémiques sur la prolongation d’un régime d’exception à l’efficacité toute relative, alors qu’une réforme qui déstructure plus d’un demi-siècle de contrat social est reléguée au rang de « formalité ».

Les sénateurs ont rejeté la loi El Khomri sans l’examiner. La fin de parcours à l’Assemblée nationale se révèle tout aussi méprisante pour la démocratie, Manuel Valls ayant "rebeloté" sur une adoption sans vote. Figé dans l’entêtement à passer en force, le gouvernement annonce des décrets d’application rapides pour mettre en œuvre une réforme qui continue de mécontenter 71 % de Français, selon un sondage Odoxa publié lundi par les Échos.

Mais l’abus de pouvoir institutionnel pour imposer un texte sans majorité, l’intolérable répression policière du mouvement social, la violente campagne d’insultes à l’encontre de la CGT ne seront pas oubliés de sitôt. Après cinq mois de contestation, l’intersyndicale reste en phase avec l’opinion puisque 55 % des Français sont favorables à une poursuite de la mobilisation à la rentrée. Qui va avoir lieu.

Car les salariés ne s’y trompent pas. Beaucoup font déjà l’expérience des accords compétitivité-emploi, dérogatoires au Code du travail. Adoptés sous Sarkozy, ils se sont révélés être des réceptacles au chantage patronal à l’emploi avec augmentation du temps de travail et baisse des salaires. Le gouvernement ressert cette soupe amère, gravée dans le marbre de l’article 2. Il a même trouvé son accord modèle, celui de PSA, qui échange des embauches contre davantage de samedis et de nuits travaillés. De l’emploi contre de la flexibilité, Myriam El Khomri appelle ça le « progrès négocié ». Dans une société déjà fissurée, la loi travail ouvre une fracture de plus, une fracture sociale. La loi travail est passée mais l’exécutif n’a pas gagné.

06/07/2016

49-3 : COUP DE FORCE D'UN POUVOIR EN GUENILLES !

Gattaz le voulait impatiemment : «fermer la parenthèse» de la contestation de la loi travail. Hollande et Valls l’ont fait. Du moins, espèrent-ils l’avoir fait en utilisant une nouvelle fois l’article 49-3 à l’Assemblée Nationale, où le texte est revenu mardi en seconde lecture. 

Oubliés les temps où le premier secrétaire du PS et le député-maire socialiste d’Evry (Essonne) ne trouvaient pas de mots assez durs contre un article qu’ils vouaient aux gémonies et destinaient aux poubelles de la République. C’était l’époque où, peut-on supposer, la finance était (encore ?) leur ennemie, avant celle d’un pouvoir remis entre leurs mains par le peuple, pressé d’éjecter Sarkozy, mais ouvrant, à ses dépends, à d’autres renards les portes du poulailler.

Borné et faisant la sourde oreille...
Sur fond de mascarade avec la droite lors de l’examen au Sénat, Valls avait répété son intention d’aller jusqu’au bout, de ne rien accepter de ce qui pourrait dénaturer, ne serait-ce même qu’adoucir, une loi tricotée sur mesure pour le grand patronat et façonnée selon les instructions de la Commission européenne. Au même moment, dans le pays, la contestation des forces syndicales et politiques essayait de lui faire entendre qu’il faisait fausse route et soumettait des propositions alternatives. Et quelle morgue dans l’intervention, ce mardi, de l’exécuteur des basses œuvres du pouvoir, osant affirmer que «ce texte est un texte de progrès. Il a fait l’objet d’une large concertation. [...] Cette loi a été considérablement enrichie. Nous avons reçu l’ensemble des partenaires sociaux» ! Un singulier rhabillage d’une loi qui n’est majoritaire ni dans le pays, ni dans le monde syndical et social, ni même au sein de la majorité du gouvernement. Borné et faisant la sourde oreille, le pouvoir, affaibli, a choisi de couper court, une nouvelle fois et comme avec la loi Macron, au débat démocratique avec les représentants élus par nos concitoyens.

