05/08/2016

SFR : DRAHI DOIT RENDRE DES COMPTES

Alors que SFR prépare une "réorganisation" dès cet automne, menaçant directement 5 000 postes, soit 1/3 des effectifs, le gouvernement vient de rappeler à Patrick Drahi ses engagements en termes d'emploi et d'investissement. 

On n'a pas attendu les dernières annonces pour avoir une idée très claire sur la valeur de la parole et des engagements de P. Drahi. En 2014, lors du rachat de SFR par Altice, l'emploi devait être maintenu. Depuis, 1 200 postes ont été supprimés. Dans le même temps, le groupe Altice a réalisé un chiffre d'affaires de 17,4 milliards d'euros en 2015.

Une nouvelle fois, la question posée est celle d'une certaine morale, d'une éthique, du respect des engagements pris. De Gattaz à Bolloré, de Ghosn à Drahi, la même cupidité et le même cynisme suivi des sempiternels "rappels" du gouvernement sur lesquels le patronat s’essuie les pieds. Le "compromis historique" proposé par Hollande au patronat au cours de ce quinquennat est un gigantesque fiasco. Ça ne va pas mieux. Ça ira mieux quand ça ira bien pour les salariés.

Et il faudrait que cela n'aille pas aussi tranquillement pour P. Drahi qui doit rendre des comptes sur l'utilisation des aides versées via le CICE. Nous demandons à l’État de communiquer le montant total de CICE dont SFR a bénéficié.

03/08/2016

CROISSANCE NULLE AU 2EME TRIMESTRE :
UNE FAUTE POLITIQUE ET UN IMMENSE GACHIS

Après les mauvais chiffres du chômage, les indicateurs économiques de l’Insee sont de nouveau dans le rouge... à l’exception des taux de marge des entreprises. “La France va mieux” de Hollande se porte en vérité toujours aussi mal.

Un trimestre aura suffi pour démentir l’optimisme affiché de François Hollande qui, mi-avril, sur un plateau de télévision, affirmait que «la France va mieux». Euphorie, séquences médiatiques d’auto-congratulations et rodomontades ministérielles, suite à l’annonce par l’Insee d’une croissance de 0,7% au premier trimestre, ont fait long feu la semaine dernière.

Au deuxième trimestre, la France est de nouveau en panne, alors qu’était attendu un taux de croissance de 0,2 à 0,3%. Bercy, qui ne manque décidément pas d’inventivité, a derechef attribué ce mauvais résultat aux «grèves dans les raffineries qui ont pesé sur la production». La droite n’aurait pas dit mieux pour faire porter le chapeau de cette nouvelle déconvenue aux grévistes, tout en masquant l’inefficacité de la politique économique et sociale du gouvernement. A cela, s’ajoute la hausse consécutive du chômage en mai et juin. Sans coup férir, Michel Sapin a donné une explication de texte, selon laquelle «l’économie française reste sur une dynamique de reprise