31/03/2016

LE FRONT DU REFUS EST EN MARCHE







La pluie n’a rien arrêté, plus d'un million de ­manifestants ont fait des rassemblements contre la loi El Khomri un moment exceptionnel dans l’histoire des mobilisations syndicales. 1 500 manifestants à Troyes, 200 à Bar-sur-Aube. De nouveaux appels à la mobilisation ont été lancés.

Au même moment où le Le Parisien ratiocinait dans son édition numérique, comparant la mobilisation des jeunes contre le CPE en 2006 et celles d’aujourd’hui pour le retrait de la loi travail, de nombreux jeunes, justement, convergeaient dès la fin de matinée vers la place de la Nation à Paris. La mobilisation de la jeunesse et des salariés contre une loi «toxique» qui «n’est pas digne d’un gouvernement de gauche», selon le député frondeur Christian Paul, a donc été à la hauteur, non seulement des attentes des organisateurs, mais de l’enjeu.

Rien ne va plus
Le chiffre ne résume pas tout, mais il signifie que le refus de ce projet de casse des droits du travail irrigue la société et qu’il est regardé avec sympathie par la majorité de ceux qui n’osent pas faire grève par peur de la répression patronale. L’opération badigeon de Manuel Valls n’a pas fait plus illusion que les leurres largués par des escouades d’experts patronaux célébrant en chœur la « modernité » de l’entreprise. Ils ont en eux quelque chose du docteur Don Léopold Auguste, qui avouait dans le Soulier de satin de Claudel : « Je suis pour la nouveauté, mais un nouveau qui soit absolument conforme au passé. » Le gouvernement avait tout misé sur le ralliement de la CFDT, pariant qu’il minerait la détermination des salariés et des jeunes, et étiolerait les rassemblements. « Rien ne va plus », dit-on au casino…

22/03/2016

ATTENTATS A BRUXELLES :
COMMUNIQUE DU PCF

La nouvelle des attentats de ce matin à Bruxelles nous frappe toutes et tous de stupeur et d'effroi. A cette heure, le bilan provisoire fait état de 26 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le Parti communiste français tient d'abord à exprimer sa profonde peine devant ce monstrueux carnage, et à assurer de toute sa solidarité et de son soutien les familles des victimes, les habitant-e-s de Bruxelles et la population de Belgique tout entière.

Le PCF condamne ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières années avec le but d'entretenir des situations de violence, de guerre et de déstabilisation.

Les mobiles exacts des assassins ne sont pas encore connus mais l'objectif est évident: par une stratégie de terreur aveugle et inhumaine, ancrer les divisions en Belgique, en Europe, au plan international.

Ce drame appelle plus que jamais à l'inverse à une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent "importer un climat de guerre" en Europe et qui l'entretiennent partout ailleurs.

La responsabilité de nos gouvernements et de l'UE est de refuser de s'inscrire dans cette logique mais aussi de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques.

Le travail de la police et de la justice pour démanteler les réseaux et filières, pour stopper les donneurs d'ordre et les soutiens sera déterminant, et doit se dérouler dans le respect absolu des droits et libertés, individuelles et collectives, fondamentales, contre tous ceux, à commencer par les commanditaires des attentats, qui veulent les déstabiliser.
Paris - 22 mars 2016

03/03/2016

LOI TRAVAIL : "NOUVEAU DÉPART"... MÊME TERMINUS

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu'il appelle le « nouveau départ » de la loi travail. 

Ce nouveau départ aboutit au même terminus . Une seule solution, le retrait. La logique du texte, qui organise la précarité , facilite les licenciements dits économiques , s'attaque à la durée du temps de travail , reste la même : elle fragilise les salariés, et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation. C'est ce que montre l'expérience des autres pays européens qui , comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités , sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.
Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de  la loi, ou faire quelques effets d'annonce. C'est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s'opposer à ce texte et en exiger un autre. C'est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte .

En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement , reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Il y a chez ce gouvernement, au-delà des effets d'annonce, un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre, notamment les 17 mars, à l'appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l'appel des syndicats, pour exiger le retrait du texte, et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s'attaquant réellement au cancer du chômage. Le Parti communiste français est entièrement mobilisé-e-s pour pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu'à ce que cet objectif soit atteint. Il invite à ce que partout dans le pays des initiatives de rencontres de débats, puissent se tenir pour décrypter la réalité du projet de loi, élaborer des propositions alternatives, et renforcer la mobilisation.

POURQUOI IL FAUT ENCORE ET TOUJOURS DIRE NON (clic sur le pictogramme)