28/06/2016

ATTENTAT D'ISTAMBUL :
LA POLITIQUE GUERRIÈRE D'ERDOGAN ALIMENTE LE TERRORISME

Un attentat suicide à l'aéroport d'Istanbul, attribué à l'organisation Etat islamique (Daesh), vient d'endeuiller la Turquie. Il fait suite à une longue série d’attaques meurtrières qui, depuis deux ans, frappe des dizaines de civils innocents et défenseurs des droits humains et démocratiques en Turquie.

Le Parti communiste français tient à exprimer sa profonde tristesse et à assurer les familles des victimes, les rescapés, les forces démocratiques et progressistes turques et tous les peuples de Turquie de son entière solidarité et de son soutien. Le peuple turc paie aujourd’hui la complicité qu’a entretenue, pour lutter contre les Kurdes et contre les démocrates turcs, le président Recep Tayyip Erdogan avec les organisations djihadistes. Des cellules terroristes ont proliféré en toute impunité dans tout le pays ; des troupes l'ont maintes fois traversé pour accéder au front à Kobane et attaquer les forces démocratiques syriennes. Des individus parfaitement identifiés depuis longtemps ont été laissés en liberté comme ceux qui ont commis l’horrible carnage d’Ankara, le 10 octobre 2015, contre la manifestation populaire pour la paix et la démocratie.

Après avoir rompu les négociations avec Abdullah Ocalan, en vue d’instaurer un processus de paix avec les Kurdes, Erdogan a mis en œuvre une stratégie totale du chaos en déclenchant une guerre meurtrière dans la région du Kurdistan turc tout en bombardant le Kurdistan d'Irak et de Syrie, détruisant en Turquie des villes entières, faisant un millier de victimes et provoquant l’exode de 200 000 femmes, hommes et enfants. Erdogan s’ingénie depuis des mois à instaurer une dictature en Turquie : il emprisonne et poursuit des journalistes pour délits d'opinion, des intellectuels, des militants politiques et syndicaux, y compris à l'étranger et avec l'assentiment des gouvernements européens ; il active les réseaux ultranationalistes turcs, encourage les pogroms.

24/06/2016

BREXIT : L’AMPLEUR DU DESAVEU DOIT CONDUIRE A UNE REFONDATION DE L’UNION EUROPEENNE

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l'UE néolibérale. 

- Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale. Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens.

- Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite. La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume-Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu. Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société.

- Nous refusons le faux dilemme, imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes. Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche. Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité. Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste.

22/06/2016

LE PCF APPELLE A LA MOBILISATION MASSIVE LES 23 ET 28 JUIN

Après avoir interdit la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue  jeudi 23 juin à Paris , le gouvernement vient d'autoriser celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C'est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L'interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée. Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l'utilisation de l'article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d'une extrême gravité. Le fait de l'envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé. Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l'emploi. Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l'ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l'a demandé l'intersyndicale,  le Président François Hollande doit, « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ». Les parlementaires communistes, Front de gauche, à l'Assemblée Nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences. Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.

18/06/2016

120 ANS DE HAINE ANTI-CGT


Entre mépris de classe et répression sociale, le déferlement de propos venimeux qui s’exerce contre la CGT à l’occasion de la mobilisation contre le projet El Khomri n’est pas une nouveauté. Depuis sa création, la Confédération est la cible d’attaques violentes du pouvoir et du patronat.

Ainsi la CGT serait « à la dérive », associée à des « minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes » (Pierre Gattaz). Sur la lancée, un médiacrate patenté a pu identifier les « deux menaces » qui pèseraient sur la France : « Daech et la CGT ». Tandis qu’une pétition exige la dissolution de la centrale, son secrétaire général n’est pas épargné. « L’homme qui veut mettre la France à genoux » (« le Figaro ») rappellerait le « Beauf » de Cabu, ce que suggère le portrait d’un Philippe Martinez à la « vie un peu terne et sans apparat », issu d’« une banlieue sans âme » et qui « roule dans une vieille Renault Scenic » (« Capital »). Frappés au double coin de la défense de l’ordre et du mépris de classe, les thèmes du discours anti-cégétiste ne se renouvellent guère. À trois décennies de distance, les propos de Pierre Gattaz font écho aux sorties de Coluche contre la CGT « force du désordre » et « cancer général du travail ».

16/06/2016

LOI TRAVAIL : UN PEU D'HUMOUR


INTERDICTIONS DES MANIFESTATIONS ?
F. HOLLANDE ET LE GOUVERNEMENT PERDENT LEUR SANG-FROID

Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

“Mardi 14 juin, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.

En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs. Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.

Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?

La menace d'une interdiction de manifester, exprimée par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre Republique doivent affirmer avec force leurs principes et leur valeurs essentielles.

Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.”


13/06/2016

CAMPAGNE MÉDECINS DU MONDE :
UNE CENSURE INADMISSIBLE !

Pour fustiger les tarifs exorbitants fixés par les laboratoires pour certains médicaments, l'ONG Médecins du Monde devait réaliser, à partir du 13 juin, une campagne de communication choc, claire et dénonciatrice en révélant les profit faramineux faits au dépend des malades. Les propriétaires de panneaux publicitaires l'ont censurée.

En effet, cette campagne d’affichage a été «bloquée» par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui estime qu’elle pourrait nuire... aux laboratoires pharmaceutiques. L’ONG y dénonce les prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies telles que l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. L’ARPP, avec cette décision digne d’une république bananière, a donc fait droit au lobbying des laboratoires pharmaceutiques toutes griffes dehors à l’idée que l’on puisse venir fourrer son nez dans leurs comptes. Touchez pas au grisbi !

Car le magot est confortable. Par exemple, un traitement contre l’hépatite C facturé 41 000 euros pour une cure de 12 semaines, alors que son coût de production avoisine 100 euros ; 400 fois plus cher ! Outre, la dérive tarifaire, l’organisation estime aussi que «74% des médicaments mis sur le marché depuis 20 ans n’ap­portent aucun bénéfice thérapeutique par rapport à des molécules existantes.» Pourtant, l’Etat dispose d’un instrument légal pour inverser la tendance : la “licence d’office” qui peut être déclenchée si les médicaments sont «à des prix anormalement élevés» (article L. 613- 16 du Code de la propriété intellectuelle). Cette loi ouvre la porte à la production de versions génériques bien moins coûteuses et supportables par la Sécurité sociale. Alors ?

Le “marché” du médicament affiche des taux de marges deux fois supérieurs à la moyenne du secteur industriel. Et les prix aussi exorbitants qu’injustifiés de certains traitements pèsent lourdement sur les systèmes de santé solidaires. À terme, c’est l’accès égal aux soins pour tous qui est menacé par la voracité lucrative des laboratoires pharmaceutiques.

Répondre aux besoins de Santé de la population ici et partout dans le monde doit devenir la règle de l'industrie pharmaceutique. Notre proposition d'un grand pôle public du médicament intégrant la recherche publique, la production et la distribution des médicaments est plus que jamais d'actualité.

Médecins du Monde, avec cette campagne, souhaite faire réagir des pouvoirs publics jugés trop laxistes et qui disposent pourtant de quelques leviers. Une pétition destinée à Marisol Touraine peut aussi être signée par internet sur le site de cette organisation.

SIGNER LA PÉTITION : CLIC

11/06/2016


Dans une notice intitulée « Bien se comporter au sein et aux abords des stades », le ministère de l’intérieur recommande de « ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes ». 

Ces consignes remettent en cause le fondement de la démocratie, la liberté d’expression. En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes - qui relèvent de l’infraction pénale - et propos politiques et idéologiques - qui fondent les libertés constitutionnelles et le débat démocratique - elles génèrent un scandaleux mélange des genres. Notons au passage que le ministère de l’intérieur s’inquiète davantage des propos politiques que du sexisme et de l’homophobie, oubliés de ces consignes alors qu’ils sont malheureusement bien présents dans les stades.

Le gouvernement a-t-il peur que les supporters, qui sont aussi salarié-es, privé-es d’emplois, jeunes… ne débattent de la loi travail ? La ficelle est grosse et démontre que la stratégie visant à opposer supporters et grévistes ne fonctionne pas. Une large majorité de français-es refusent la loi travail, c’est donc aussi le cas des supporters ! De telles consignes sont en tout cas la preuve de la fébrilité du gouvernement, qui depuis 4 mois, en empêchant la négociation et le débat parlementaire, refuse tout débat sur la loi travail.

Pour que les supporters passent un bel Euro et que ce grand événement sportif valorise la France, la CGT réitère son appel à l’ouverture de discussions. L’intersyndicale attend toujours la réponse du président de la République à son courrier du 20 mai dernier, dans lequel les organisations syndicales demandaient à être reçues. Par son refus de négocier le gouvernement est responsable du blocage. La loi travail est minoritaire dans l’opinion, minoritaire chez les syndicats, minoritaire chez les parlementaires, elle doit être retirée !

04/06/2016

LE JT DU 37è CONGRES : JOURNÉE DU 3 JUIN

On notera la présence de notre camarade René Granmont, ancien secrétaire de la section de Romilly du PCF, aujourd'hui dans le sud de la France où il continue de militer activement.
(Aller à 3 : 39)

03/06/2016

RETRAIT DE LA LOI EL KHOMRI : RENFORÇONS LA MOBILISATION !
APPEL DU 37è CONGRES DU PCF


En 2012, nous avons entendu "mon ennemi c'est la finance".
En 2016, après la loi Macron 1, le CICE, etc. la loi El Khomri  protège les plus plus riches et précarise les jeunes,  les employé-e-s, les ouvrières, les ouvriers dans le monde du travail. Nous refusons cette logique. Nous voulons le retrait de la loi El Khomri et écrire un nouveau code du travail plus favorable aux ouvrières et ouvriers, employé-e-s, aux entrepreneurs, à celles et ceux qui produisent par leur travail de la richesse.

Depuis des semaines les mobilisations s'élargissent touchant des pans entiers de notre économie. Les motivations de cette mobilisation sont claires.
- Si la loi passe, la hiérarchie des normes serait renversée. Pour abaisser les droits et protections des salarié-e-s, l'accord d'entreprise prévaudrait sur le Code du travail.
- Si la loi passe, les licenciements seraient facilités.
- Si la loi passe, le patronat pourra faire approuver un accord par référendum en contournant les délégué-e-s syndicaux. Bel outil pour le chantage à l’emploi.
- Si la loi passe, le taux des heures supplémentaires pourrait être réduit, vos dates de vacances déplacées, vos journées de deuil familial refusées, la visite médicale d'embauche remplacée par une visite d'information, les temps d'astreinte décomptés des temps de repos…
Face à cette mobilisation, le gouvernement et le patronat usent de la provocation et de la surenchère.

28/05/2016

MACRON : LE MÉPRIS DE CLASSE DU BOURGEOIS BORNÉ

"La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler", a déclaré le ministre de l'Économie, en déplacement vendredi dans l'Hérault face à deux militants de la CGT, venus l'interpeller sur le projet contesté de loi Travail. La vidéo de cet échange musclé a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux.

Vendredi lors d'un déplacement dans les rues de Lunel dans l'Hérault, Emmanuel Macron, qui est à la veille du lancement de sa campagne de porte-à-porte pour son mouvement En marche !, en profite pour faire un peu de com’ auprès de la population. Sauf que le ministre de l'Économie avait peut-être oublié le mouvement de constestation contre la loi El Khomri. Deux grévistes de la CGT, eux, ont interpellé Emmanuel Macron, lui reprochant notamment le passage en force de la loi avec le recours au 49-3 à l'Assemblée nationale. Le ministre s’est défendu d’avoir « des leçons à recevoir ». « Si vous ne voulez pas que la France soit bloquée, arrêtez de la bloquer » a-t-il lancé à l’attention d’un militant. Puis agacé, il s'emporte et déclare : "Vous n'allez pas me faire peur avec votre tee-shirt. La meilleure façon de se payer un costard, c'est de travailler". "Mais je rêve de travailler monsieur Macron", lui répond un des deux syndicalistes. Cet échange a donné lieu à de nombreuses réactions sur Twitter. La militante Caroline de Haas, initiatrice de la pétition « Loi travail ? Non merci ! » a lancé un mot-clé #UnTshirtpourMacron.


Emmanuel Macron avait déjà révélé son mépris de classe lorsqu'il avait évoqué "l'illettrisme" des ouvrières de l'abattoir Gad. En septembre 2014, sur Europe 1, l’ex-banquier de chez Rothschild avait déclaré : « Il y a dans cette société une majorité de femmes. Il y en a qui sont, pour beaucoup, illettrées. » Marie-George Buffet avait alors réagit à ces propos : "un mépris incommensurable à l’égard des femmes ouvrières. Pour justifier la casse du code du travail et des acquis sociaux  réclamée par le MEDEF, Emmanuel Macron remet sur le tapis des idées que l’on croyait révolues pour caricaturer les femmes, les ouvrières, et surtout justifier la faiblesse et l’inégalité des salaires féminins."

27/05/2016

HISTOIRE DU PCF :
PLUS DE 500 000 DOCUMENTS NUMÉRISÉS ET ACCESSIBLES GRATUITEMENT

Du 25 au 27 mai, s’est tenu à Dijon un colloque international sur « l’histoire du PCF dans une perspective transnationale 1917-1991 ».

C’est la Maison des sciences de l’homme (MSH) de l’université de Bourgogne qui  accueillait les 50 intervenants européens de ce colloque. On ne se félicitera jamais assez d’une telle initiative, au moment où le PCF ouvre son 37ème congrès. Lors des débats, l’histoire du PCF – et plus généralement du mouvement communiste –, la façon de l’appréhender mais aussi d’en tirer les leçons, suscite toujours des débats. D’où l’importance de disposer d’outils objectifs, fidèles à la réalité.

Une des motivations du colloque était d’annoncer l’ouverture d’un portail d’accès numérique aux « fonds français » de l’Internationale communiste à Moscou. Cette plate-forme, financée par l’Association Nationale de la Recherche (ANR), a été baptisée Projet ANR Paprik@2F ((Portail Archives Politiques Recherches Indexation Komintern et Fonds français). Plus de 500 000 clichés d’archives y sont consultables gratuitement en ligne, grâce au travail réalisé pendant trois ans par une équipe d’archivistes, d’informaticiens et d’historiens de la MSH Dijon et du centre Georges-Chevrier, avec l’appui des Archives nationales. Ce portail offre aux chercheurs, aux étudiants, mais aussi à tous les citoyens férus d’histoire contemporaine, un pan entier d’une histoire qui a marqué le XXème siècle : celle du communisme et spécifiquement du PCF entre 1917 et 1947, avec un « accès démocratique » aux archives, « fidèle à notre conception du service public de la recherche », dont se félicitent à juste raison les initiateurs.

26/05/2016

LOI TRAVAIL : APPEL DU PCF A LA MOBILISATION


La mobilisation contre la loi El Khomri s'amplifie : blocage des raffineries, grève à la SNCF, à La Poste, à la RATP, chez les routiers, des actions locales, dans des universités, dans des entreprises… Plusieurs manifestations et actions se préparent dans les jours et semaines qui viennent. Nous soutenons toutes les initiatives, toutes les grèves de branches, de secteurs, locales qui voient le jour. Nous encourageons les adhérent-e-s du parti à participer à l'amplification de ces actions.

Ce mouvement s'amplifie parce que le cœur du projet de loi El Khomri, avec notamment l'inversion de la hiérarchie des normes, est confirmé par le gouvernement, la droite et le patronat, malgré l'opposition archi majoritaire à ce texte dans le pays. Après le passage en force en première lecture à l'Assemblée Nationale, le texte va passer au Sénat le 13 juin. L'ambition de la majorité de droite est de durcir encore le projet de loi en renforçant son caractère libéral, anti-social, pour essayer de le faire adopter en deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Pour contrer ce scénario, la mobilisation et les grèves doivent s'élargir pour le retrait du texte, et pour censurer le gouvernement s' il tente encore une fois de passer en force.

Face au bras de fer qui est engagé, nous appelons à réussir la manifestation nationale du mardi 14 juin à Paris. Nous appelons l'ensemble des communistes, des organisations locales, départementales, régionales du parti, l'ensemble des élu-e-s communistes à préparer et à participer à la manifestation, en portant nos propositions alternatives pour une véritable sécurisation de l'emploi et de la formation pour tous. Réussir le 14 juin, c'est donner du poids à nos exigences, à nos revendications et de la voix aux élu-e-s communistes à l'Assemblée nationale et au Sénat qui ne lâchent rien pour obtenir le retrait du projet de loi.

D'ici là, nous invitons à participer à la votation proposée par les organisations de jeunesse dont la JC et l'UEC, ainsi qu'aux différentes manifestations, rassemblements comme le 6 juin.
Paris, le 23 mai 2016 - Comité exécutif du PCF

28/04/2016

CHÔMAGE : UN TOUR DE PASSE-PASSE QUI NE TROMPE PERSONNE

Si la baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi de la catégorie A atteint 62 400 personnes en mars, la hausse des gens inscrits en catégorie B et C, ceux qui ne travaillent que quelques heures dans le mois, est de 52 800. Au final, la diminution totale du chômage n’est que 9 600 personnes. 

La nouvelle a fait les grands titres des journaux télévisés : le nombre d’inscrits à Pôle emploi n’ayant pas du tout travaillé au mois de mars a diminué de 62 400. Mais aucune précision n’a été donnée pour analyser ce recul. On ne sait si cela correspond vraiment à autant d’emplois retrouvés par des chômeurs de catégorie A, où si une part de ce recul correspond à des radiations qui ne seraient pas synonymes d’un retour à l’emploi. Cette baisse intervient après une hausse de 38 900 inscrits en catégorie A au mois de février. La France comptait donc 3,79 millions de chômeurs de catégorie A au 31 mars 2016 contre 3,16 millions au tout début du quinquennat de François Hollande. Il faudrait donc que leur nombre de demandeurs d’emplois dans la catégorie des gens qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois diminue de 630 000 personnes d’ici mai 2017 pour que François Hollande gagne son pari sur l’inversion de la courbe du chômage durant son quinquennat.

24/04/2016

LE FRONT POPULAIRE : SOURCE D'INSPIRATION POUR LE MOUVEMENT SOCIAL

Quatre-vingts ans après, le grand moment que fut le Front populaire a quelque chose à dire au mouvement social actuel. L’Agora de l’Humanité du 23 avril a fait entrer en résonance ces deux époques.




09/04/2016

RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL :
100 MANIFESTANTS A ROMILLY

Une centaine de manifestants, samedi 9 avril à Romilly-sur-Seine, dans le cadre de cette nouvelle journée d'action pour demander le retrait de la loi "toxique" El Khomri. Au même moment, 400 personnes manifestaient dans les rues de Troyes.


























TOUT EST DIT !

07/04/2016

BERNARD FRIOT : UN COLPORTEUR D’IDÉES RÉVOLUTIONNAIRES


Invité de l’UPOPAube le 6 avril à Romilly-sur-Seine, l’économiste et sociologue a emballé bon nombre des cent personnes qui ont assisté à sa conférence sur le salaire à vie.

Une idée de « Professeur Maboul », a trompeté l’animateur sinueux d’un blog local qui, pour faire bon poids, décrétait Friot d’accusation : « homme  dangereux ! ». Dangereux pour les certitudes bornées de ce blogueur et de ses coreligionnaires, assurément.

Il est vrai que l’économiste n’y va pas par quatre chemins : ce qui, pour lui, est à l’ordre du jour, c’est la question du changement de mode de production capitaliste avec ses prolégomènes relatifs à la propriété. Qu’on se rassure, Friot n’est ni un « partageux » ni un « niveleur ». Il est pour la propriété privée, il le dit fort et clair, mais pour  la propriété d’« usage », qui permet de disposer librement d'un bien pour un usage personnel ou celui de ses proches, bien maintenu en bon état de fonctionnement et qui n’est pas monnayé. Ce qu’il oppose à la propriété « lucrative », ce « cœur systémique » de la pieuvre capitaliste qu’il veut voir cesser de battre, et qui permet à un propriétaire de tirer un revenu d'un bien qu'il n'utilise pas, revenu qui est le fruit du travail d'un autre. Dans ce cas, c'est le droit de propriété qui est rémunéré, et non le travail.

Pourtant, toute richesse produite est - et n'est que cela - le résultat d’un travail collectif et des ressources naturelles mobilisées  à cette fin. Les détenteurs de capitaux n'apportent aucune richesse. Ils achètent les moyens de production (terrains, bâtiments, outils, parts sociales des entreprises…) et, au titre de leur propriété lucrative, prélèvent une part de la richesse produite collectivement par d'autres, ce qui est pour l’économiste illégitime.

31/03/2016

LE FRONT DU REFUS EST EN MARCHE







La pluie n’a rien arrêté, plus d'un million de ­manifestants ont fait des rassemblements contre la loi El Khomri un moment exceptionnel dans l’histoire des mobilisations syndicales. 1 500 manifestants à Troyes, 200 à Bar-sur-Aube. De nouveaux appels à la mobilisation ont été lancés.

Au même moment où le Le Parisien ratiocinait dans son édition numérique, comparant la mobilisation des jeunes contre le CPE en 2006 et celles d’aujourd’hui pour le retrait de la loi travail, de nombreux jeunes, justement, convergeaient dès la fin de matinée vers la place de la Nation à Paris. La mobilisation de la jeunesse et des salariés contre une loi «toxique» qui «n’est pas digne d’un gouvernement de gauche», selon le député frondeur Christian Paul, a donc été à la hauteur, non seulement des attentes des organisateurs, mais de l’enjeu.

Rien ne va plus
Le chiffre ne résume pas tout, mais il signifie que le refus de ce projet de casse des droits du travail irrigue la société et qu’il est regardé avec sympathie par la majorité de ceux qui n’osent pas faire grève par peur de la répression patronale. L’opération badigeon de Manuel Valls n’a pas fait plus illusion que les leurres largués par des escouades d’experts patronaux célébrant en chœur la « modernité » de l’entreprise. Ils ont en eux quelque chose du docteur Don Léopold Auguste, qui avouait dans le Soulier de satin de Claudel : « Je suis pour la nouveauté, mais un nouveau qui soit absolument conforme au passé. » Le gouvernement avait tout misé sur le ralliement de la CFDT, pariant qu’il minerait la détermination des salariés et des jeunes, et étiolerait les rassemblements. « Rien ne va plus », dit-on au casino…

22/03/2016

ATTENTATS A BRUXELLES :
COMMUNIQUE DU PCF

La nouvelle des attentats de ce matin à Bruxelles nous frappe toutes et tous de stupeur et d'effroi. A cette heure, le bilan provisoire fait état de 26 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le Parti communiste français tient d'abord à exprimer sa profonde peine devant ce monstrueux carnage, et à assurer de toute sa solidarité et de son soutien les familles des victimes, les habitant-e-s de Bruxelles et la population de Belgique tout entière.

Le PCF condamne ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières années avec le but d'entretenir des situations de violence, de guerre et de déstabilisation.

Les mobiles exacts des assassins ne sont pas encore connus mais l'objectif est évident: par une stratégie de terreur aveugle et inhumaine, ancrer les divisions en Belgique, en Europe, au plan international.

Ce drame appelle plus que jamais à l'inverse à une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent "importer un climat de guerre" en Europe et qui l'entretiennent partout ailleurs.

La responsabilité de nos gouvernements et de l'UE est de refuser de s'inscrire dans cette logique mais aussi de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques.

Le travail de la police et de la justice pour démanteler les réseaux et filières, pour stopper les donneurs d'ordre et les soutiens sera déterminant, et doit se dérouler dans le respect absolu des droits et libertés, individuelles et collectives, fondamentales, contre tous ceux, à commencer par les commanditaires des attentats, qui veulent les déstabiliser.
Paris - 22 mars 2016

03/03/2016

LOI TRAVAIL : "NOUVEAU DÉPART"... MÊME TERMINUS

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu'il appelle le « nouveau départ » de la loi travail. 

Ce nouveau départ aboutit au même terminus . Une seule solution, le retrait. La logique du texte, qui organise la précarité , facilite les licenciements dits économiques , s'attaque à la durée du temps de travail , reste la même : elle fragilise les salariés, et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation. C'est ce que montre l'expérience des autres pays européens qui , comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités , sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.
Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de  la loi, ou faire quelques effets d'annonce. C'est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s'opposer à ce texte et en exiger un autre. C'est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte .

En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement , reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Il y a chez ce gouvernement, au-delà des effets d'annonce, un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre, notamment les 17 mars, à l'appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l'appel des syndicats, pour exiger le retrait du texte, et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s'attaquant réellement au cancer du chômage. Le Parti communiste français est entièrement mobilisé-e-s pour pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu'à ce que cet objectif soit atteint. Il invite à ce que partout dans le pays des initiatives de rencontres de débats, puissent se tenir pour décrypter la réalité du projet de loi, élaborer des propositions alternatives, et renforcer la mobilisation.

POURQUOI IL FAUT ENCORE ET TOUJOURS DIRE NON (clic sur le pictogramme)

17/02/2016

REFORME EL KHOMRI : "UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LE DROIT DU TRAVAIL"

Communiqué du groupe communiste républicain et citoyen du Sénat et des députés Front de Gauche :

«L’avant-projet de loi sur la Négociation collective, le travail et l’emploi contient des attaques sans précédent contre le temps de travail, les salaires, les apprentis, les indemnités de licenciement, l’expertise des CHSCT, la représentation syndicale, tout y passe.

Le temps de travail est complètement dérégulé par l’avant-projet qui prévoit l’extension de la durée de travail maximum à 60 heures par semaines par accord d’entreprise, l’extension des forfaits jours aux entreprises de moins de 50 salarié-e-s hors accord collectif. Le temps de travail en matière d’apprentissage est également modifié puisque les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 heures par jour au lieu de 8 heures, et 40 heures par semaine contre 35 actuellement.

S’agissant de la rupture du contrat de travail, les indemnités dues par l’employeur en cas de de licenciement abusif seront désormais plafonnées selon l’ancienneté. Au minimum trois mois de salaire pour moins de deux ans de présence, et au maximum quinze mois pour des employés présents dans l’entreprise depuis plus de vingt ans. Le projet revoit complètement le droit de la négociation collective. Si le principe d’un accord majoritaire reste maintenu il sera désormais possible pour les organisations ayant recueillies 30% des suffrages aux élections professionnelles d’organiser des référendums par internet auprès des salarié-e-s.

Le gouvernement reprend les propositions de la droite lors de la loi Macron visant à mettre en place des accords de compétitivité « offensifs » qui autorisent les entreprises à réduire le temps de travail et les salaires en cas de problèmes économiques ou développer l’emploi pour conquérir de nouveaux marchés. Les salarié-e-s qui refuseront pourront être licencié-e-s pour cause réelle et sérieuse.

Les députés du Front de Gauche et les sénateurs du groupe CRC appellent à une prise de conscience majeure contre les attaques portées au Code du travail et les régressions sociales que ce projet de loi emporte pour les travailleuses et les travailleurs de notre pays. Seule une mobilisation sociale massive dans notre pays peut empêcher le gouvernement Valls III de réaliser leur projet d’éradication du droit du travail. Nos groupes mèneront le combat à l’Assemblée Nationale et au Sénat, aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent qu’un gouvernement qui se prétend de gauche réalise les rêves du MEDEF et de la droite.»